‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 150 sur 350 · Tapes (Pullastra) Donneti Benoist, in coll. PI. XIII · texte numérisé non relu

Tapes (Pullastra) Donneti Benoist, in coll. PI. XIII

fig’. 14 et 18.

Test épais. Taille assez grande; fragment de l’extrémité antérieure, ovale-acuminé, dénotant une forme probablement très inéquilatérale pour la valve entière; bord lunulairc déclive ou h peine excavé; crochet petit, peu proéminent, prosogyre, quoique peu incliné vers l’avant. Lunule indistincte; surface dorsale assez bombée, ornée de nombreuses stries rayonnantes, bien gravées, séparant de petites coslules serrées qui produisent des crénelures sur le bord palléal. Charnière de la valve droite : 1 épaisse en forme de talon obtus, 3« très petite, contiguë au bord supérieur, 3^ inégalement bilobée et probablement longue. Impression du muscle antérieur grande et presque arrondie; impression palléale écartée du bord et parallèle.

Dim. Diamètre antéro-postérieur (probable) : 75 mill.; diamètre umbono-palléal (évalué par approximation) : 42 mil!.

Rapp. et diff. — Bien qu’il ne s’agisse que d’un fragment, il nous a semblé intéressant de le signaler à l’attention des chercheurs, à cause de ses caractères bien nets qui le font reconnaître au premier coup d’œil. Benoist l’avait distingué dans sa collection sous le nom mss. Venus Donneti (dédié au cardinal Donnet et recueilli dans la propriété de l’archevêché, actuellement propriété Piganeau), mais c’est un Tapes évident qui s’écarte d’ailleurs de T. pullastra Mtgu., bien que ce dernier soit d'un polymorphisme déconcertant : laissant de côté la forme qui varie beaucoup chez l'espèce vivante, on remarque, en effet, que T. Donneti a une ornementation beaucoup plus marquée que celle de la coquille actnelle, surtout avec des crénelures sur le bord palléal, alors que les bords sont simples, non dentieulés chez T. pullastra. Les différences avec T. decüssatus L., fossile dans l'Helvétien de la Touraine, sont encore plus profondes et il ne paraît y avoir rien de semblable dans le bassin de Vienne.

Localité. — Mérignac (Piganeau), fragment de valve droite (PI. XIII, lig. 14 et 18), coll. Benoist au M. H. N. B. — Aqui milieu.

MARDI A H. et A. Adams, 1857.

Forme vénéroïde, inéquilalérale, plus ou moins ovale; surface lisse ou concentriquement sillonnée; bord lunulaire tou-

jours déclive ; lunule circonscrite; corselet indistinct; commissure des valves lisse; bord dorsal — antérieur sur la valve gauche et postérieur sur la valve droite — sillonné pour recevoir le bord de la valve opposée; plateau Ft0. 52. - charnière de Marcia cardinal court et petit, sinueux sur son p^gws chemn. \iv. contour inférieur; dents cardinales de Tapes ; pas de lamelles latérales.

Marcia s. str. — Coquille ovale oblongue, gonflée et lisse; lunule convexe; corselet déprimé, non limité; l et 3 * étroitement bifides, 3„ petite, mince et courte; 2a h peine ra in urée, 2b largement bifide; toutes les dents cardinales divergent assez régulièrement; sinus ovale, horizontal, s’avançant jusqu’au milieu de la valve. (G. -T. : Venus pinguis Chemn. Viv.).

Les diagnoses ci-dessus sont presque textuellement empruntées au travail précité de M. Jukes-Browne qui a rectifié quelques erreurs de classification de M. Dali. Comme on le voit, si ce Genre se rattache encore à Tapes par sa charnière, il se rattache plutôt à Mercenaria par la plupart de ses autres caractères. Cet auteur y place comme Sous-Genres Hemitapes Rœmer (à contour postérieur gibbeux et à sinus ascendant) et Catelysia Rœmer (à surface sillonnée, à forme très inéquilatérale et à sinus très court). Nous pensons que ces deux subdivisions ne représentent que des Sections du Genre Marcia, car leur charnière est presque identique; mais nous ne nous y appesantissons pas, car elles ne paraissent — pas plus que Marcia s. str. — - représentées dans notre Miocène, et il nous parait même douteux que Tapes senescens Dod., du Pliocène d’Italie, puisse s'y rapporter, comme l’a proposé M. Sacco (Moll, terz., XXVIIf, pl. XIV, fig. 1).

Sect. Simili venus Cossm., 1910. — Taille petite; forme ovaleoblongue, h crochets très inclinés en avant; lunule lancéolée, limitée h l’extérieur par une faible strie; corselet comprimé, très étroit, limité à l’extérieur par un angle émoussé et séparé de la nymphe par une profonde rainure; plateau cardinal un peu épais, bien échancré en arrière, sur son contour inférieur : 1 largement trigone, faiblement bilobée ; 3a mince, confondue avec le bord lunulaire et parallèle à la face antérieure de 1 dont elle est très rapprochée; 3^, étroite et longue, un peu bifide;

2a très mince et oblique, 2 b plus épaisse, bifide ; 4* étroite et longue contre la nymphe qui est presque deux fois plus allongée; sinus médiocrement long, ovale-ascendant, subtronqué à son son extrémité. (G. -T. : Venus solida Desh. Eoc.).

M. Jukes-Browne a indiqué que cette espèce pourrait bien être séparée de Mercimonia qu’on trouvera repéré ci-après ;■ comme nous avons rencontré dans l’Aquitanien une forme à peu près semblable, ayant le même sinus et une charnière identique, nous prenons le parti de dénommer ce groupe qui s’écarte de Marcia, non seulement par son sinus plus ascendant et plus court, par ses crochets presque terminaux en avant, de sorte que la charnière est plus inclinée, plus échancrée sur son contour inférieur, et que le bord lunulaire touche plus à pic sur le contour palléal; d’ailleurs 1 est certainement plus épaisse, tandis que 3a et 2a sont beaucoup plus minces, et que la nymphe est plus étroitement allongée.

Similivenus a fait son apparition dans le Lutécien et paraît s’être éteint dans l’Aquitanien.

Nous mentionnons ensuite les Genres Gomphina avec sa Section Liocyma Dali, et Samarangia

Dali, auquel se rattache, d’après M. Ju¬

kes-Browne, la Sec- - x- / a

. • Fig. 53. — Charnière de Mercimonia cytherxformis Desh. Eoc.

tion Mercimonia J '

Dali, de l’Eocène (G.-T. : Venus Bernayi Cossm.), qui comprend les espèces à charnière beaucoup plus puissante que celle de Marcia , à dents plus hautes, moins divergentes (1 très épaisse, 3* très largement bifide, 2a et 2 b non bifides, cette dernière entaillée en bas), à sinus trigone et plus ou moins court, à bord lunulaire excavé. Une autre Section éocéni-

que se rattache encore à Samarangia, c’est Textivenus Cossm .

Fig. 54. — Charnière de Texlivenus texta Lk. Eoc.

(G. -T. : Venus

texta Lamk.) à surface élégamment guiliochée. D’autre part, il existe un petit groupe dépourvu de sinus et représenté par Venus obliqua Lamk.; peut-être faudrait-il le distinguer encore de Mercenaria ?

Enfin Venerella Cossm. (G. - T. : Venerupis hermonvillcnsis

Desh.) forme un Genre complètement distinct, à cause de ses dents très divergentes et

Fig. 55. — Charnière de Venerella hermonvillcnsis Desli. Eoc

de son plateau cardinal très échancré sur le contour inférieur.

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