‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 203 sur 273 · Anomia ephippium Linné · texte numérisé non relu

Anomia ephippium Linné

var. rugulosostriata Brocchi. PL XXII, fig. 1G-17.

1814. A. ephippium var. Brocchi. Concli. subap., t. II, p. 460.

1831. — var. rugulosostriata Bronn. liai. tert. geb., 124.

1870. A. costata Hœrn. Tert. Beck. Wien, p. 462, fig. 5-7 ( solæ ).

1881. A. ephippium Fontannes. Piioc. Rhône, t. II, p. 217, pl. XIV,

fig. 11-14.

1897. — var. rugulosostriata Sacco L.. c., part. XXIII, p. 34 ,

pl. X, fig. 18-22 (solæ).

1910. — — Schaffer. Mioc. Eggenb. , p. 23,

pl. XII, fig. 5-7.

Test peu épais. Taille assez grande; forme très variable, tantôt orbiculaire et peu convexe, tantôt profonde et prolongée en arrière.

Valve gauche, seule connue, ornée extérieurement de côtes rayonnantes et rugueuses, entre lesquelles il y a de nombreuses stries « chagrinées ». Aire ligamentaire transverse, relativement courte, faisant une petite saillie blanchâtre au fond de la cavité umbonale. Disque central assez étendu, piriforme et oblique ; cicatrice supérieure grande et arrondie, presque tangente au contour du disque; les deux cicatrices inférieures sont égales, côte à côte, et moitié moins grandes seulement que la cicatrice l ‘mu-liîT.r'Jiwo supérieure; elles sont très éloignées des contours m‘n. i'ut/^los°du disque et séparées entre elles par un isthme très étroit en forme à'x. Aire ligamentaire étroite, mais longuement développée sur le bord supérieur.

Dim. Diam. 45 mill.; spécimens gibbeux : 35 sur 31 mill.

R. D. — Nos échantillons helvétiens sont à peu près identiques à ceux de Colli-Torinesi, dans le Piémont (coll. Cossmann), non seulement par leur galbe, mais surtout par leurs impressions internes qui diffèrent un peu de celles d’A. ephippium L., de la Méditerranée; chez ce dernier en effet, les cicatrices inférieures sont plus petites par rapport à la cicatrice supérieure, et en outre, elles sont séparées par un isthme rectiligne.

A. rugulosostriata — de même qu’A. ephippium d'ailleurs — diffère d’A. burdigalensis par ses cicatrices inférieures plus grandes, plus alignées côte à côte et non disposées en Liais, par sa cicatrice supérieure tangente au contour du disque. Si on les compare à A. hclvetica, on trouve qu’elles sont moins grandes et non séparées par

un isthme rectiligne; en outre la cicatrice supérieure d’A. Fig. 20. — Impr. , . . , ^

muscul. d’A no- belvetica n est pas tangente aux contours du disque. On

mid ephip- peut également tirer des critériums différentiels de la pium Lin.

torme et de la longueur de 1 adducteur supérieur du byssus. En résumé, cette mutation s’écarte beaucoup moins que les précédentes de la forme typique et actuelle : aussi ne l’admettons-nous qu’à titre de variété pour la distinction de laquelle nous ne tenons nullement compte des ornements de la surface dorsale, puisque — on l’a vu ci-dessus — on retrouve le même aspect aussi bien chez A. burdigalensis, de l’Aquitanien, que chez A. cf. helvetica du Burdigalien. Aucun auteur n’ayant figuré nettement les impressions internes, nous n’aurions eu aucune certitude sur le bien-fondé de notre détermination si nous n’avions pu vérifier, sur des spécimens de Colli-Torinesi, authentiquement étiquetés sous la direction de M. Sacco, que leurs impressions internes sont identiques à celles de nos échantillons du Gers. Nous faisons au contraire quelques réserves au sujet des spécimens de Guntersdorf (coll. Cossmann) dont les cicatrices ne sont pas très nettes.

Loc. — Manciet (Gers), valve orbiculaire (IJ1. XII, fig. 16-17), coll. Peyrot; valve cochléariforme, coll. Cossmann. Orthez (le Paren), Parleboscq (La Guirande), coll. Degrange-Touzin. — llelvétien.

DIMYIDÆ Fischer, 1886.

(= Dimy acidæ Dali, 18Ü8).

Coquille ostréifonne fixée par une valve; ligament interne, logé dans une fossette apicale; charnière sans dents ou formée de dents symétriques; ligne palléale entière; deux impressions des adducteurs des valves écartées, l’antérieure très étroite et plus rapprochée du bord que la postérieure.

D’après Fischer, les Mollusques de cette Famille constituent le passage des Ostracea aux Pectinacea, et ont une grande affinité avec Plicatula. L’existence bien constatée de deux impressions musculaires en fait une catégorie toute spéciale, qui s’écarte même des Anisomyaires où le muscle antérieur se cache sous le crochet. La fixation se fait par la

valve droite, comme chez Pectcn, et ce caractère l’emporte sur l'apparence ostréit'orme des valves; mais le ligament est absolument différent de celui d’Hinnites dont se rapprocheraient aussi les Dimyidæ. Dans ces conditions, nous nous bornons à cataloguer cette Famille à la suite des Ostracea , en réservant encore notre opinion définitive au sujet de la place qu’elle doit occuper dans la classification systématique des Pélécypodes.

Nous ne nous occupons ici que de Dimya, le genre Dimyodon à charnière dentée étant mésozoïque.

DEUTER0.V1YA Cossmann, 1903.

(= Dimya Rouault. 1859; non Menke, 1828).

Test peu épais, nacré sous l’épiderme. Valves inégales, la valve droite plus convexe et fixée; impressions très écartées et inégales, l’antérieure plus étroite et plus excentrée que l’autre; ligne palléale écartée du bord; entre les deux existe une rangée de franges parallèles (G. -T. ; Dimya Deshayesiana Rouault, Eoc.)

Ce Genre éocénique est représenté en Aquitaine par une espèce que Raulin avait recueillie dans un gisement à affinités stratigraphiques très ambiguës, de sorte que — de même que pour Ileligrnina — nous l’attribuons avec doute à l'Helvétien. Cependant M. Dali cite une espèce dans l’Aquitanien de la Floride et une autre dans les mers actuelles.

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