‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 160 sur 273 · Chlamys Duvergieri nov. sp. PL XVI, fig · texte numérisé non relu

Chlamys Duvergieri nov. sp. PL XVI, fig

Test mince. Taille petite; forme étroitement ovale, élevée; oreillettes de la valve gauche très inégales, formant un parallélogramme assez régulier; l’oreillette antérieure est grande, triangulaire, et son contour latéral fait un angle de 60° avec le bord cardinal; au contraire, l'oreillette postérieure est étroite, petite, scalène, et son contour libre fait un angle de 120° environ avec le bord cardinal; crochet à peine proéminent., au sommet d’un angle apical de 80° Environ; les arêtes séparant les oreillettes de la surface dorsale sont rectilignes. Ornementation composée de vingt-cinq côtes rayonnantes, minces et saillantes, relativement écartées, dont l’arête est taillée en dents de scie oblongues et très régulières; les intervalles sont très élégamment guillochés par de très fines stries obliques, cette ornementation se prolonge sur les oreillettes.

Deux paires de lamelles cardinales : la supérieure coïncidant presque avec le bord cardinal, l’inférieure peu divergente et à peu près aussi allongée; les oreillettes étant très inégales, les lamelles antérieures sont deux fois plus longues que les postérieures; lamelles auriculaires bien marquées, terminées par un dentelon obsolète, surtout du côté postérieur où l’on n’aperçoit presque aucune saillie. Impression musculaire très grande, en forme de quadrant elliptique, occupant à peu près la moitié de la chambre palléale qui est limitée par un contour peu régulier et très écarté du bord finement denticulé par l’extrémité des côtes.

Dim. Diam. a.-p. : 5,5 mill.; diam. u.-p. : 7 mill.

R. D. — Bien qu'il puisse paraître téméraire de fonder une nouvelle espèce de Chlamys sur une seule valve gauche d'aussi petite taille, nous ne pouvons nous résoudre à la rapporter à aucune des variétés de C. varia

qui esl beaucoup plus épanoui en largeur, et dont les squamules n'ont pas du tout l’aspect des déehiquetures régulières existant sur les arêtes des côtes de C. Duvergieri; C. varia a des lignes courbes de séparation entre les oreillettes et la surface dorsale.

Les différences avec C. multistriatâ et avec C. tauroperstriata ne sont pas moins profondes, quoique le galbe de C. Duvergieri y ressemble davantage : outre que le nombre des côtes est ici bien inférieur à celui des individus de même taille chez les deux formes précitées, les déchiquetures dont elles sont armées n'ont aucune analogie avec les petites crénelures transverse que les accroissements forment sur les costules des deux autres espèces.

D'autre part, d'après les spécimens de C. gloria-maris Dubois, provenant de Podolic et que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), c’est une espèce qui a trente-cinq côtes régulières avec des squamules écartées, et dont les arêtes séparant les oreillettes sont incurvées; il n’est donc pas possible de confondre C. Duvergieri avec l’espèce de Dubois.

Il est désirable que I on recueille ultérieurement des valves droites et des spécimens de plus grande taille que le type : c'est surtout dans ce but (jue nous avons cru utile de le signaler à nos lecteurs.

Loc. — Salles (Min du Minoy), type (PI. XVI, fig. 35-36), coll. Duvergier. — étn4“iï.

49G. Clamys ( Æqiiipeclen ) scabrella [Lamarck];

var. girondica nov var. PI. XVII, fig. 18-21.

Test épais. Taille moyenne; forme suborbiculaire, transverse, anrieulée, à peu près équivalve, inéquilatérale, presque close. Valve droite convexe, à crochet pointu, recourbé, mais peu gonflé; angle apical 95°; oreillette antérieure dilatée en aile, coupée presque orthogonalement à son extrémité, échancrée à sa base par une encoche hyssalc large et pou profonde, garnie de cinq dents pectinidiales courtes, régulières, parfois obsolètes; le long du bord adhérent de l’oreillette on distingue les traces des dents pectinidiales et des accroissements successifs de l'encoche byssale; oreillette postérieure courte, mais assez haute, à bord libre coupé orthogonalement. Valve gauche un peu moins bombée que la droite, oreillettes inégales, l'antérieure un peu plus longue et moins haute que la postérieure; l’ensemble forme presque un rectangle.

Surface externe ornée, sur chaque valve, de dix-huit à vingt côtes radiales étroites, quadrangulaires, saillantes dans la région nmbonale, s’arrondissant et s’élargissant ensuite plus ou moins, et se divisant alors en costules secondaires dont le nombre varie avec la distance au bord de la coquille et aussi avec les individus, on compte habituellement, au maximum, quatre costules sur chaque cote et une ou deux sur les intervalles; toutes ces costules sont à peu près contiguës dans la région palléale où elles sont coupées par des lamelles concentriques, saillantes, qui déterminent des squamules ou ponctuations serrées, mais à partir du milieu de la coquille vers les crochets, les lamelles concentriques s’effacent sont les côtes, simples, et leurs intervalles sont à peu près lisses. Sur chaque valve, et de chaque côté entre la côte limitant le crochet et les bords latéraux, existe un méplat fortement déclive marqué seulement de fines stries d’accroissement; oreillettes costulées.

Bord cardinal de la valve droite presque rectiligne, faiblement replié en dedans et crénelé; deux paires de lamelles cardinales : la supérieure, mince, parallèle au bord et limitant la rainure ligamentaire qui est striée en travers, l'inférieure claviforme; pas de lamelle auriculaire, mais un dentelon plus ou moins obsolète à la hase des oreillettes. Bord cardinal de la valve gauche rectiligne; deux paires de lamelles cardinales; la supérieure parallèle au bord et limitant la rainure ligamentaire, l’inférieure plus étroite, plus courte, plus divergente que sur la valve opposée; lamelles auriculaires plus nettes; dentelon plus saillant; fossette chondrophore assez profonde sur les deux valves.

Impression musculaire bien gravée, hi louée sur la valve droite, arrondie sur la gauche; impression palléale écartée du bord. Surface intérieure des valves- munie de côtes larges et plates, correspondant aux intervalles externes, s’effaçant plus ou moins complètement au delà de l’impression palléale. Bord des valves grossièrement lacinié par les côtes.

Dim. Diam. a.-p. : 40 mill.; diam. u.-p. : 40 mill.

R. D. — Æquip. scabrellus typique est rare dans l'Helvétien italien, et devient extraordinairement abondant au Pliocène; notre forme helvétienne de l’Aquitaine est extrêmement voisine du type dont elle ne diffère guère que par son galbe un peu plus transverse, plus dissymétrique, moins régulièrement circulaire sur son contour; elle se rapproche beaucoup plus des formes plaisanciennes et asliennes de l'Italie que les variétés helvétiennes du même pays auxquelles nous avons pu la comparer, notamment les variétés bollenensis, taurolævis, elorujata (coll. Peyrot). 11 y a là un fait digne de remarque. Æ. Tournoueri est toujours plus grand, moins bombé que la présente espèce, ses côtes sont moins saillantes; on le trouve dans des gisements sableux, littoraux, tandis que Æ. scabrellus provient des argiles ou des mollasses qui sont des dépôts d’eaux plus profondes.

Loc. — Martignas, type (PL XVII, fig. 18-21), coll. Peyrot, commune dans toutes les collections; Mimbaste, Narrosse, Clermont (Landes), coll. Degrange-Touzin ; spécimens plus petits. — llelvédieii.

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