Phacoides subMichelottii [Sacco
PL XXVIII, fig. 51-54.
1858. Lucina Bronni Mayer. Journ. Conck., VII, p. 7-4 (ex parte).
1901. Lucina Mcneijhinii De Stef. et Pant. in Sacco, loc. cit.
1901. — var. subMichelottii Sacco. p. 85, pl. XX, fig. 10-11 .
Test épais. Taille assez petite; forme orbiculaire, peu convexe, équilatérale, peu dissymétrique; côté antérieur arrondi à partir de l’angle à l’extrémité du bord lunulaire; côté postérieur subtronqué sur son contour anal ; bord palléal régulièrement arqué dans le prolongement du contour buccal, se raccordant par un angle 1res obsolète avec la troncature anale; crochets très petits, à peine saillants, prosogyres, situés à peu près au milieu; bord lunulaire excavé en avant du crochet, déclive et peu arqué en arrière où il fait un angle très obtus avec la troncature anale. Lunule étroite, lisse, très profondément excavée, de sorte qu’elle rétrécit à la largeur d’une arête le plateau cardinal; corselet réduit à la carène ligamentaire; surface dorsale peu bombée au milieu, munie à l’arrière et à l’avant de deux dépressious rayonnantes, inégales, celle du côté anal est plus large et correspond à la troncature du contour postérieur; elles sont toutes deux limitées par des plis obtus; l’ornementation est peu visible dans le voisinage des crochets, puis les lamelles concentriques, régulièrement écartées, commencent à apparaître sur le dos au diamètre de o millimètres; elles sont assez saillantes vers les bords et surtout relevées sur les deux dépressions où on les distingue à partir du crochet; elles forment de petites crénelures sur les carènes du corselet et de la lunule, comme chez Myrtea spinifera.
Charnière peu épaisse, régulièrement arquée ou anguleuse siu' le milieu de son contour inférieur : 3„ imperceptible et finement allongée contre la lunule; 3/, peu saillante et courte, non hilohée ; AI et PI inéquidistantes, à peine proéminentes; nymphe et rainure ligamentaire étroites, très allongées; 2
obtuse et séparée de la lunule par une élroite rainure qui reçoit 3„; étroite, peu distincte, peu oblique; A II et surtout PII à peine indiquées. Impression du muscle postérieur ovale ou subrhomboïdale ; digitation du muscle antérieur large, peu allongée, divergente à son extrémité; ligne palléale médiocrement écartée du bord qui est entièrement dépourvu de crénelures; surface interne obtusément cariée le long et au-dessus de la ligne palléale.
Dim. Diamètres : H mill.
Rapp. et diff. — Quoique celte coquille ait presque la même forme que P. Michelottii, elle s’en distingue, à première vue, par ses lamelles au lieu de cordons concentriques et par la petitesse de ses dents cardinales ; son contour antérieur est très différent et sa troncature anale est beaucoup moins nette; il en résulte une forme plus orbiculaire que quadrangulaire : la séparation de ces deux formes est donc amplement justifiée. Mais il est impossible, à notre avis, de les considérer comme une simple variété de P. Meneghinii qui a une forme bien différente, plus haute, tronquée en avant comme en arrière, avec des crochets plus saillants, situés plus en avant, et avec des dents plus fortes ; c’est plutôt par ces caractères que par la persistance des lamelles dorsales que l’on doit se guider pour les distinguer l’une de l’autre.
En ce qui concerne la dénomination à attribuer à ce fossile, il y a lieu de remarquer que le nom Broniii était préemployé, que le nom de liste unguis Bon. s’applique aussi bien au fossile pliocénique qu’au fossile miocénique, de sorte qu’il ne pourrait prévaloir sur le nom subMichelottii qui précise bien la forme que nous avons en vue. Mayer avait d’ailleurs confondu les deux espèces, et il a cité les environs de Dax en second lieu, le type provenant de Castel’Arquato, c’est-à-dire du gisement pliocénique visé par De Stéfani et Pantanelli pour Lucina Meneghinii.
Localités. — Saubrigues, plésiotypes (PL XXVIII, fig. 51-54), coll. Dumas; même loc., coll. Benoist. — Tortonien.
Peyrehorade (Peyrère), jeunes individus dépourvus de lamelles au milieu, coll. Raulin. — llelvéticn.