‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 46 sur 273 · V. Jouanneti Basterot · texte numérisé non relu

V. Jouanneti Basterot

var. consobrina nov. var. PI. III, fig. 5-6.

R. D. — Le test est plus mince que chez les valves de Venericardia Jouanneti de même taille, le crochet est beaucoup moins gonflé, le plateau cardinal plus étroit, le bord palléal plus arqué, enfin la coquille est bien plus aplatie. Le nombre des côtes est le même que chez le type, elles sont un peu plus convexes. Ce n’est pas une jeune C. Jouanneti, car le galbe est différent, mais vraisemblablement une forme qui est restée à un stade népionique. Si l’on en trouve d'autres valves identiques, il y aura certaine ment lieu de séparer cette variété comme espèce distincte.

Dim. Diam. a.-p. : 30 mill. ; diam. u.-p. : 24 mill.

Loc. — Salles (Largileyre); type (PI. III, fig. 5-6), une valve gauche, coll. Duvergier. — llelvélien.

PTEROMERIS Conrad, 1862.

— Coripia De Gregorio, 1885 (1). = Miodon in Cossm. et in Sacco,

non Carp. 1864, nec Duméril, 1859.'= TriodÊnta von Ivœnen, 1893).

Taille petite; forme arrondie, subtrigone, très peu convexe, souvent inéquilatérale, le côté antérieur étant un peu plus

(1) Bull. Soc. mal. ital., X, p. 153.

long' et plus atténué que le côté postérieur; lunule cordiforme, lisse, peu excavée, vaguement limitée; corselet étroit, peu distinct; ornementation trei 1 lissée par des côtes rayonnantes, aplaties, et des sillons concentriques qui prédominent parfois presque exclusivement; charnière composée d’une très grosse dent 3^, haute et trigone, peu allongée, 2 un peu oblique et triédrique; 3„ et 4& sont atrophiées ou confondues, l’une avec le bord lunulaire, l’autre avec la nymphe gauche; aucune trace de lamelles latérales antérieures, mais P 1 est presque toujours visible et en tous cas, sa fossette est nettement marquée par un sillon distinct sur le bord postéro-supérieur de la valve gauche, dans le prolongement de la nymphe; impressions musculaires inégales, l’antérieure plus étroite; impressions pédieuses petites et bien visibles à l’extrémité d’une plateforme calleuse et biaise qui rétrécit la cavité umbonale; ligne palléale écartée du bord qui est grossièrement crénelé (G. -T. : A star te per plana Conrad. Mioc.).

Il s'agit ici d'un groupe de petites coquilles très variables dans leur forme et leur ornementation, qui ont été rapportées soit au G. Mioclon Carpenter ( non Duméril == Miodontiscus Dali, 1903), soit au G. Carditella Smith, soit à Micromeris Conrad, qui a un ligament interne et qui se place dans la Fam. Crassateltidæ. Nous aurions volontiers appliqué le nom Coripia qui a été proposé par M. de Gregorio précisément pour C. corbis Phil. et pour C. unidentata Bast., s'il n’existait antérieurement un Genre Pteromeris Conrad, doublé d'un autre S. -Genre Pleuromeris Conrad (1867), qui nous parait avoir la priorité. Pteromeris a pour type Astarte perplana dont une variété abbreviata Conr. se trouve sous nos yeux (Miocène du Maryland, col 1 . Cossmann); or nous y constatons l'atrophie de 3« et 4;», ainsi que l’existence de P I et de sa fossette opposée; comme ce sont e>actement les caractères de la charnière de Coripia unidentata, et que l’ornementation est d’ailleurs semblable, il n'y a pas d'hésitation possible sur la synonymie de ces deux dénominations, ainsi que l’a d’ailleurs indiqué M. Dali (foc. cit., p. 1417), tandis que Fischer paraissait croire (Man. Coneh., p. 1187) que Coripia tombe en synonymie avec Miodon. D'après M. Dali (p. 1409),- Miodontiscus — qui remplace Miodon préemployé — « lias the posterior right cardinal absent and a posterior right and anterior left latéral feebly developed; » il nous semble bien surprenant que 3b ait disparu, il y a peut-être équivoque et c’est probablement 3a que l'auteur

a voulu désigner, mais nous ne pouvons vérifier le fait, de sorte que Miodontiscus reste douteux pour nous. Quant à Pleuromeris c’est un Pteromeris à côtes nettement séparées par des rainures comme chez Venericardia; nous n’avons pu en vérifier la charnière et l'ornementation varie trop graduellement d’une espèce à l’autre pour qu'on puisse y baser la distinction dune Section. Nous laissons de côté, pour le même motif, Neocardia Sow. (1892) et Calyptogena Dali (1903), ce dernier Genre lisse, avec AI et Ail, d’après Fauteur; nous n'avons rien de semblable dans notre Néogène.

Pteromeris a certainement existé dans FEocène d'Europe (C. decussata Lamk.) et c’est un Genre abondamment représenté à tous les niveaux du Système tertiaire, jusqu’à l’Epoque actuelle.

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