Pseudoiepton granuligerum Cossm. et Deyr
Pl. XXV, fig. 43- U.
(Loc. cit , t. I, p. 590, pl. XXV, fig. 76-83.)
Obs. — Les valves gauches précédemment figurées étaient peu intactes; nous croyons donc intéressant de faire reproduire ici une valve
opposée dont le côté antérieur parait un peu plus dilaté parce qu'il est bien entier, et dont la surface dorsale porte une légère dépression médiane et lisse, rayonnant du crochet vers le bord palléal. Néanmoins nous ne croyons pas que ces petites différences justifient la création d’une nouvelle variété, surtout pour une valve isolée.
Loc. — Mérignac (Le Pontic), plésiotype (PI. XXV, fig. 43-44), coll. Duvergier; coll. de Sacy. — Iquitaitieit dit « Falun mixte ».
272bis. Pseudolepton intusradiatum nov. sp.
PL XXV, fig. 43-46.
Test peu épais. Taille petite; forme ovale-arrondie, médiocrement convexe, inéquilatérale; côté antérieur semi-elliptique, plus allongé que le côté postérieur qui est arrondi en arc de cercle; bord palléal régulièrement convexe, raccordé dans le prolongement des contours latéraux; crochet petit, à peine saillant, situé aux trois cinquièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur à peine arqué, presque également déclive de part et d’autre du crochet. Surface dorsale uniformément bombée, simplement ornée de stries d’accroissement fines et serrées qui n’empêchent pas le test d’être brillant.
Charnière de la valve gauche très concentrée, un peu échancrée sur son contour inférieur : 2 courte, saillante et oblique; 4& minuscule, à peine proéminente sous le crochet; fossette ligamentaire profonde, obliquement enfoncée en arrière jusque sous PII qui forme une petite saillie arrondie, séparée du bord par une fossette superficielle. Impressions musculaires inégales, très écartées de la charnière, reliées par une série palléale de cicatricules ; le reste de la surface interne est rayonné par des lignes peu régulières qui ne s’arrêtent pas à l’impression palléale et ne laissent aucune trace sur la surface externe.
Dim. Diam. a.-p. : 6,3 mill. ; diam. u.-p. : 3,23 mill.
R. D. — Cette espèce s’écarte tellement des autres Pseudolepton par sa forme et par son ornementation que nous aurions hésité à la rapporter
au même Genre, si sa charnière ne se composait pas d 'éléments identiques ; la fossette ligamentaire surtout présente bien la même dispositon que celle de P. insigne, génotype ; il est dommage que nous ne connaissions pas la valve droite, pour confirmer encore avec plus de certitude le classement de notre nouvelle coquille.
Il y a peu d 'Erycinacea qui aient la surface interne rayonnée ; certains groupes de Kellyidæ ont des oostules rayonnantes à l’intérieur, notamment Divarikellya ; mais ces costules n’ont aucune analogie avec les rainures obsolètes qui rayonnent à l’intérieur de P, intusradiatum, du crochet vers L’impression palléale; celle-ci offre, en outre, ce caractère distinctif et anormal d’être composée d’une série de petits disques brillants et discontinus, composant une sorte de zone en arc de cercle parallèle au boçd.
Nous ne connaissons rien de semblable dans l’Éocène du Bassin de Paris, où le genre Pseudolepton n’a d’ailleurs pas encore été signalé.
Loc. — Cestas (pré Cazeaux), unique (PI. XXV, fig. 45-46), coll. de Sacy. — IStinBiyalieii.
272ter. Pseudolepton Duvergieri nov. sp.
Fig. 22.
1912. P. cf. insigne Cossm. et Peyr. Loc. cit., t. I, p. 589-590, pl. XXV,
fig. 69-61 (expart e).
R. D. — Nous avons précédemment signalé que — seuls — les individus de grande taille, à bord palléal presque rectiligne, se rapportent à peu près certainement à Ps. insigne Mayer, du Bassin de Vienne ; à côté de ceux-ci, on trouve dans le Burdigalien des spécimens beaucoup plus ovales, tels que la valve droite de Léognan (Thibaudeau) figurée sur la planche XXV (fig. 60-61) et dont nous avons retrouvé d’assez nombreuses valves dans le gisement de Saucats (Pont-Pourquey). Après un nouvel examen de ces valves — et particulièrement de la valve gauche, nous nous sommes convaincus qu’il s’agissait là — non pas du stade népionique de P. insigne, mais d’une espèce bien distincte, non seulement par sa forme ovale, moins élevée et plus transverse, mais encore par sa charnière (dent 2 moins oblique, Ab à peu près nulle, PII aplatie et à peine proéminente); quant à l’ornementation, très lamelleuse et peu divariquée en avant, elle se compose — sur la surface dorsale et en arrière — de stries subimbriquées, rayonnant en courbe et beaucoup plus serrées :
Fig. 22. — Pseudolepton Duvergieri Coss. et P.
à ce point de vue, la différence entre les deux régions de la surface dorsale est manifestement plus marquée que chez. P. insigne ; enfin, la convexité des valves est proportionnellement plus grande, de même que dans la région du crochet chez l’autre espèce. Toutes ces considérations nous décident à attribuer une nouvelle dénomination à cette coquille ovale.
Loc. — Pont-Pourquey, valve gauche (Fig. 22), coll. Duvergier; valve droite. Léognan (Thibaudeau), précédemment figurée. Saucats (Mills de l’Eglise et de Lagus), valves figurées en 1895 sous le nom insigne. Cestas, coll. Duvergier. — ISurtligalien.
Sect. Merignacia Cossm., 1914 [du G. Pseudolepton].
Valves plates, inéquilatérales, le côté postérieur étant le plus court; surface externe granuleuse; formule cardinale de Pseudolepton, mais la fossette ligamentaire est superficielle, plus étalée en arrière que celle de Planikellya ; PI très obsolète, PII très écartée; impressions musculaires très dissymétriques (G. T. : Merignacia pleurodesmatoides n. sp. Mioc.).
273bis. Pseudolepton ( Merignacia ) pleurodesmatoides
nov. sp. PI. XXV, fig. 39-42.
Test relativement épais. Taille petite; forme aplatie, ovaletransverse ou un peu su bqu ad ra n gül a i r e; inéquilatérale; côté antérieur semi-elliptique, deux fois plus long que le côté postérieur qui est plus ovalement atténué; bord palléal médiocrement arqué, raccordé par des courbes régulières avec les contours latéraux; crochets petits, peu proéminents, situés à peine aux deux cinquièmes de la longueur, du côté postérieur; bord supérieur convexe en avant, déclive en arrière du crochet. Surface dorsale presque uniformément plate, plus déprimée cependant sur la région anale, couverte de très fines granulations dispersées sans régularité sur le test.
Charnière écrasée sur le plateau cardinal qui est assez large, mais peu surélevée au dessus de la surface interne, de sorte que la cavité umbonale est à peu près nulle; 1 oblique, courte, pointue quoique peu saillante; aucune trace de 3a ;
PI obsolète et aplatie en arrière de la fossette ligamentaire qui est largement et longuement étalée en arrière du crochet, faiblement limitée par une petite arête qui se prolonge jusqu’au bord supérieur: 2 longue, formant une saillie triangulaire et orthogonalement coupée à son extrémité; 4 & très petite et oblique sous le crochet; en arrière s’étend une fossette qui n’est guère plus profonde que sur l’autre valve; PII est très écartée, longue et peu proéminente. Impressions musculaires inégales, brillantes; l’antérieure longue, en forme de croissant située à mi-hauteur contre le bord buccal; la postérieure semilunaire, située très bas comme si c’était un sinus; la ligne palléale est assez écartée du bord lisse.
Dm. Diam. a.-p. : G, 5 mill. ; diam. u.-p. : 5 mill.
R. D. — Au premier abord, en ne considérant cpie la formule cardinale et le test extérieur de cette coquille, on est tenté de la rapprocher de Pseudolepton granuligerum ; niais il y a de telles différences entre les fossettes et les impressions musculaires que nous avons été conduits à proposer pour elle une nouvelle Section Merignacia, et à plus forte raison, une espèce distincte. L'écrasement et l’élargissement postérieur de la fossette rappellent un peu les Pleurodesmatidæ, et c’est celte ressemblance qui a motivé le choix du nom de cette espèce ; mais, à tous les autres points de vue, cette coquille s’écarte absolument de la Famille en question, car elle possède .un plateau cardinal, des lamelles latérales postérieures, surtout PII, qui font complètement défaut chez Pleurodesma. Le gisement du Pontic, à Mérignac, est fécond en surprises et en nouveautés : de là aussi, le choix du nom de la Section ci-dessus proposée ; elle se rattache évidemment à Pseudolepton par sa charnière qui comporte les mômes éléments, plutôt qu’à Planikellya dont les lamelles postérieures sont bien plus rapprochées et encadrent la fossette moins élargie en arrière.
Loc. — Mérignac (le Pontic), cotypes (PI. XXV, fig. 39-42), coll. Duvergier ; coll. Peyrot, valve droite. — SSurdigalien inf. (dit Falun mixte).