Tellina ( Peronæa ) zonaria Bast. PI. VIII, fig
1825. Tellina zonaria Bast. Mém. env. Bord., p. 25, pl. V, fig. 5 A-B.
1837. Tellina strigosa Duj. Mém. Tour., p. 258 ( non Gmelin).
1852. Tellina zonaria d’Orb. Prod. III, p. 1 03, n° 1920, 26e étage.
1859. Tellina strigosa Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 83, pl. VIII, fig. 8.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 46.
1886. Peronæa strigosa Dollf. Dautz. Etude prélim. Tour., p. 5.
1901. — Dolll. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 13.
1904. — Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 136, pl. IX,
fig. 19-20.
Taille assez grande; forme ovoïdo-trigone, inéquilatérale, assez comprimée, quoique la valve droite soit un peu plus convexe que l’autre; côté antérieur plus court, semi-elliptique ou
presque semi-circulaire ; côté postérieur allongé, atténué en bec, non tronqué; bord palléal largement arqué en avant et au milieu, déclive et presque rectiligne vers le bec anal; crochets petits, obtus, peu saillants, faiblement opisthogyres, situés aux deux cinquièmes environ de la longueur, du côté antérieur ; bord supérieur un peu convexe en avant, légèrement excavé, puis déclive en arrière du crochet, un peu renflé au milieu et enfin déclive vers le bec anal. Corselet étroit, profond et caréné; surface dorsale peu bombée, ornée de stries d’accroissement assez régulières, plus lamelleuses vers les crochets que vers le bord palléal; du côté anal, la région dorsale s’aplatit davantage et se déprime un peu en deçà du pli rayonnant qui limite la région anale, subdivisée en deux par une large dépression; les stries d’accroissements n’y sont guère plus marquées que sur le reste de la surface. Charnière : 3„ mince et peu saillante, étroitement bifide; 2 épaisse etobtusément rainurée,4i mince et bien distincte; AI très mince et très rapprochée, PI à peu près égale à Al au bout de la nymphe; Ali et PII très obsolètes; nymphe large et épaisse, séparée du corselet par une rainure très profonde. Impressions musculaires bien gravées, encadrées par des épaississements calleux, l’antérieure longue en forme de palme, la postérieure subquadrangulaire avec un lobe saillant au bout de la dépression qui la divise inégalement; sinus palléal triangulaire, le sommet de la gibbosité à l’aplomb du crochet, avec des contours latéraux un peu déchiquetés, atteignant complètement le muscle antérieur et confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale qui est simple.
Dm. Diamètre antéro-postérieur : 58 in i 1 1 . ; diamètre umbonopalléal : 39 mil 1 .
Rapp. et diff. — 11 n’est pas possible de confondre la coquille burdigalienne avec T. stvigosa Gm., telle que l'ont figurée MM. Dollfus et Dautzenberg, vivante au Sénégal (PI. IX, fig. 21-24). Elle est en effet beaucoup plus trigone et plus élevée; ses crochets sont situés plus en avant, son bord palléal est plus arqué au milieu; quant à son sinus, il est infiniment plus triangulaire et il louche l’impression du muscle antérieur, ce qui n’a pas lieu chez T. strigosa Gm. Nous avons donc définitivement séparé cette
espèce en reprenant la dénomination proposée par Basterot avec juste raison. Nous croyons, d’après l’inspection du sinus, que le fragment helvétien, figuré par les auteurs précités, appartient aussi à T. zonaria, et il doit en être de même de l’espèce du Bassin de Vienne qui a tout à fait la même forme que les individus de l’Aquitaine. Il en résulterait que T. zonaria caractérise la période miocénique.
D’autre part, T. zonaria se distingue de T. aquitanica qui a aussi un bec anal, par sa forme moins transverse et plus haute, par son sinus gibbeux à l’aplomb du crochet en contact avec l’impression musculaire antérieure, par son ornementation moins saillante, etc...
Localités. — Pont-Pourquey, néotypes (PI. VIII, fig. 37-39), coll. Cossmann; Saucats (Gieux), coll. Degranze-Touzin, commune. — Burdlga- Ifien.
110. Tellina ( Peronidia ) bipartita Bast. PI. VIII, fig. 33-36.
1823. Tellina bipartita Bast. Mém. env. Bord., p. 83, pl. V, fig. 2.
1832. — d’Orb. Prod., III, 2fie ét., p. 102, n° 1900.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 29, n° 48.
Test mince. Taille moyenne; forme allongée, transverse, subrostrée en arrière, comprimée et très faiblement tordue, inéquilatérale; côté antérieur un peu plus court, ovale; côté postérieur acuminé, légèrement tronqué à son extrémité qui se termine par un bec non rostre; bord palléal assez régulièrement arqué, non sinueux vers le bec anal où il est simplement déclive jusqu’à l’angle; crochets petits, obtus, à peine saillants, peu opislhogyres, situés presque au milieu de la longueur des valves; bord supéro-antérieur faiblement convexe, bord supéroposlérieur à peine excavé le long du corselet, ensuite déclive et rectiligne jusqu’à la courte troncature anale à laquelle il se raccorde par un arc très ouvert. Corselet lisse, étroit, lancéolé, peu profond, limité par un angle externe et non caréné ; surface dorsale très peu bombée, marquée en arrière d’une dépression rayonnante et peu profonde, contiguë à l’angle limitant la région anale qui est divisée en deux par une ligne rayonnante ; ornementation dissemblable sur les deux valves : sur la droite, les sillons réguliers et serrés de la région antérieure s’anastomosent
à l’aplomb du crochet et sont remplacés, sur toute la région anale, par des lamelles deux fois plus écartées qui se reploient sur le pli rayonnant; au contraire, sur la valve gauche, les sillons antérieurs s’effacent au contraire vers le milieu et les lamelles ne reparaissent qu’à partir du pli anal ; toutefois, quand les valves atteignent un centimètre de hauteur, les lamelles d’accroissement persistent vers les bords sur toute l’étendue du contour, sans se souder ni s’effacer. Charnière : 3a oblique et bifide, triangulaire et fortement bifide; 2 faiblement bifide, 4* oblique, saillante et bien distincte du bord ; lamelles latérales non visibles sur aucune des valves. Impressions musculaires équidistantes, presque symétriques, avec un angle rentrant formant un gradin sur leur contour supérieur; sinus à peine visible, ovale, non gibbeux, s’étendant jusqu’à quelque distance du muscle antérieur, confluent sur tout son contour inférieur avec la ligne palléale.
Dm. Diamètre antéro-postérieur : 35 mill.; diamètre umbonopalléal : 20 mill.
Rapp. et diff. — Il ne parait pas y avoir de Peronidia en Touraine; celles de l'Eocène qui ont été classées dans ce groupe ne sont probablement que des Mœrella, et d’autre part, M. Sacco n’a figuré que T. incarnata Poli qu’il classe dans le S. -G. Tellinula, groupe tout à fait différent de Peronidia Dali, à cause de sa charnière ; d'ailleurs, la forme extérieure et l’ornementation de T. incarnata n’ont aucune analogie avec celles de T. bipartita. Quant aux Tcllina s. s. telles que T. saucatsensis, ou celles de l’Eocène telles que T. rostralis Lk., elles se distinguent par leur rostre très allongé avec un bord palléal sinueux, et elles ont une forme beaucoup plus étroite dans le sens de la longueur, nettement tronquée à l’extrémité anale; enfin leurs dents latérales sont bien visibles. T. bipartita diffère de T. nitida Poli (= T. albicans |Gm.), génotype vivant de Peronidia, par son ornementation plus marquée, par sa forme plus anguleuse en arrière, quoique moins allongée dans son ensemble.
Localités. — Pont-Pourquey, plésiotypes (PI. VIII, fig. 33-36), coll. de Sacy, commune. Mérignac, Cestas, coll. Neuville, Degrange-Touzin, Bial. Saucats (Giraudeau), Léognan (Coquillat, le Thil, etc...), coll. Bial, Degrange-Touzin; Saint-Médard-en-Jalle, Saucats (Peloua, Min de l’Eglise, Lagus, Pont-Pourquey), coll. Degrange-Touzin ; Sain t-Paul-lès-Dax, coll. Degrange- Touzin. — Burdlgalien.
Léognan (le Thil), coll. deSacy, Bial; Mérignac (Baour, Pontic), LaBrède (Moras, la Salle), coll. Degrange-Touzin. — Aquftanien.
Ortliez (Paren), Sallespisse, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin ; Saucats (la Sime), coll. Degrange-Touzin; Salles (Largileyre, Le Minoy), toutes les collections; Saucats (Cazenave), coll. de Sacy. — Ilelvétien.