‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 147 sur 273 · Pecten benedictus Lamarck. PI. XIII, fig · texte numérisé non relu

Pecten benedictus Lamarck. PI. XIII, fig

1819. Pecten benedictus Lk. An. s. vert., t. VI (éd. 1), p. 453 pars.

1832. — Desh. Encycl., t. III, p. 728.

1836. — Lk. An. s. vert., t. VII (éd. 2), p. 137.

1879. — Tourn. Moll. Forcalquier (B. S. G. Fr., t. XXVI),

Fuchs. Palæontograpliica. Bd. XXX p.35,pl. XX

(XV), fig. 3-6.

1885. Janira benedicta Font. Moll. Plioc. val 1 . Rhône, t. II, p. 196, pl. XII,

fïg. 12.

1897. Pecten benedictus Sacco. I Moll. ter/,. Piem., p. 62, pl. XX, fig. 9.

— Dep. et Rom. Monogr. Pect. (M. P. S. Ci. F.,

t. XXVI), p. 33, pl. IV, 1-5.

Test assez épais. Taille moyenne, dans notre région; forme de secteur sphérique quand la coquille est valvée, équilatérale, très inéquivalve, close; valve droite à contours presque circulaires, convexe, très creuse; crochet petit, recourbé assez fortement; angle apical 90°; oreillettes subégales, hautes, courtes, presque orthogonalement tronquées, légèrement convexes en dehors; valve gauche presque plane, à l’exception des bords latéraux qui sont relevés en bourrelets, et du sommet légèrement déprimé; crochet plat, pointu, angle apical d’environ 103°; oreillettes subégales, assez hautes, presque orthogonalement tronquées, légèrement concaves.

Surface externe différent m'ent ornée sur les deux valves : Sur la valve droite une douzaine de côtes principales, s’élargissant un peu du sommet vers le bord palléal, arrondies, pas très saillantes et plus larges que leurs intervalles; en plus — de chaque côté — deux ou trois costules, plus serrées et plus ou moins obsolètes; sur deux de nos spécimens, les côtes plus élevées et plus quadrangulaires sont bifides ou tripartites, c’est-à-dire divisées en cannelures obsolètes. Sur la valve gauche, onze côtes principales, s’élargissant peu vers les bords, pas très saillantes, pas très hautes, beaucoup plus étroites que leurs intervalles, et sur les bourrelets latéraux — qui vont en s’élargissant notablement de leur origine au bord palléal — de petites costules étroites, serrées, parfois complètement obsolètes; sur l’un de nos exemplaires, les intervalles sont munis d’une costule médiane qui disparaît bien avant le bord palléal. Sur les deux valves, on distingue des stries concentriques d’accroissement; sur la valve droite, elles sont habituellement très fines, peu visibles; elles sont plus lamelleuses, plus écartées sur la valve gauche; oreillettes ornées seulement de stries concentriques.

Bord cardinal de la valve droite légèrement replié sur le plateau cardinal en deux bourrelets qui sont à peu près dans le prolongement l'un de l’autre; trois paires de lamelles cardinales finement striées en travers ainsi que leurs intervalles; la paire supérieure, allongée parallèlement au bord cardinal, limite inférieurement la rainure ligamentaire, les deux autres — plus courtes — sont divergentes; fossette chondrophore peu enfoncée, relevée d’avant en arrière.

Impression musculaire, excentrique, postérieure, tangente intérieurement à l’impression palléale, sur la valve droite bilobée, sur la valve gauche arrondie; impression palléale très écartée du bord; surface interne ornée de grosses côtes plates, saillantes, s’effaçant, surtout sur la valve gauche, à mesure qu’elles s’écartent du bord palléal qui est largement crénelé.

Dim. Diam. a.-p. : 50 mill.; diam. u.-p. : 55 mill.

R. D. — Lamarck — en décrivant succinctement son P. benedictus — a signalé comme localités typiques : Perpignan (Pliocène) et Doué, clans l’Anjou (Miocène) ; en réalité, les spécimens appartenant à chacun de ces niveaux géologiques différents ne sont pas absolument identiques; ceux du Pliocène de Millas par exemple (coll. Peyrot) sont toujours plus grands et parfois un peu plus transverses que ceux du Miocène de l’Anjou ou du Sud-Ouest, dépourvus de stries lamelleuses; mais l’espèce est assez variable, et à l’exemple de MM. Depéret et Roriian nous laisserons réunies sous le même vocable les formes miocéniques et pliocéniques. P. Josslingi, du Pliocène de la vallée du Tage, voisin de P. benedictus, en diffère à première vue par le bombement beaucoup plus considérable du crochet de la valve droite. Autour de P. benedictus se groupe tout un ensemble de Pccten néogéniques qui en sont très voisins, par exemple : P. aduncus (Bassin de Vienne); P. Dunkeri (Açores), P. subarcuatus (Touraine, Anjou, Gascogne); P subbencdictus (Provence, Dauphiné, Suisse); P. paulensis (vallée du Rhône, Corse); P. lyncliulus, etc. D’après Tournouër, P. benedictus offre les plus grands rapports avec P. erythræensis fossile du Pliocène d’Egypte, vivant encore dans la mer Rouge; et d’après Depéret et Roman, il serait encore représenté dans la faune actuelle par P. médius (Nouvelle-Zélande). Nous avons indiqué plus haut les caractères qui différencient P. benedictus des formes voisines : P. subarcuatus et P. Larteti qui se trouvent dans notre Helvétien du Sud-Ouest.

Loc. — Salles (sans indication de niveau), plésiotypes (PI. XIII, fig. 24-27; et PI. XV, fig. 6-7), col 1 . Benoist. Rare. — IBelvétie».

Saint-Jean-de-Marsacq, fuie Tournouër. — Torloiiien.

481. Pecten (F/abellipecten) fîabelliformis Brocchi; mut. præcedens nov. mut. PL XII, fig. 27-29.

4878. Pecten fîabelliformis ? Benoist. Tort. Gir. (P -V. S L. B., vol. 32), p. 3.

( Pecten arcuatus Ben. in. col l. , non Br.).

Test assez épais. Taille grande; forme de segment sphérique lorsqu’elle est valvée, auriculée, close, équilatérale et très inéquivalve; valve droite fortement convexe, crochet recourbé mais peu proéminent; valve gauche plane, crochet plat, extrêmement peu saillant, formant un angle apical de 115°; oreillettes grandes, subégales, coupées orthogonalemeut sur leur bord libre, et séparées du reste de la coquille par des rainures bien marquées, faiblement convexes en dehors sur la valve droite, un peu concaves sur la valve gauche; encoche byssale peu marquée sur l’oreillette antérieure droite; contour de la coquille presque circulaire. Surface externe ornée de cotes radiales alternant sur les deux valves et s’effaçant vers les bords latéraux; sur la valve gauche, on en compte vingt et une, plates, faisant à peine saillie; très étroites dans la région umbonale, elles s’élargissent en se rapprochant du bord palléal, mais restent toujours un peu plus étroites que leurs intervalles, au milieu desquels apparaît — à quelque distance du crochet — une costule linéaire; les régions latérales de la valve, sur lesquelles s'effacent les côtes, se relèvent très légèrement en bosse, puis se reploient vers la valve inférieure; des stries lamelleuses, très serrées et assez saillantes, visibles surtout vers le bord palléal, couvrent les intervalles et liassent en s’atténuant sur les côtes; elles se continuent en s’infléchissant sur les oreillettes qui portent en plus une dizaine de côtes divergentes et obsolètes; sur la valve droite, les côtes, au nombre de vingt-six, sont beaucoup plus larges que sur l’autre valve; elles sont arrondies, déprimées,

séparées par un étroit sillon et recoupées par des stries d’accroissement plus irrégulières et moins saillantes que sur la valve gauche; les stries se continuent sur les oreillettes qui sont dépourvues de costules radiales.

Bord cardinal de la valve droite replié sur le plateau cardinal en formant deux bourrelets, linéaires près du crochet, s’élargissant un peu en divergeant (angle de 170°) et grossièrement striés verticalement; lamelles cardinales supérieures, étroites, parallèles au bourrelet et limitant la rainure ligamentaire; lamelles cardinales inférieures, moins longues, mais assez fortes, un peu obliques; fossette chondrophore profonde, triangulaire, s’enfonçant obliquement sous le crochet; lamelles auriculaires obsolètes, mais terminées par un dentelon proéminent à la base du bord libre des auricules. Bord cardinal de la valve gauche rectiligne ;• lamelles cardinales disposées comme dans l’autre valve, mais un peu moins saillantes; fossette chondrophore horizontale; lamelles auriculaires plus saillantes que dans la valve droite, mais à dentelon terminal plus faible.

Impression musculaire très grande, excentrique, celle de la valve gauche circulaire, celle de la valve droite bilobée, à contour plus irrégulier; impression palléale très écartée du bord, tangente au bord inférieur de celle de l’adducteur de la valve gauche et au bord externe de celle de l’adducteur de la valve droite. Surface intérieure des valves marquée de lirations saillantes, disposées par paires correspondant aux intervalles des côtes externes; elles s’engrènent sur le bord palléal et s'effacent à la hauteur de l'impression palléale.

Dim. Diam. a.-p. : 90 mill. ; diam. u.-p. : 80 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 30 mill.

R. D. — Nous n’avons pu conserver à cette belle coquille le nom, préemployé par Brocclii, que Benoist lui avait donné dans sa collection, ni l’identifier avec P. flabelliformis à laquelle Benoist l’avait rapportée, avec doute, dans sa liste des fossiles de Largileyre. Chez la forme du Pliocène, la valve droite est moins creuse, la valve gauche est au contraire plus bombée dans sa région médiane et les bords latéraux sont

moins repliés vers le bas; de plus, les costules secondaires sont moins régulièrement disposées, certains intervalles en sont dépourvus, et quand elles existent, elles sont presque aussi larges que les espaces intercostaux. Ces différences jointes à l’écart stratigraphique justifient la création d’une mutation. Mais il est intéressant de noter l'existence — dans les couches supérieures de Salles — de formes qui annoncent déjà des espèces tortoniennes ou pliocéniques.

Loc. — Salles (sans indication de niveau, mais vraisemblablement de Largileyre), cotypes (PI. XII, fig. 27-29), coll. Benoist, les deux -valves opposées. Très rare. — IKclt éticn.

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