Area ( Anadara ) girondica Mayer
Pl. VII, lig. 34-37; et Pl. VIII, fig. 1-2.
1825. Area dilùvii Bast. Mém. Env. Bord., p. 76 ( non Lamk.).
1868. Area girondica May. Cat. Mus. Zurich, III, pp. 18,72 (pars).
1873. Area diluvii Benoist. Cat. Saucats, p, 65, nu 177 ( non Lamk.).
Test médiocrement épais. Taille moyenne; forme oblongue, assez convexe, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, plus large et plus court que le côté postérieur qui est obliquement tronqué vers le haut et ovalement atténué vers la jonction
avec le bord palléal plus arqué en avant qu’en arrière; crochets gonflés, saillants, assez écartés, prosogyres, situés aux trois huitièmes environ de la longueur des valves. Surface dorsale bombée au milieu, faiblement déprimée sur la région anale, ornée partout de vingt-six à vingt-huit côtes, égales ou même parfois inférieures à la largeur de leurs interstices, plissées plutôt que crénelées par les accroissements, surtout du côté buccal, de même que les interstices; elles s’écartent et s’amincissent encore davantage sur la région anale.
Aire ligamentaire plane, presque orthogonale par rapport au plan de commissure des valves, circonscrite par un angle obsolète qui ne coïncide pas avec le premier chevron; trois ou quatre chevrons assez réguliers, ne formant pas toujours un angle bien net sous le crochet. Bord cardinal mince au milieu, plus élargi aux extrémités; dents sériales nombreuses et serrées, n’occupant pas toute la hauteur du plateau cardinal, obliques aux extrémités, très courtes et droites au milieu. Impressions musculaires quadrangulaires, la postérieure plus grande; ligne palléale un peu écartée du bord grossièrement crénelé, les crénelures beaucoup plus allongées sur le contour anal.
Dim. Diam. a.-p. : 43 mill. ; diam. u.-p. : 25 mill.; épaisseur d’une valve : 11 mill.
R. D. — La description de Mayer semble s'appliquer à un ensemble assez complexe de formes; il signale, en outre, sans les caractériser autrement que par leur appellation, les var. laticosta et brevis ; de plus, les localités qu'il indique appartiennent à toute la série des étages compris entre l’Aquilanien et le Tortonien! Comme, d’autre part, l’espèce n’a jamais encore été figurée, il y a quelque incertitude dans le choix de la forme typique. Nous éliminerons d’abord les spécimens à côtes bifides, comparés par Mayer à A. sulcicosta Nyst, et dont nous faisons ci-après A. Daneyi; elle est surtout abondante dans le Burdigalien inférieur; nous pensons que les formes de l’Helvétien et du Tortonien doivent être écartées; il reste la forme, si commune dans le Burdigalien moyen de Léognan et du vallon de Saucats, que — conformément à la tradition des paléontologistes bordelais — nous considérerons comme néotype de A. girondica. Elle est caractérisée par le petit nombre de ses côtes rayonnantes écartées et non bifides, par sa troncature anale très oblique, par ses chevrons plus nombreux et plus ouverts que ceux de A. diluvii , qui a une forme
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plus globuleuse et plus arrondie. Il n’y a donc aucun doute sur la distinction des deux espèces. D'ailleurs Benoist — qui rapportait d’abord les spécimens du Bordelais à A. diluvii — avait adopté plus tard le nom A. girondica sous lequel il avait envoyé à l’un de nous les spécimens que nous choisissons comme néotypes de l’espèce en question.
Nous n’avons pas compris dans la synonymie de cette espèce — comme l’avait fait à tort Benoist — les provenances du Bassin de Vienne, ni celles du Bassin du Rhône, qui se rapprochent beaucoup plus du véritable A. diluvii ou d'A. luronica, ainsi que nous avons pu le constater sur nos spécimens de Lapugy et des environs de Bollène (coll. Cossmann).
Enfin, contrairement à ce qu’a avancé M. Dollfus (Plioc. Tage, p. 53), le nom subdiluvii d’Orb. ne s'applique pas aux provenances du Bordelais qui ne sont citées qu’en dernière ligne, mais à celles du Piémont.
Loc. — Saucats (M>n de Lagus), valve droite, Léognan (Coquillat), valve gauche, néotypes (PI. VIII, fig. 34-37), coll. Cossmann; toutes les coll. — lSui*«li(jalieii.