‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 166 sur 350 · Chione (V enlricolovla) burcliqalensis [Mayer · texte numérisé non relu

Chione (V enlricolovla) burcliqalensis [Mayer

PI. XIV, fig. 14-16.

1858. Venus burdiqalensis Mayer. Journ. Conch., Vil, p. 298 ; et VIII,

pl. V, fig. 4.

? 1862. — Hœrnes. Tert. Beck. Wien, II, p. 129, pl. XV,

fig. 1.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 37, n° 76.

1873. Venus mullilamella Benoist. Ibid., n° 77 [ex maj. parte, non Lamk.).

Test épais. Taille grande; forme ovale, convexe, inéquilatérale; côté antérieur court et arrondi; côté postérieur un peu plus dilaté et sublronqué ; bord palléal arqué suivant une courbe concentrique au contour antérieur, se raccordant par un arc régulier avec la troncature anale; crochets gonflés, un peu saillants, prosogyres, situés au quart de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur convexe sur la région lunulaire, déclive et peu arqué en arrière du crochet, faisant un angle arrondi avec la troncature anale. Lunule finement ridée, large et courte limitée par une strie ; corselet aplati, presque lisse, assez large, vaguement limité à l'extérieur par un angle très émoussé, bordé du côté du ligament par un gradin subcaréné et contigu à une profonde rainure; surface dorsale assez bombée au milieu, déprimée à l’arrière en deçà de l’angle du corselet; l’ornementation varie à mesure que la coquille avance en âge : chez les jeunes individus — ou dans" la région de crochet sur les grandes valves — il n’existe que des rainures concentriques qui séparent de larges rubans finement striés quand la surface n’est pas usée; mais à partir du diamètre de 3 centimètres, les rainures s’élargissent et s’approfondissent, séparant de gros cordons arrondis ou subimbriqués, avec quelques lames intercalaires et quelques sillons superficiels ; à l’arrière, sur la dépression anale, on aperçoit des traces de rayons assez serrés, qui ne persistent pas au delà du diamètre de 3 centimètres.

Charnière puissante, largementéchancréeen arrière : 1 épaisse et bifide, 3a presque horizontale, mince et peu saillante ; 3^ très écartée, superficiellement rainurée, médiocrement épaisse; 2a en pyramide saillante, non bifide; 2b oblique, inégalement bilobée, le lobe antérieur pointu, le lobe postérieur plus large et plus obtus; 4fc lamelleuse et allongée contre la nymphe qui est étroite et peu proeéminente ; Ali minuscule, logée dans une fossette bien distincte à tout âge, sur la valve droite. Impressions musculaires inégales et inéquidislantes, l’antérieure ovale et profondément gravée ; la postérieure plus largement arrondie et plus écartée; sinus palléal très court, triangulaire, peu ascendant, pointu à son extrémité libre, médiocrement élargi à

î’enirce; ligne palléale très écartée du bord, obscurément frangée; commissure des valves finement crénelée jusque sur le bord lunulaire et sauf sur la région anale.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 73 mil I . ; diamètre umbonopalléal : 60 millimètres.

Rapp. et difF. — Cette espèce est bien distincte de C. multilamella qui ne se rencontre qu’à un niveau plus élevé : elle est beaucoup plus grande, plus haute et cependant un peu moins convexe à tout âge ; son ornementation est radicalement différente, ni les rainures de la région du crochet, ni les gros cordons du reste de la surface, ne ressemblent aux lamelles régulières de l’autre espèce; en outre, 2a est plus épaisse, A II est moins saillante; d’autre part, le contour du plancher cardinal est plus court, moins fortement échancré en arrière chez C. multilamella qui a un sinus un peu plus court et surtout plus étroit que celui de C. burdigalensis.

Sous le rapport de l’ornementation, C. burdigalensis ressemble un peu à C. casina, quoiqu’elle s’en écarte par sa grande taille et par sa charnière qui la place dans un tout autre groupe.

Nous ne citons qu’avec un point de doute les provenances du Bassin de Vienne, n’ayant pu contrôler la détermination.

Benoist a cité Venus multilamella à Giraudeau (Burdigalien moyen) et à Pont-Pourquey (Burdigalien supérieur), mais il a dû confondre ces échantillons avec C. burdigalensis ; en tous cas, nous n’avons pas trouvé dans sa collection de spécimens de C. multilamella provenant de ces deux gisements.

Du côté ancestral, C. burdigalensis se distingue de C. Læwyi Stan. Meunier, de l’Oligocène moyen d’Etampes, par son ornementation moins lamelleuse, dépourvue de stries rayonnantes sur toute la suface; seules, les traces de rayons de la dépression anale indiquent la parenté probable de ces deux espèces.

D’autre part, MM. Dollfus et Dautzenberg ont ( loc . cit., p. 198, pl. XIII, fig. 15-17) rapporté à l’espèce de Mayer des spécimens helvétiens de la Touraine que nous attribuerions plutôt à l’espèce de Lamarck, ou bien alors à la mutation ci-après, à cause de leur forme plus ovale, de leur profonde fossette pour loger Ail.

Localités. — Cestas (Fourcq), plésiotypes (Pl. XIV, fig. 14-16), col I . de Sacy ; col I . Degrange-Touzin ; coll. Benoist au M. H. N. B. Saucats (Pont- Pourquey), coll. Rozier, coll. Bial-Neuville (La Cassagne, Lagus), coll. Benoist. Rare partout. — liurdigallen.

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