‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 218 sur 273 · IWIactra (Barymactra) substriatella d’Orb · texte numérisé non relu

IWIactra (Barymactra) substriatella d’Orb

PI. XXIII, fig. 44-45.

1909. M. substriatella G. et P. Loc. cit., t. I, p. 173, pl. V, fig. 28-30.

Obs. — Nous croyons utile de figurer un jeune exemplaire de cette espèce, provenant de Cestas (Fourcq), de la collection de Sacy, parce que cet individu — qui a bien tous les caractères de M. substriatella, et en paiticulier exactement ceux de la charnière, ainsi que les plis externes vers le crochet — a complètement la forme générale et transverse de M. Benoisti, au lieu de la forme subtrigone et élevée de M. substriatella, ce qui fait que l’on pourrait s’y tromper si l’on n’examinait pas la charnière qui est absolument différente de celle de Mactra s. str. Ce critérium confirme bien Futilité de la séparation de Barymactra, et l’on doit en conclure que la forme de la coquille n’est qu’un caractère ontogénique, puisqu’elle varie selon l'âge de celle-ci.

Nous saisissons cette occasion pour rectifier deux fautes d'impression qui nous ont échappé : l’une dans la diagnose de la charnière de M. substriatclla (p. 174) où il est imprimé que « 3a est dans le prolongement de LAI1 »... c’est 2a qu’il faut lire bien entendu, puisqu’il s’agit de la valve gauche; l’autre (p. 173) est celle de la référence aux planches, sous la rubrique Localités, à la fin de la description de M. Benoisti, où le texte indique « Pl, IX, fig. 34-35 »... c’est Pl. V qu’il faut lire comme en regard du nom de l’espèce (p. 172).

78llis. Mactra (Eomactra) Ducomi nov. sp.

PL XXI II, fig. 46-49.

R. D. — La forme et la charnière de cette espèce s’écartent trop de M. Basteroti pour que nous puissons l’y rapporter : en effet, le bord supéro-postérieur est plus arqué et plus relevé en arrière du crochet, de sorte que la valve à l’aspect beaucoup moins trigone et moins équilatéral ; d’autre part, les deux branches de 2 sont presque isocèles au lieu d'être orthogonales et inégales; c’est surtout la lamelle AU qui diffère, au lieu de se relier à 2a, elle se prolonge par un contrefort parallèle à cette dernière de sorte que — au premier abord — on prend ce prolongement pour une dent 4 « ; mais il cesse bien avant d’atteindre le crochet et se relie nettement à Ail, de sorte qu'il n’y a pas d’hésitaton possible, ce n’est pas une charnière de Pseudoxyperas. D'ailleurs la lunule et le corselet sont sillonnés comme chez Eomactra , seulement sur la moitié (ou un peu plus) de leur largeur, ce qui distingue encore notre espèce de M. Basteroti dont la lunule et le corselet sont entièrement sillonnés. Enfin, il y a un indice de dent 4 très rapprochée de 2b, et la fossette chondrophore est nettement séparée de la nymphe; sur la valve droite, 3« et 3/> presque isocèles forment un angle de 60° environ, AI et Al 1 1 apparaissent très près des cardinales.

Mactra Basteroti est surtout répandue dans l'Aquitanien et le Burdigalien ; sa présence dans l’Helvétien est peu certaine, d'apres une valve de Souars seulement; il serait donc possible que cette valve appartint plutôt à M. Ducomi qui représenterait ainsi une mutation d 'Eomactra absolument distincte, caractérisant l’Helvétien. Pour acquérir une certitude complète au sujet de ces conclusions, il serait prudent d'attendre qu’on ait recueilli au moins un spécimen montrant le sinus et les impressions mus’ulaires.

L’échantillon le plus intact mesure 25 millimètres sur 20 millimètres de hauteur.

Loc. — Manciet (Gers); une valve gauche (PI. XXIII, fig. 46-47), coll. Peyrot, deux valves droite (fig. 48-49), coll. Duvergier, — Mclvélien.

78tcr. Mactra (Eomactra) Basteroti Mayer;

var. terminalis Mayer. Fig. 19.

1867. Mactra terminalis May. Cat. Mus. Zurich., 2e cahier, pp. 18 et 41. 1904. — Dollt. et Dautz. Conclu mioc. Loire, p, 110,

pl. Vil, fig. 11-12.

Test mince. Taille moyenne; forme ovale-arrondie, subtrigone plus large que haute, subéquilatérale, moyennement renflée; bord antérieur ovale-arrondi, bord postérieur plus déclive portant à son extrémité anale un angle très peu marqué; bord palléal régulièrement arqué; crochet prosogyre, un peu gontlé et presque médian. Surface dorsale régulièrement convexe avec, en arrière, une carène très obtuse qui part du crochet, aboutit à l’angle anal et limite le corselet, un peu excavé; lunule moins nettement délimitée et moins comprimée; le dos de la coquille porte des stries

d’accroissement très fines qui se transforment en rides, assez

fortes et très régulières sur la lunule, moins marquées sur le

Fig. 19. — Mactra terminalis Mayer.

corselet où on ne les voit guère qu'au voisinage immédiat du

bord de la valve. Charnière : 3a mince, allongée contre le

bord antérieur, 3/> perpendiculaire à 3a, mince, atteignant le %

bord du plateau cardinal et limitant, en avant, la fossette ligamentaire; lamelles latérales assez écartées du crochet et parallèles entre elles, AI mince, dans le prolongement de 3„, plus courte que AIII qui est assez forte et forme le bord antérieur du plateau cardinal; PI longue, mince, PIII plus forte, limitant le bord postérieur du plateau cardinal, de sorte que le plateau cardinal assez étroit est limité par une ligne brisée à trois pans.

Impressions musculaires peu marquées; impression palléale écartée du bord, sinus palléal peu large assez profond et ascendant.

Dmi. Diam. a.-p. ; 16 mill.; diam. u.-p. : 11 mill. 5.

R. D. — Mayer a comparé M. terminalis à M. stultorum qui est une Mactra s. s.; nous renvoyons le lecteur aux caractères différentiels entre

cette Section et Eomactra, que nous avons précédemment donnés (tirage à part, p. 169); MM Dollfus et Dautzenberg pensent « que ses rapports sont beaucoup plus grands avec M. glabrata L., espèce actuelle du Sénégal », mais ils n'insistent pas davantage sur la comparaison. A notre avis M. terminalis est extrêmement voisine de M. Basteroti, dont elle ne diffère que par des caractères peu importants : galbe moins trigone, côté anal moins allongé, angle anal moins marqué, 3a moins longue, moins nettement détachée du bord antérieur, bord inférieur du plateau cardinal moins sinueux parce que le galbe de la coquille est moins étroit dans la région du crochet. D’autre part, comme nous avons trouvé entre M. Basteroti et il/, terminalis ( vide pl. VI, fig. 4) des formes de passage, que cette dernière n'est jusqu’ici représentée dans les collections que par un petit nombre d'exemplaires, tous des valves droites, nous croyons bon de la rattacher à titre de variété à M. Basteroti. Si l’on rapproche M. terminalis de M. Ducomi , on constate que la première est beaucoup plus convexe, que son crochet est plus gonflé, plus saillant, que le bord cardinal est plus arqué et que la coquille est proportionnellement plus allongée; les deux formes, bien qu'appartenant à la même Section, sont spécifiquement distinctes.

Mayer ( loc . cit.) a signalé M. terminalis à Saucats, sans indication de niveau plus précise, cette citation nous avait échappé, ainsi d'ailleurs que celle de il/, cordiformis (non Desh. in Reeve = M. subcordiformis D. D.), qui se trouverait également à Saucats d’après Mayer et MM. Dollfus et Dautzenberg. il/, subcordiformis est représenté dans la Conclu mioc. Loire, pl. VI, par deux groupes de fig., 12 et 13; 14 et 15 qui nous paraissent bien différentes; les deux dernières 12-13 vues externe et interne d’une valve gauche nous semblent devoir être rattachées à il/. Basteroti. Nous profitons aussi de l'occasion pour indiquer la présence de M. Basteroti à Manciet.

La coquille en question a d’ailleurs été trouvée trop tardivement pour qu’il soit possible de la faire figurer sur les planches de ce supplément ; l’espèce a été déjà figurée dans la Monographie de la Touraine.

Loc. — Manciet (Gers), une valve droite, coll. Peyrot. — Ilelvétien.

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