Cardium (Lævicardium) pantecolpatum (D nov. sp
Pl. XXIII, fig. 32-35.
Taille au-dessous de la moyenne; forme ovoïdo-subtrigone, convexe, à peine oblique, un peu plus large que haute, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, un peu plus court que le côté postérieur dont le contour à peine convexe est subanguleux à sa jonction avec le bord palléal très arqué au milieu; crochets saillants, gonflés, à peine prosogyres, situés aux quatre neuvièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur très peu arqué, également déclive de part et d’autre du crochet. Lunule indistincte et corselet formant un petit renflement arrondi: surface dorsale bombée au milieu, légè-
(1) Etym : 7rav*ï;, partout; xoXitoç, côte.
rement déprimée en arrière, ou meme excavée contre le renflement du corselet ; quarante-cinq côtes rayonnantes, aplaties, séparées par des rainures gravées sous l’épiderme vernissé des valves, simplement ornées de très fines stries d’accroissement en zigzag sur les côtes et rainures; les côtes persistent jusque contre la lunule et le corselet.
Charnière assez épaisse quoique étroite : 3/, formant un talon saillant qui diverge obliquement sous le crochet; 3a réduite à une crête minuscule et horizontale; AI, PI proéminentes et équidistantes, tandis que A III et P III sont beaucoup plus faibles et plus courtes; 2 épaisse et oblique, plus mince, non isocèle; A II et P II saillantes; nymphe plate et courte.
Impressions musculaires inégales, équidistantes, réunies par une ligne palléale bien visible, surtout du côté anal; bords assez grossièrement dentelés, sauf aux extrémités où les crénelures décroissent.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 19 mill. ; diamètre umbonopalléal : 18 mill.; épaisseur d'une valve : 8 mill.
Rapp. et diff. — Cette coquille parait avoir été confondue dans les collections avec C. fragile Brocchi, dont M. Sacco ne fait qu’une variété pliocénique de C. norvegicum Spengler, tandis que M. Cerulli-Irelli ne mentionne même pas l’espèce de Brocchi dans la synonymie de C. norvegicum, à Monte-Mario. D'après la comparaison que nous avons faite avec des spécimens de l’Astien du Piémont et de la Farnesina (coll. Cossmann), notre Cardium de Saubrigues diffère complètement de la forme pliocénique, comme aussi de l'espèce vivante, par ses côtes persistant jusqu’à la région lunulaire et jusque contre le corselet, tandis qu'elles s’effacent complètement chez C. norvegicum et chez sa variété fragilis; en outre, notre espèce est moins oblique, plus équilatérale, beaucoup moins haute et plus transverse, moins rectiligne sur le contour anal; enfin il y a quelques petites différences dans la charnière.
On peut encore comparer C. pantecolpatum à C. Jeffreysi Rigacci (in Cerulli-Irelli, loc. cit. p. 34, pl. XV, fig. 32) qui est plus transverse, plus dissymétrique, avec des côtes plus larges et plus marquées sur la région anale.
Quant aux Cardium du Bassin de Vienne qu’Hœrnes a désignés sous le nom fragile, il nous semble que c’est une tout autre espèce, plus orbiculaire et plus symétrique en tous cas que C. pantecolpatum, avec des côtes
beaucoup plus fines, produisant des crénelurcs plus serrées sur le^ bords.
Localités. — Saubrigues, cotypes (PI. XXIII, fig. 32 35), coll. Dumas, St-Jean-de-Marsacq, deux valves gauche de petite taille, coll. Bial- Neuville. — Tortonien. )