Cardium pelouatense nov. sp. PL XXII
fig. 11-14.
1870. C. Turonicum Mayer in Benoist. Cat. Saucats, p. 46, n° 112 ( non
Mayer).
Test peu épais. Taille assez petite; forme médiocrement convexe; orbiculaire, oblique, à peine plus haute que large, inéquilatérale; côté antérieur plus court et plus arrondi que le côté postérieur qui est plutôt ovale, mais non tronqué sur son contour anal; bord palléal arqué, raccordé par des courbes régulières avec les contours latéraux; crochets petits, gon-
(lés, faiblement prosogyres, situés un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur un peu plus déclive en arrière qu’en avant du crochet. Lunule grande, lisse, indistincte; corselet réduit à une rainure contiguë à la nymphe; surface dorsale peu bombée au milieu, déprimée ou presque aplatie sur la région anale, ornée de vingt cotes rayonnantes, trigones, un peu plus larges que leurs interstices, armées sur leur arête de petites papilles qui se transforment — sur la région anale — en pédoncules plus saillants et plus épais; toute la surface est, en outre, traversée par de fines lamelles d’accroissement qui se replient sur les lianes des côtes et qui sont arquées dans les interstices.
Charnière très étroite : 3/, et 3a très divergentes, séparées par la fossette de 2; A I et P I très saillantes, plus longues que A III et P III; 2 perpendiculaire, plus allongée que I;, qui est contiguë à la nymphe assez longue; A II et P II munies d’entailles profondes sur leur face inférieure.
Impressions musculaires arrondies, presque cachées dans la cavité umbonale; bords grossièrement crénelés par les côtes.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 13,5 mill. ; diamètre
umbono-palléal : 14 mill.; épaisseur d’une valve : 5 mill.
Rapp. et diff. — Benoist a confondu à tort, comme on le verra ci-après, avec C. turonicnm ce Cardium qui est très voisin de C. leognanense ; cependant on le distingue de ce dernier, non seulement par sa convexité moindre et par sa région anale plus aplatie, mais encore par ses côtes un peu plus nombreuses, munies de pédoncules plus petits sur le dos; la charnière est aussi plus petite, avec des dents cardinales plus divergentes et une nymphe un peu moins courte.
D'autre part, on ne peut admettre que ce soit le jeune âge de C. girondicum qui est plus gonflé et qui a toujours deux côtes en plus ; à ce point de vue, C. pelouatense est intermédiaire entre les deux formes auxquelles nous venons de le comparer et n'a pas le moindre rapport avec C. clavatum Hilber Nous sommes donc dans la nécessité de lui donner le nom de la localité où il est presque exclusivement confiné et d’augmenter encore ainsi la liste déjà longue des formes de ce groupe.
Localités. — Le Peloua (PI. XXII, fig. 11-14) coll. Degrange-Touzin ; coll. de Sacy, Peyrot, etc ; Saucats (Lagus), d’après Benoist. Léognan (Thibaudeau) coll. de Sacy. — Burdigalien.
21(8. Cardium turonense Mayer em. (1).
PL XXII, fi g. 19-20.
J833. Cardium cchinatum Desh. B. S. G. F., 111, p. 128 ( non Lin).
1837. Cardium cchinatum var. minor Dujardin Mém. Tour , p. 263.
1850. — Desh. Traité élém. Conch., II, p. 69.
1870. Cardium turonicum Mayer in Hœrnes. Tert. Beek.Wien, II, p. 188
(cxcl. fuj.).
Dollf. Dautz. Et. prél. Tour., p. 7.
Degr.-Touz. Et. foss. Orthez, p. 413.
Ivolas et Peyrot. Contr. fal. Tour., p. 115, pl. III,
fig. 13, 16.
Taille relativement petite; forme orbiculaire, transverse, plus large que haute, jn’esque équilatérale; côté antérieur arrondi, côté postérieur un peu plus long, obliquement tronqué sur son contour anal; bord palléal fortement arqué, raccordé par des courbes inégales avec les contours latéraux; crochets gonflés, presque opposés ou faiblement prosogyres, silués un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur à peu près rectiligne et peu déclive, de part et d’autre du crochet. Surface dorsale bombée, un peu déprimée sur la région anale, ornée de seize ou dix-sept côtes rayonnantes, saillantes, à section trigone, séparées par des interstices un peu plus étroits que leurs bases, armées de pédoncules tubulés et écartés qui deviennent épineux sur les côtes extrêmes; dans les intervalles et sur toutes les parties non décortiquées du test, on distingue des rides d’accroissement grossières et serrées, un peu en ziczag, mais non chevronnées, qui empiètent sur les flancs des côtes sans y remonter complètement. Charnière assez épaisse, bisinueuse sur son contour inférieur : 3a et 3 b presque égales et orthogonales; A l et A III, PI et P III presque équidistantes, séparées entre elles par de très larges fossettes.
1) Mayer a écril il lorl turonicum qui signifierait « luronien », lundis qu'il s'agit d’un Cardium de la Touraine.
Impressions musculaires peu marquées, placées très haut; bord palléal lacinié par de très profondes crénelures.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 11 mill.; diamètre umbonopalléal : 10 mill.
Rapp. et diff. — La dénomination turonicum a été appliquée par Mayer à la forme de la Touraine que Dujardin et Deshaves confondaient avec C. echinatum, et qui s'en distingue par le nombre de ses côtes élevées, plus larges que leurs intervalles, ainsi que par la disposition toute particulière des rides qui garnissent ceux-ci. Hœrnes, en adoptant la dénomination que Mayer lui avait indiquée dans ses lettres, et en reproduisant à peu près textuellement la diagnose originale de Dujardin, a figuré des échantillons du Bassin de Vienne qui sont évidemment différents de la coquille de la Touraine : aussi n’avons nous compris dans notre synonymie, ni les figures de Ho-rnes (pl. XXVII, fig. 3), ni la citation C. Deshaycsi Hauer {non Payr ), ni celle de Hœrnes (1848) qui visent les échantillons du Bassin de Vienne dont la détermination serait à contrôler et qui ne peuvent, en tous cas, porter le nom turonense.
C. turonense a invariablement trois ou quatre côtes de moins que C . pelouatense que Benoist avait confondu avec lui; en outre, tandis que les fines lamelles d'accroissement de la coquille burdigalienne présentent des chevrons dans les intervalles des côtes et remontent sur leurs flancs, les rides grossières et bien différentes de C. turonense n’y remontent que partiellement; enfin, les cardinales de la valve droite sont moins divergentes. Si on compare la coquille helvétienne à C. leognanense, on trouve également les mêmes différences dans l'ornementation, et les côtes sont encore moins nombreuses avec des pédoncules moins épineux. En résumé, on suit très nettement l’évolution des trois mutations aquitanienne, burdigalienne et helvétienne.
Localités. — Salles (Largileyre), plésiotype (Pl. XXII, fig. 19-20), coll Duvergier; coll. Degrange-Touzin. Salles (M1*» Débat), coll. Bial- Neuville. Orthez, fuie Degrange-Touzin. — llelvétien.