Lutraria GræfFei Mayer
1909. Loc. cit., t. I, p. 193, pl. VII, fig. 21 et 25-26
Aj. Loc. — Manciet (Gers), valves opposées, coll. Duvergier. — lïelvétiei» inférieur.
88bis. Lutraria oblonga [Chemn.];
mut. mioparva, var. taurodigitata Sacco.
Pl. XXIII, fig. 57-58.
1839. Lutraria solenoides Michli. Acef. foss., p. 33.
1847. — Mich1*. Desc. foss. Mioc., p. 128 (pars).
1901 . Psammophila mioparva Sacco. var. taurodigitata Sacco. I Moll. terz.
Piem., t. XXIX, p. 31, pl. VIII, fig. 11.
Test mince. Taille petite; forme étroitement oblongue, arquée, bâillante aux deux extrémités, très inéquilatérale; côté antérieur court, ovale et atténué; côté postérieur presque trois fois plus allongé, un peu plus dilaté, quoique également atténué à l’extrémité anale; bord palléal régulièrement arqué dans le prolongement des contours latéraux; crochet obtus, un peu saillant, opposé, situé aux dix septièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive et un peu convexe en avant du crochet, légèrement excavé en arrière, puis relevé au delà, de sorte que la valve paraît arquée et le côté anal plus dilaté que le côté buccal. Surface dorsale peu
bombée, faiblement excavée sur la région anale, terne, simplement marquée par des accroissements peu réguliers, sublamelleux aux deux extrémités.
Charnière peu développée, à fossette cbondrophore à peine saillante sur la cavité umbonale; dent lambdiforme (3a, 3^) à à branches peu écartées: lamelles latérales AI et PI peu distinctes, inéquidistantes, AI très voisine de 3, PI écartée et mince comme une arête.
Dim. Diam. a.-p. : 12 mill. ; diam. u.-p. : 5 mill.
R. D. — L'unique valve droite que nous avons décrite ci-dessus s’écarte absolument des autres Lutraires du même gisement par sa forme arquée, par sa fossette peu saillante, par l’indice de lamelles latérales; elle ressemble complètement — par ses dimensions, à la variété que M. Sacco a figurée sous le nom taurodigitata , avec cette diagnose sommaire « testa af finis mioparva, sed transverse elongatior, postice valde productior » ; l’auteur ne nous en a donné qu’une vue extérieure, de sorte que nous ne pouvons pousser plus loin la comparaison, pas plus qu’avec la mutation mioparva qui n’est représentée que par des fragments assez frustes, du côté de la surface dorsale également. En tous cas, l’une et l’autre diffèrent de L. oblonga, du Pliocène, par leur forme beaucoup plus étroite et par leur bord palléal moins arqué; nous pouvons y ajouter que notre spécimen a la fossette moins saillante sur la cavité umbonale et que sou extrémité anale est beaucoup pins acuminée.
Il n’y a d’autre part aucune analogie avec L. sanna, de l’Aquitanien, bien que l'une et l'autre appartiennent au groupe pour lequel M. Sacco a proposé le Sous-Genre Psammophila que nous avons précédemment rejeté. Cette constatation écarte, à priori, l’hypothèse d’après laquelle notre . individu ne serait que le jeune âge d’une autre forme helvétienne, telle que L. Græffei ou L. Pæteli, ou même L. angustior, attendu que, chez toutes ces espèces, le bord supérieur est déclive en arrière du crochet, de sorte que l’extrémité buccale est la plus large.
Loc. — Manciet (Gers), une valve droite (PI. XXIII, fig. 57-58), coll. Duvergier. — Helvétien inférieur.