PhoSas miocænica Cossmann et Peyrot
PL XXIII-, fig. 3-6.
1909. Loc. cit., p. 57, pl. I, fig. 40-41.
Obs. — Deux bonnes valves, d'une extrême fragilité, mais presque intactes, recueillies par M. Duvergier, nous permettent d identifier définitivement cette mutation dont on n'avait signalé jusqu’ici que des fragments. La forme est très oblongue (22 mill. sur 6 inill.) et le côté antérieur, à peine échancré, n’occupe pas le quart de la longueur des valves; la surface externe est très élégamment et très finement muriquée, jusqu’à une très faible distance du contour supéro-anal, et cette région non rayonnée est simplement marquée par des accroissements peu réguliers, ornée en outre de fines granulations. A l'intérieur de la cavité umbonale, la valve droite porte encore son apophyse digitée, au-desssus du rebord calleux et retroussé qui englobe le crochet et qui montre extérieurement les alvéoles caractéristiques que nous avions déjà signalées sur les premiers fragments. Cette diagnose confirme les caractères différentiels qui permettent de distinguer — ainsi que nous l'avons précédemment indiqué — cette mutation de P. Desmoulinsi.
Loc. — Manciet (Gers), deux valves opposées (PI. XXI11, fig. 3-6\ coll. Duvergier. — SSelvétîen inférieur.
Cestas (pré Cazeaux), fragments semblables à ceux de Souars, coll. de Sacy. — BiiB’digjalieBi supérieur.
25,)is. Jouanrtetia (Triomphalia) Bonneti Dollf. et Dautz.
Pl. XXVI, fig'. 3-6.
1899. Triomphalia bonneti G. Dollf et Dautz. Journ. Conch., t. XL VII,
p. 220, pl. IX, fig. 7-8.
1901. — G. Dollf. et Dautz. Liste Pélécyp. Tour., p. 3.
1902. — G. Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 60,
pl. I, fig. 22-25.
Test 1res mince, surtout sur le callum. Taille assez grande; forme globuleuse, largement bâillante en arrière, close en avant par le callum; valves à peu près égales, hautes, assez étroites, subquadrangulaires ; crochets petits, médians, opposés, en partie cachés par le bord cardinal antérieur qui se réfléchit sur chacun d’eux, mais qui demeure séparé du reste de la valve par une profonde gouttière; callum très mince, en forme de calotte sphérique, soudé à la valve sur toute la longueur du bord buccal, puis débordant sur la partie retroussée du bord cardinal, de telle sorte qu'il semble constituer, sur chaque valve, un crochet involute, beaucoup plus saillant sur la valve gauche que sur la droite.
Surface dorsale divisée en deux aréas à peu près égales par un large et profond sillon qui s’étend, en diagonale, du crochet à la jonction des bords palléal et buccal; l’aréa antérieure, assez fortement convexe, est ornée de lamelles d’accroissement saillantes, épaisses, serrées, finement denticulées à leur intersection avec des costules divergentes, rayonnant du crochet; l’aréa postérieure, un peu déprimée parallèlement au sillon, porte un même nombre de lamelles d’accroissement, formant des chevrons avec celles de l’autre aréa; mais elles sont moins épaisses, couchées et non dressées, de sorte qu’elles paraissent plus distantes. La ralve droite porte en arrière un appendice caudiforme, soudé dans le plan de la commissure des valves, bordé — sur tout son pourtour — d’un feston à dents très aiguës et très régulières.
Bord cardinal édenté. Intérieur des valves montrant deux carènes obtuses, Lune correspondant au sillon limitant les deux aréas, l’autre à la soudure du callum sur le bord buccal ; cette dernière est bien plus marquée sur la valve gauche ; impressions musculaires piriformes, non supportées par des lamelles myophores, la postérieure mieux marquée, l’antérieure s’étendant en partie sur le callum.
Dim. Diam. u.-p. : 17 mill. ; diam. a.-p. : 13 mill.
R. D. — Le spécimen que nous décrivons a été trouvé « in situ » dans un morceau de calcaire aquitanien faisant partie d’un talus d’éboulement
de la falaise bordant la mer burdigalienne à Canéjan; il est entier; le type de l’espèce figuré par MM. Dollfus et Dautzenberg était dépourvu du callum. D’après nos savants confrères, T. Bonneti est très voisin de T. Vignoni vivant sur les côtes du Gabon. Il en diffère toutefois « par le rostre de la valve droite moins allongé et beaucoup plus finement denticulé au bord, par la sculpture plus finement treillissée de la région antérieure des valves, etc. ». T. Thelussoniæ de Raine, et Mun-Chalm., de l'Eocène supérieur du Bassin de Paris, présente aussi beaucoup d’analogie avec l’espèce néogénique; son aréa antérieure est un peu plus large, ornée de lamelles moins saillantes, moins finement treillissées ; la dépression de l'aréa postérieure est un peu plus marquée et un peu plus écartée du sillon séparant les deux aréas ; l’appendice caudiforme de la valve droite est un peu plus relevé et plus grossièrement festonné. Toutes ces différences sont assez légères, on conçoit que ces coquilles cavicoles varient peu; d’ailleurs, en ce qui concerne la filiation des espèces, il existe un maillon entre le Bartonien et le Burdigalien, par la présence de Jouannetia Fremgi Stan. Meunier, dans l'Oligocène d’Etampes; mais il reste un hiatus entre l’Helvétien et l'époque actuelle, pendant lequel, à notre connaissance, on n’a signalé aucune Triomphalia.
Loc. — Canéjan (Haut-Bouscat) ; plésiotype (PI. XXVI, fig. 3-6), coll. Duvergier; Saucats (Peloua), une valve droite, dépourvue de callum, coll. Neuville. — Bliiriligalien.