Venericardia ( Cardiocanlita ) striatissima Nyst. mss
PL IV, fig. 13-14.
1868. Cardita striatissima May. Journ. Conch., XVI, p. 187, pl. VU, fig. 4.
1881. — Vass. Tert. Fr. oceid., p. 379.
1901 . — Dollf. Bull. Soc. Géol. Fr., p. 275.
1995. — Dollf. F. mioc. Gourbesv. (A. F. A. S.), p. 364.
1906. Venericardia Duboisi Degr.-Touz. Fal. St-Denis d'Oléron [A. S. L.
B.), p. 20 ( non Desh.).
1906. Cardita striatissima Peyrot. Fal. St-Denis d’Oloron (P.-V. S.L B.),
p. XLIX.
1909. — Dollf. Cott. Plioc. Tage, p. 48, pl. V, fig. 16-23.
Test épais. Taille grande; forme subarrondie, variable dans sa convexité et dans ses dimensions, inéquilatérale; coté antérieur arrondi, plus court que le côté postérieur; contours presque circulaires, crochet médiocrement gonflé, prosogyre, situé un peu au-delà du tiers antérieur de la valve. Lunule très petite, peu enfoncée, limitée par une strie. Surface convexe, médiocrement bombée, légèrement déclive vers le bord
anal, ornée de trente côtes presque planes assez larges, conliguës, séparées par de minces sillons, les côtes anales sont un peu plus étroites et séparées par des sillons peu marquées, toutes sont couvertes de stries transverses rapprochées déterminant l'ornementation caractéristique que traduit le nom de l’espèce.
Plateau cardinal assez court, sinueux sur sou contour intérieur : 3a confondue avec le bord lunulaire; 3;, triédrique, forte, relativement courte, retroussée, striée sur ses faces latérales, l’externe parallèle à la nymphe dont elle est séparée par un profond sillon; AI n’est pas distincte sur l’unique spécimen, assez fruste, que nous avons étudié.
Impressions musculaires profondes, la postérieure arrondie, l’antérieure ovalaire, surmontée d’une impression pédieuse petite, mais profonde, entamant l’extrémité du plateau cardinal; impression palléale écartée du hord qui est largement crénelé.
Dim. Diam. a.-p. : 47 mill.; diarn. u.-p. : 41 mill.
R. D. — Cette Cardite, très facile à reconnaître, est caractéristique de ces dépôts représentant dans l'Ouest de la France le niveau supérieur du Miocène pour lequel M. Dollfus a créé le nom « Rédonien ». Sa présence dans le gisement de St-Denis d'Oléron fixe donc l'àge de ce dépôt et montre qu’il n’est pas contemporain de celui de Salles, ainsi que le pensaient Mayer et les géologues bordelais. C. slriatissima est voisine de C. Matheroni , mais elle est un peu plus transverse, moins convexe; ses côtes sont plus nombreuses, sa charnière est plus faible et son ornementa! ion plus régulière, avec des stries transverses plus serrées. A Gourbesville, le galbe de la coquille varie beaucoup (col 1 . Cossmann); nous avons un individu presque identique à celui d'Oléron, sauf qu’il est plus fraîchement conservé, et à côté, des individus beaucoup plus globuleux, plus obliquement transverses. Dans la Loire-Inférieure, à Pigeon-blanc (coll. Cossmann), le nombre des côtes est supérieur, la forme des valves est tout à fait oblique, et nous pensons qu’il s’agit d’une espèce différente.
Loc. — St-Denis d’Oléron, plésiotype usé (PI. IV, fig. 13-14), coll. Degrange-Touzin, une valve droite. — lfieilonien.
3G8. Venericardia ( Cardiocardita ) turonensis
. [Ivolas et Peyrot] (e/n.). PI. III, fig. 7-8.
1837. Cardita affinis Duj. M6m. Tour., p. 54, pi. XV11I, fig. 9 (non Sow.).
1852. — D Orb Prod., III, p. 113, 26 ét., no 2112 (non Sow.).
1874. — Toorn. Fal. Sos (A.S.L.B., XXIX), pp. 134, 163.
1881. — Bardin. Tert. Maine-et-Loire, p. 25 (non Sow.).
1886. — Dollf. et Dautz. Etude prél. Tour., p. 7 (non Sow.).
1899. Actinobulus antiquatus var. a/finis Sacco. 1 Moll. terz. Piein., XX VII,
p. 19, pl. V, fig 17-19.
1900. Cardita turonica Iv. et Peyr. Contr. paléont. Tour., pp. 115, 130.
1909. Cardita (Actinobolus) turonica Dollf. et Dautz. Conch. Mioc. Loire,
p. 289, pl. XXII, fig. 8-15.
Test assez épais. Taille moyenne; forme ovale-transverse, inéquilatérale; côté antérieur court, ovale; côté postérieur plus long, plus large et faiblement tronqué; bord palléal arqué, régulièrement raccordé avec les contours latéraux; bord cardinal très court en avant du crochet, plus long et déclive en arrière; crochets assez forts, prosogyres, situés au cinquième antérieur de la longueur des valves. Lunule petite, creuse, limitée par une rainure demi-circulaire. Surface extérieure peu bombée, déclive sur la région anale, ornée de dix-neuf côtes presque plates, qui s’élargissent du crochet vers le bord palléal et qui sont séparées par des sillons étroits et peu profonds; les côtes, plus étroites sur la région anale, portent près du crochet des tubercules allongés et transverses qui ne tardent pas à se convertir en stries irrégulières et grossières. •
Plateau cardinal assez étroit, à contour inférieur peu sinueux; 2 saillante, isocèle, presque perpendiculaire sous le crochet, séparée du bord, lunulaire par une fossette angulaire assez profonde; 4/, étroite, allongée, très oblique, limitant avec 2 une large fossette superficielle en forme de triangle scalène; 4;, striée sur ses faces latérales et séparée de la nymphe par un sillon étroit et assez profond.
Impressions musculaires bien gravées, l’antérieure surmontée de l'impression pédieuse qui est placée sous le bord du
plateau cardinal; impression palléale écartée du bord qui est largement et fortement crénelé.
Dim. Diam. a.-p. : 15 mill. ; diam. u.-p. ; 12 mill.
R. D. — L’unique valve gauche (l) que nous avons eue en mains est bien identique aux spécimens de la Touraine (coll. Peyrot) auxquels nous l’avons'comparée. Comme MM. Dollfus et Dautzenberg, nous pensons que C. turonensis, s’écarte trop de C. antiquata par sa taille, sa forme aplatie, par son ornementation pour qu’on puisse l’y rattacher à titre de variété comme l'a fait M. Sacco. C. Schumbenaui Hœrn., de l'Helvétien de Grund, est assez voisine de notre espèce; mais elle est plus transverse et ses côtes sont séparées par des intervalles assez larges; la var. flabelloides Sac., de l'Helvétien des coll. de Turin, s’en rapproche encore davantage; elle est toutefois plus inéquilatérale.
D'autre part, si Ton compare cette valve aux spécimens népioniques des nombreuses formes de Cardiocardita que nous avons ci-dessus cataloguées, on peut se convaincre — au premier coup d'œil — qu’elle n’en a ni la forme, ni l’ornementation : elle est beaucoup plus aplatie et la faible profondeur de la fossette, sur sa valve gauche, dénote une dent 3 b peu proéminente.
Loc. — Baudignan, plésiotype (PI. 111, fig. 7-8), coll. Degrange- Touzin, une valve gauche. Manciet (Gers), commune. — IKelvélicn.