Dosinia exoleta [Linné]. PI. XVII, fig
1750. Venus exoleta Lin. Syst. nat., éd. X, p. 688.
1780. — Born. Test. Mus. Vind., p. 73, pl. V, fig. 9.
1830. Cytherea exoleta Desh. Encycl. Méth., II, p. 58, pl. CCLXXIX. fig. 5. 1837. — Duj. Mém. Tour., p. 260.
1839. — Goldf. Petr. Germ., II, p. 241, pl. CXLIX, fig. 18.
1843. Dosinia exoleta Desh. Traité élém. Conclu, I, p. 619, pl. XX, fig. 9-11. 1845. Artémis exoleta Ag. Icon. coq. tert., p. 20, pl. III, fig. 15-17.
1862. Dosinia exoleta Hœrn. Moll. Tert. Beck. Wien, II, p. 143, pl. XVI,
fig. 2.
1878. Dosinia intermedia Dod. in Benoist. Tort. Gir., P.-V. S. L. B
t. XXXII, p. LXXXVII.
1882. Dosinia exoleta Font. Moll, plioc. Rhône, II, p. 70, pl. IV, fig. 10-11. 1886. — Dollf. Dautz. Liste prélim. Tour., p. 6.
1893. — B. D. D. Moll. Ilouss., II, p. 340, pl. LIV, fig. 1-11.
1899. — Sokolow. Schicht. V. Konkensis, p. 16, pl. II, fig. 2.
1900. — Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 48, pl. XI,
fig. 7-9.
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 20.
1906. — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loii'e, p. 224, pL XV,
fig. 8-14.
Test épais. Taille grande; forme an peu plus convexe, discoïde, orbiculaire, inéquilatérale ; côté antérieur plus court et
plus largement arrondi que le côté postérieur; contour palléal circulaire, dans le prolongement des contours latéraux; crochet petit, pointu, prosogyre, très fortement incliné au quart de la longueur, du côté antérieur; bord lunulaire un peu convexe, puis profondément échancré à l’extrémité antérieure de la lunule ; contour supéro-postérieur arqué, se raccordant en courbe avec le contour anal. Lunule petite, profonde, ridée, limitée à l’extérieur par une rainure très enfoncée qui aboutit à l’échancrure du bord supéro-antérieur ; corselet très étroit et allongé, réduit ;'i une rainure limitée du côté du ligament par une arête et un gradin orthogonal avec la surface ligamentaire; surface dorsale régulièrement bombée, à peine déprimée sur la région anale, partout ornée de gros cordons concentriques, subimbriqués, un peu lamelleux en arrière sur l’angle du corselet. Charnière large, bien échancrée en arrière sur son contour inférieur : 1 et 3a formant deux crêtes minces et saillantes, la première un peu plus longue que l’autre; 36 très inclinée et largement bifide, séparée par une étroite rainure de la nymphe qui est très large, très longue et complètement aplatie : 2a courte, mince, perpendiculaire; 2i épaisse, très oblique, bifide; 4* formant une longue crête contre la nymphe. Impressions musculaires bien gravées, la postérieure beaucoup plus large; sinus étroit, trigone, pointu, allongé jusqu’au trois cinquièmes de la longueur de la valve; impression palléale très écartée du bord qui est lisse.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 52 mil!.; diamètre umbonopalléal : 50 mil I .
Rapp. et diff. — Cette coquille se distingue facilement des précédentes, non seulement par sa forme arrondie et plus convexe, mais encore par son ornementation grossière et par la profondeur exagérée de son sinus palléal. L’unique valve décrite ci-dessus est d’ailleurs identique aux spécimens de la Touraine qu’ont figurés MM. Dollfus et Dautzenberg et qu’ils ont, avec raison, identifiés avec l’espèce actuelle. D’après la comparaison avec nos spécimens du Crag d’Angleterre (coll. Cossmann), il y a lieu de maintenir la distinction — faite par Sowerby, par Wood, par Pantanelli, et contestée par MM. Dollfus et Dautzenberg — entre D. exoleta et D. lentiformis ; c’est pourquoi nous n’avons pas cité cette dernière dans notre synonymie, pas
plus qu' Artémis exolcta du Scaklisien d’Anvers, qui se rapporte à l’espèce du Grag anglais.
Localité. - Salles (sans indication du gisement exact, peut-être leMinoy d’après la couleur), plésiotvpe v. g. (PI. XVII, fig. 10-11), coll. Benoist au M. H. N. B.; deux autres valves opposées, plus usées, désignées sous le nom /). intermedia, même coll., avec l’indication Largileyre. — Uelvétten.
Mérignac (Le Pontic) une valve gauche, coll. Bial-Neuville. — Aqnltanlen ou SSiirrtigallen inférieur.
CIRCE Schumacher, 1817.
Cocj n i 1 1 e subquadrangulaire ou subtrigone, parfois ovale, comprimée, à bords lisses ou finement crénelés, à surface sillonnée et souvent ornée de plis divariqués; lunule lancéolée, corselet déprimé; charnière de Meretrix; sinus à peu près nul.
Circe s. stricto. — Forme subquadrangulaire; surface sillonnée concentriquement, avec des côtes divergentes vers les extrémités; commissure des valves lisse; charnière étroite, à contour inférieur arqué, avec une longue lamelle AU, très écartée des cardinales; ligne palléale légèrement entaillée à sa jonction avec l’adducteur postérieur (G. -T. : Venus scripta L. Viv.).
M. Dali. (Tert. Flor., p. 1250) a distinguo une Section Parmulina (G. -T. : C. corrugata (Dilhv.) à Bords crénelés, en réservant le nom Circe s. str. aux espèces qui, comme V. scripta , n’ont qu’une ornementation concentrique ; tous les autres caractères étant identiques, cette subdivision nous paraît peu nécessaire; nous en dirons autant de la Section Circenita Jouss. (G. -T. : Cyth, arabica Lamk.) qui a les bords non crénelés et un petit sinus, et dont le galbe est un peu plus convexe.
La petitesse du sinus — ou sa disparition complète — • différencie suffisamment Circe de tous les groupes de Meretrix et de Dosinia ; l’ornementation de la surface dorsale est aussi un critérium distinctif assez sûr, beaucoup plus que le corselet qui n’est pas constant.
M. Jukes Browne (/. c., p. 182) classe dans la Section Circenita précitée une partie des espèces éocéniques du Bassin de Paris et de la Loire-Inférieure, et il admet comme Circe s. str. l’espèce oligocénique Cyth. variabilis Stan. Meunier; de sorte que le pbylurn s’établit assez régulièrement depuis l’Eocène jusqu’à l’Aquitanien; ensuite on ne cite plus que Circe eximia dans le Bassin de Vienne, et des Gouldia dans le Miocène moyen ou supérieur ou dans le Pliocène : il y a là un hiatus qui ne laisse pas que de nous surprendre.
Gouldia C. B. Adams, 1847. — Forme subtrigone; surface sillonnée, quelquefois finement réticulée; crochets non comprimés, modérément gonflés; 1 mince et formant une crête triangulaire ; 3a partiellement recouverte par le bord lunulaire; LA II forte et trièdre; impression palléale très faiblementsinueuse à sa jonction avec l’adducteur postérieur (1) (G. -T. : G. cerina C. B. Ad., et Génoplésiotype : Venus minima Montg. Viv.).
Gouldia se distingue de Circe s. str. par sa surface non ornée de plis divariqués; en outre, ta dent 1 est très mince et la lamelle latérale antérieure est plus forte. Toutefois la création des Sections Parmulina et Circenita a pour effet de rendre ces différences moins nettes; aussi l’on ne conçoit pas bien pourquoi M. Dali [l. c., p. 1247) a placé Gouldia dans un autre Genre que Circe, c’est-à-dire comme Sous-Genre de Crisla Rœm. qu’il remplace d’ailleurs par Gafrarium Bolten, dénomination qui ne peut dater que de 1902, époque à laquelle il l’a ressuscitée.
M. Jukes Browne (l. c., p. 162) pense que les quatre espèces éocéniques du Bassin de Paris doivent être classées plutôt comme Gouldia que comme Circe ; s’il en est bien ainsi, le Sous-Genre Gouldia paraît manquer dans l’Oligocène (2), et reparaît dans l’Aquitanien, anssi bien en Europe qu’à la Jamaïque et dans la Floride (Oligocène de M. Dali), puis il se poursuit dans le Miocène et le Pliocène jusqu’à l’époque actuelle.
Le Sous-Genre Crista Rœmer, beaucoup plus convexe et orné de côtes rayonnantes ( V . pcctinata Lin.), n’a pas encore été signalé à l’état fossile.
Fig. 73. — Charnière de Gouldia minima Mtg. Viv.