C. et P
elle s’en distingue par sa forme plus étroite, par son extrémité postérieure moins rostrée et plus ovale, par ses dents cardinales moins serrées et plus divergentes, par sa fossette ligamentaire moins développée. Ces caractères sont difficiles à saisir, eu égard à la petitesse et à la minceur des valves comparées, mais ils me paraissent suffisants pour séparer la forme miocénique qui est une mutation ancestrale de celle du Pliocène.
Si on la compare aux espèces éocéniques du Bassin de Paris, on voit qu’elle se rapproche surtout de A. Lamberti Desh. et de A. Recluzi Desh.; mais elle est encore plus allongée que la seconde, moins rostrée que la première, et surtout son crochet est situé beaucoup plus en arrière que chez les deux coquilles parisiennes.
Dans l’Oligocène, S. Raulini Desh. est aussi étroite et aussi allongée que la coquille burdigalienne, mais le côté postérieur est plus long et plus tronqué, et la région anale est bordée d’une arête rayonnante beaucoup plus saillante, avec de fines lamelles d’accroisement. S.protensax on Kœnen, du Tongrien de Latdorf, a beaucoup d’analogie avec A. Degrangei-, toutefois le bec postérieur de la coquille de l’Allemagne du Nord est plus marqué par une légère sinuosité du contour palléal, tandis que le côté antérieur est plus dilaté.
Quant à la coquille du Bassin de Cassel que M. von Kœnen a figurée sous le nom S. Bosqueti Nyst, elle paraît moins inéquilatérale que notre espèce.
Localités. — Saucats (Eglise), unique (pl. VII, fig. 3-4), coll. Cossmann.
— Bimligalicn.
Salles (Largileyre), deux valves opposées; valve gauche (fig. 13), coll. Bial de Bellerade; deux autres valves, coll. Vignal. — Helvclien.