Cardium ( Trachycardium) polycolpatum non. sp
PI. XXII, fig. 29-33.
1825. C. multicoslatum Var. «, Bast. Env. Bord., p. 83, pl. 6, fig. 9.
1836. — Grat. Cat. Gir., p. 60 ( non Br.).
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 45, n° 106.
Test peu épais. Taille moyenne, forme convexe, peu obli-
que, dissymétrique plutôt qu’inéquilatérale; côté antérieur largement arrondi, à peine plus court que le côté postérieur qui est obliquement tronqué et raccordé par un arc à court rayon avec le bord palléal arrondi; crochets gonflés, opposés, situés presque au milieu ou très peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur à peu près rectiligne et également déclive de part et d’autre du crochet. Lunule et corselet lisses, peu distincts; surface dorsale bombée, faiblement déprimée sur la région anale; cinquante-cinq à cinquante-huit côtes rayonnantes, aplaties, séparées par d’étroites rainures non cloisonnées; quand l’ornementation n’est pas effacée par l’usure (ce qui est le cas le plus fréquent), ces côtes portent — à l’arrière et jusque vers le milieu — des carènes latérales et dentelées qui s’alignent sur le flanc postérieur de chaque côte; puis, vers le milieu, ces carènes s’adoucissent, les dentelures se transforment en papilles imbriquées, très serrées sur les^ côtes antérieures où elles occupent la partie médiane de chaque côte.
Charnière assez puissante : 3/, formant un talon triangulaire et saillant sous le crochet, complètement séparée par une fossette de 3a qui est minuscule et presque confondue avec le bord antéro-supérieur; A I et PI trigones, saillantes, à peu près symétriques, A III beaucoup plus courte et proéminente, tandis que P III est rudimentaire; 2 et A/, inégales, quoique isocèles; A II longue et saillante, P II bien formée, mais courte; nymphe large, assez longue et aplatie, séparée par une large et profonde rainure de la dernière côte très grossièrement dentelée, qui fait saillie sur le bord postéro-supérieur.
Impressions musculaires bien gravées, inégales, symétriquement placées; bords finement laciniés, un peu plus grossièrement à l’arrière.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 34 mill. ; diamètre umbonopalléal : 34 mill.
Rapp. et diff. — Cette coquille a toujours été confondue avec celle du Pliocène et du Miocène supérieur ou moyen : elle s’en distingue cependant, à première vue, par sa forme moins oblique, plus largement
arrondie en avant; par ses crochets situés beaucoup plus vers Je milieu des valves; par ses lamelles latérales presque équidistantes; par la crête plus saillante que forme sa dernière côte anale; par ses crénelures inégales sur les bords, etc... Ces différences sont constantes et justifient la création d'une mutation tout à fait distincte pour les provenances aquitanienne et burdigalienne, de sorte que C. multicostatum ne commence à apparaître qu’à partir de l'Helvétien (1). Les spécimens du Miocène supérieur de Koubanne (Russie), déterminés sous le nom multicostatum par feu Sokolow (coll. Cossmann), ne ressemblent ni à cette espèce ni à C. pohjcolpatum : ils sont plus transverses et leurs côtes anales sont plus larges. D'après l’atlas de Hœrnes, ceux du Bassin de Vienne ont bien exactement la forme dissymétrique de la coquille astienne, de même que nos échantillons de la Touraine et de Col 1 i Torinesi. C. polycolpatum est donc, jusqu’à présent^ localisé dans l'Aquitaine.
Localités. — Saucats (Le Son), valve droite (PI. XXII, fig. 31-32), coll. de Sacy; (Lariey, Moulin de l'Eglise), coll. Cossmann. Léognan (Le Tliil), coll. Degrange-Touzin ; Villandraut (Gamachot), valve droite, coll. Bial-Neuville ; Mérignac (Baour), valve droite, même coll. Cabanac (Pouquet), Corbieu (M. de Carreau), coll. Degrange-Touzin. Assez rare. — Aquitanien.
Léognan (Coquillat), exemplaire valvé (fig. 30 et 33), coll. de Sacy; une valve gauche (fig. 29), coll. Bial-Neuville, coll. Peyrot. Saucats (Peloua), Cestas, même coll. Thibeaudeau, Martillac (Pas de Barreau), La Brède (Moras sup>'j, coll. Degrange-Touzin. Assez rare. St-Paul-lès-Dax, Saucats (Giraudeau), coll. Benoist, coll. Cossmann. — Itiirriigalicn.