Venericardia (Cardiocar dit a) profundisuücata
[Mayer]. PI. IV, lig. 19-20.
1861. Cardita profudisulcata May. Journ. Conch., IX, p. 360.
Test assez épais. Taille moyenne; forme subtrapézoïdale, très inéquilatérale; coté antérieur court, arrondi; côté postérieur tronqué et fortement déclive; bord palléal peu arqué, raccordé en arc de cercle avec le bord anal arrondi, et suivant un angle presque droit, le avec côté anal qui est à peu près rectiligne; bord cardinal très court en avant du crochet, plus long, peu convexe en arrière. Crochets assez saillants, prosogyres situés au tiers antérieur des valves. Lunule cordiforme, petite, lisse, limitée par un sillon bien gravé. Surface externe bombée' surtout vers les crochets, doucement déclive vers le bord antérieur, fortement comprimée sur le côté anal, ornée de vingt côtes assez saillantes, subquadrangulaires, séparées par des interstices profonds et un peu moins larges qu’elles; les côtes portent des tubercules contigus, arrondis dans la région umbonale, plus transverses vers le bord palléal; les interstices présentent des stries parallèles et serrées.
Plateau cardinal étroit et court, à contour inférieur légè-
renient sinueux : 3a non distincte du bord lunulaire; 3*, très forte, triédrique, retroussée, striée sur ses faces latérales, l’externe parallèle à la nymphe dont la sépare un profond sillon; Ail obtuse, limitant une petite fossette parallèle au bord palléal.
Impressions musculaires bien marquées, l’antérieure réniforme, surmontée de l’impression pédieuse placée directement sous la lamelle antérieure, la postérieure ovalaire. Impression palléale écartée du bord qui est largement et fortement crénelé.
Dim. Diam. a.-p. : 14,5 mill.; diam, u.-p. : 13 mill.
R. D. — Mayer n’a pas figuré son espèce; mais les coquilles auxquelles nous attribuons ici le nom profundisulcata correspondent parfaitement à la description du type de Mayer et proviennent du même niveau. Par contre, elles nous paraissent différer beaucoup, par la taille, le galbe et l'ornementation, de C. senilis et de C. intermedia dont les a rapprochées l'auteur. Les analogies de C. profundisulbjata avec C. monilifera sont telles qu’on pourrait presque considérer celle-ci comme une mutation de la forme burdigalienne. La disposition des côtes, leur ornementation est la même dans les deux cas, mais C. profundisulcata est un peu plus bombée, son côté postérieur est plus comprimé, plus brusquement déclive, la charnière est par suite un peu plus comprimée, de sorte que 3 b est allongée.
Loc. — Saucats (Lagus), néotype (PI. IV, fig. 19-20), coll. Degrange- Touzin, deux valves droites: Léognan (Coquillat), Martillac (Pas de Barreau), même coll., coll. Bial-Neuville ; assez rare ; Saucats (Min de l'Eglise, Gieux), ftde Mayer. —