‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 298 sur 350 · Miltha (. Megaxinas ) Bellardiana [Mayer · texte numérisé non relu

Miltha (. Megaxinas ) Bellardiana [Mayer

PL XXVII, fig. 10-13.

Lucina miocænica Michelotti. Desc. foss. mioc., p. 114, pl. IV, fig. 10

(sola).

— Midi. Et. Mioc. inf., p. 69. (ex parle).1

Lucina Bellardiana Mayer. Tert. Azoren, p. 27-28.

— Font. Moll, plioc. val I . Rhône, II, p. 109.

Lucina neogenica Rovereto. Illustr. Moll, tongr., p. 119.

Lucina Bellardiana 1vol. etPeyr. Contrib. paléont. Touraine, p. 117. Megaxinus Bellardianus Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 75, pl.

XVII, fig. 29-31.

Test peu épais. Taille grande (dans le Bordelais); forme suborbiculaire, peu convexe, dissymétrique; côté antérieur bisinueux vers le bord lunulaire, régulièrement arrondi sur le reste du contour buccal, beaucoup plus court que le côté postérieur qui est verticalement tronqué sur son contour anal; bord palléal fortement arqué dans le prolongement du contour antérieur, raccordé par un angle très arrondi avec la troncature anale; crochets peu gonllés, saillants, prosogyres, situés aux trois cinquièmes de la longueur, du côté antérieur, bord supérieur excavé sous le crochet, puis il devient convexe et ensuite sinueux; bord supéro-postérieur régulièrement arqué jusqu’à la troncature anale avec laquelle il se raccorde par un angle très arrondi. Lunule creuse, lancéolée, limitée par un gradin qui s’oblitère à mesure que la coquille vieillit; corselet réduit à une carène tranchante; surface dorsale médiocrement bombée, marquée en arrière d’une large dépression excavée que limite un pli rayonnant; une autre dépression rayonnante et cicatriculée correspond à la sinuosité du contour antérieur; toute la surface est couverte de lamelles excentriques, assez régulières, peu saillantes qui se relèvent un peu sur la dépression anale et se serrent davantage sur la dépression buccale; cette ornementation s’efface presque complètement sur les spécimens du Tortonicu qui sont d’ailleurs de petite taille.

Charnière édentée, anguleusement arquée sous le crochet

où le plateau cardinal est précisément très rétréci par la cavité de la lunule; nymphe réduite à une arête rectiligne et très longue; aire ligamentaire large et aplatie, un peu creusée seulement près de la rainure qui la sépare du corselet. Impression du muscle postérieur grande, ovale en hauteur; digitation du muscle antérieur longue, rectiligne, arquée à son extrémité, assez large, parallèle à la ligne palléale qui aboutit normalement au contour de l’adducteur postérieur; bords lisses ; surface interne rayonnée, surtout vers la ligne palléale.

Dim. Diamètres : 48 mill.; épaisseur d’une valve : 9 mill.

Rapp. et diff. — Ainsi que l'ont expliqué successivement MM. I volas et Peyrot, Sacco, Dollfus et Dautzenberg, Mayer a séparé avec raison les deux espèces que Michelotti avait réunies sous le nom miocænica qui doit être réservé à la forme pourvue de lamelles latérales ( Phacoides ), tandis que l'autre est un Megaximis édenté qui est bien différent de il/. incrassatus par son galbe tronqué en arrière, bisinueux en avant, par ses lamelles plus régulières, par sa charnière plus arquée sous le crochet, par sa digitation moins large et plus longue, par son aire ligamentaire plus aplatie, etc.

D’auire part, Miltha multilamellata — qui a aussi des lamelles courtes — a une forme plus irrégulière, et sa charnière est pourvue de dents cardinales, de sorte que c’est un Eomiltha et qu'on ne peut les confondre ensemble.

M. Sacco n'a pas précisé si le nom Bcllardianus devait être réservé à la mutation miocénique; il semble bien avéré que la mutation pliocénique est celle à laquelle doit s'appliquer le nom cunclata Fontannes ; nos spécimens de l’Aquitanien ressemblent tout à fait aux figures publiées pour M. Bellardianus de l’Helvétien du Piémont, et ils ne diffèrent du type de l’espèce (fig. 29) que par leur surface plus régulièrement ornée ; mais nous avons aussi dans le gisement de Saubrigues, des spécimens presque entièrement lisses et de petite taille comme le type; nous ne pensons donc pas que les échantillons de l’Aquitanien constituent une mutation ancestrale.

M. Rovereto avait proposé de changer le nom de l’espèce sous le prétexte qu’il existe déjà Lucina Bcllardii d'Arch . mais il n’a pas été suivi par M. Sacco, et nous pensons que les règles de nomenclature recommandent simplement d'éviter à l’avenir que les cas similaires se reproduisent, mais qu’elles n’ont pas un caractère rétroactif.

Localités. — Léognan (le Thil infér.), plésiolypes (PI. XXVII, fig. 10- 13), col l. de Sacy. — Aquitaiiien.

Saubrigues, jeunes spécimens typiques, coll. Degrange-Touzin. —

Tortoiiieii.

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