‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 265 sur 350 · Kellya (Di varikellyà) Sacyi nov. sp · texte numérisé non relu

Kellya (Di varikellyà) Sacyi nov. sp

PL XXV, fig. 74-75.

Test mince. Taille au-desous de la moyenne; forme un peu convexe, ovale-lransverse, inéquilatérale; côté antérieur arrondi, presque moitié plus court que le coté postérieur qui est ovale et plus atténué; bord palléal régulièrement arqué, se raccordant par des courbes dans le prolongement des contours latéraux; crochet petit, obtus, peu saillant, prosogyre, si lue à peu près au deux tiers (exactement 9/14) de la longueur, dû côté antérieur; bord supérieur un peu convexe en avant du crochet, plus élevé et plus déclive du côté postérieur. Surface dorsale bombée au milieu, comprimée sur les régions anale et buccale, à peu près lisse sauf de très fines stries d’accroissement, ornée en outre de larges zones rayonnantes et divariquées aux extrémités, que séparent des dépressions très obsolètes, se transformant — vers le bord palléal — en sillons plus marqués.

Charnière courte et étroite, fortement échancrée en arrière du crochet, prolongée en avant par une longue rainure contre le bord dorsal : 1 assez épaisse, un peu oblique sous le crochet; aucune trace de 3a au-dessous de la fossette antérieure, destinée à loger 2; une petite protubérance postérieure (3b?) limite l'échancrure ligamentaire dont le plancher est creux et incurvé au-dessus de la cavité umbonale; P I trigonc et saillante, un peu écartée en arrière; P III à peine visible, formée d’un léger renflement du bord dorsal, de l’autre côté de la fossette destinée à loger P II.

Impressions musculaires ovales, situées assez haut; ligne palléale brillante, peu écartée du bord auquel elle est parallèle; surface interne lisse jusqu’à une faible distance delà ligne palléale, puis marquée de costules rayonnantes et écartées qui correspondent aux sillons de la surface dorsale, et qui deviennent plus saillantes entre la ligne palléale et la

commissure des valves sur laquelle elles produisent de très légers festons.

Dim. Diamètre antéro-supérieur : 7,5 mil!.; diamètre umbonopalléal : 6 mill.

Rapp. et diff. — Beaucoup plus ovale et moins élevée, plus inéquilatérale et plus grande que K. filiola, cette intéressante espèce rappelle beaucoup, par sa forme et par son ornementation, quoiqu’elle soit moins inéquilatérale et plus arrondie, K. obliqua Caillat, du Lutécien des environs de Paris; en outre, sa surface externe porte des dépressions rayonnantes, correspondant aux côtes internes et nettement divariquées à l’arrière, tandis qu’on n’en observe pas chez l’espèce parisienne qui n’a que des costules écartées à l’intérieur des valves. Ainsi on retrouve dans le Bordelais les descendants des deux groupes de ces Divarikemja éocéniques dont aucun autre représentant ne semble encore avoir été signalé dans le Tertiaire supérieur d’aucune région.

Localités. — Pessac (Lorient), une valve droite (PI. XXV, fig. 74-75), coll, de Sacy; Mérignac (vallon du Peugue), une autre valve droite moins adulte, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien.

PSEUDOLEPTON Cossmann, 1895.

Forme ovale ou subquadrangulaire, déprimée; surface extérieure ornée de costules divergentes ou de lamelles granuleuses, non lisse en tous cas; charnière courte, profondément échancrée en arrière du crochet; formule cardinale semblable à celle de Kelly a, sauf que P III est invisible, que P I occupe le milieu du bord cardinal, à l’em- ,

Fig. 113. — Pseuaoleplon insigne Mayer. Burd.

placement de la nymphe

s’il y en avait une, et que P II est peu saillante; septum de la fossette ligamentaire très enfoncé dans la cavité umbonale et échancré en courbe sur son contour inférieur; ligne palléale simple, très écartée du bord lisse (G. -T. : Lepton insigne Mayer. Mioc.).

Ce genre s’écarte de Kellya par ses lamelles postérieures beaucoup moins saillantes, moins nettement engrenées; l’échancrure ligamentaire

est beaucoup moins ouverte, de même que chez Bornia ; mais la dent 1 est particulièrement développée, quoiqu’elle ne se prolonge pas en avant comme celle de Lasæokellya. La saillie très obsolète des lamelles postérieures (celle de la valve droite est simple), l'existence de 3a, différencient néanmoins ce groupe de Scintilla, et si on le compare à Lasæa, on trouve — outre l'ornementation et ia forme des valves — que son septum kellyoïde l’en sépare très nettement. En résumé, à part son ornementation de Lepton, c'est un Genre intermédiaire qui ne peut se confondre avec aucun de ceux que nous avons admis jusqu'à présent.

On n'a encore signalé Pscudolepton que dans le Miocène du Bassin de Vienne et du Bordelais, où une nouvelle espèce — à ornementation très différente de celle du génotype — a été récemment découverte. Quant à la valve du Pliocène de Cannes, dont il a été question à la suite de la diagnose originale, on ne peut affirmer qu’elle appartienne bien au même Genre, malgré son ornementation analogue : il faut attendre que l’on ait recueilli la valve droite.

Page 1