Semicorbula Nadali nov. sp. PI. III, fig
Test nu peu épais. Taille assez grande; forme amygdaloïde, médiocrement convexe, inéquilatérale; côté antérieur un peu plus allongé et plus atténué, formant un large bec sinueux sur son contour inférieur; côté postérieur largement arrondi; bord palléal convexe et proéminent au milieu, raccordé en arc de cercle avec le contour anal, sinueux à sa jonction avec le bec antérieur; crochet petit, peu gonflé et peu saillant, prosogyre, situé un peu en arrière de la ligne médiane. Surface dorsale peu bombée, marquée en avant par un pli obsolète et rayonnant qui est bordé en avant par une légère dépression; ornementa lion formée de fines lignes d’accroissement, ondulées par le pli rayonnant, plus lamelleuses vers le bord palléal. Charnière conforme à la diagnose générique. Surface interne brillante, vaguement rayonnée; impression du muscle postérieure grande et arrondie, impression antérieure étroite et palmiforme; ligne palléale assez écartée du bord, rejoignant les adducteurs sans former aucun crochet ni d’un côté ni de l’autre.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 14 mill . ; diamètre umbono-
Rapp. et difif. — Nous ne connaissons rien de semblable ni dans les mers actuelles ni dans les terrains tertiaires; il est possible que la découverte d’une valve opposée jette un peu plus de lumière sur cette détermination et qu’elle modifie même notre manière de voir sur le classement de la coquille; c’est pourquoi nous la signalons instamment à l’attention des chercheurs.
Localité. — Mérignac (Le Pontic), unique (PI. III, fig. 5-6), col!. Nadal.
PLEURODESMA.TIDÆ Cossm. 1909, noo. Fam.
Coquille subtrigone ou transverse, carénée en arrière, à bord palléal presque rectiligne, à crochets antérieurs et prosogyres;
charnière intermédiaire entre celle de Corbula et celle de Glycymeris, à ligament externe et cartilage interne, surtout caractérisée par son cuilleron interne sur les deux valves, destiné à loger un cartilage assez gros et allongé; pas de sinus palléal.
Nous jugeons nécessaire de proposer cette nouvelle Famille pour le G. fossile Pleurodesma qui s’écarte des Myacidæ par l'absence d’un cuilleron saillant sur la valve gauche, où il est remplacé par un cuilleron interne, symétrique à celui de la valve droite; d’autre part, l’existence d’une dent 2 parfaitement formée rapproche cette Famille de celle des Panopées qui s'écartent de Pleurodesma par l’absence de cuilleron interne.
PLEURODESMA Mayer, in Hœrn. 1859.
Test assez épais. Taille assez grande; forme équivalve, non bâillante, triangulaire ou tétragone, inéquilatérale, tronquée et carénée en arrière, rugueusement striée sur la surface dorsale; dents 3a forte,
3* rudimenlaire et souvent peu visible,
2 assez saillante; nymphe peu saillante Fig. 6. — charnière de
. . . Pleurodesma.
au-dessus d un cuilleron submarginal,
logé à l’intérieur de la cavité umbonale et s’allongeant presque parallèlement au bord supéro-postérieur, sur chacune des deux valves; impressions musculaires peu visibles; impression palléale entière.
Fischer a classé, avec un point de cloute, ce Genre dans la Famille Lyonsiidæ dont il s’écarte complètement par sa charnière ; c’est sur le conseil de M. Douvillé que nous le rapprochons des Saxicavidæ, en lui attribuant cependant une Famille distincte à cause de ses caractères anormaux; si la dentition est analogue à celle de Glycymeris, la présence d’un cuilleron allongé et caché à l’intérieur de la cavité des valves, comme cela a lieu sur la valve droite seulement de Sphenia, indique une organisation intermédiaire entre les deux autres Familles.
On confond souvent, à cause de la forme extérieure, des Basterotia carénées avec Pleurodesma, mais la charnière est bien différente, et il n’y a pas de cuilleron interne chez les premiers qui — malgré leur forme très voisine — appartiennent à une Famille tout à fait distincte.
50 Pleurodesma Desmoulinsi [Poliez et Michaud] em.
PI. III, fig. 28-34.
. 1844; Byssomya Moulinsi Potiôz et Mich. Gai. Mus. de Douai, II, p. 265,
pi. LX VII, flg. 10-11.
1873. Pleurodesma Moulinsi Benoist. Cat. Saucats, p. 21, n° 19.
1886. — Dollf. Dautz. Et. prélim., p. 5.
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp. Tour., p. 7.
1902. Pleurodesma Desmoulinsi Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 88,
pl. II, flg. 23-27.
Test médiocrement épais. Taille assez grande; forme convexe, non bâillante, trigone, oblique, 1res inéquilalérale ; côté antérieur court et arrondi; côté postérieur deux fois plus allongé, déclive, subanguleux à sa jonction avec le contour palléal qui est rectiligne; crochet petit, déprimé, prosogyre, situé à peu près au tiers de la longueur de la valve du côté antérieur. Surface externe irrégulièrement striée par des accroissements rugueux qui sont beaucoup moins visibles sur toute la région anale, à partir d’un angle obsolète et décurrent qui rayonne du crochet vers l’angle inféro-postérieur ; un autre angle très émoussé limite aussi la région buccale. Charnière composée, sur la valve droite, d’une forte dent 3j saillante comme un croc et placée sous le crochet contre le bord cardinal antérieur de la valve droite; une étroite fossette, destinée à loger la dent 2, la sépare d’une protubérance rudimentaire 3a confondue avec le rebord supérieur qui cesse subitement vis-à-vis le crochet; le bord ligamentaire est un peu en retrait et une arête externe limite le corselet qui est étroit et très allongé; au-dessous de lui s’élève la nymphe peu saillante, et enfin, à l’intérieur de la cavité umbonale, sur toute la longueur de cette nymphe, s’étend un long cuilleron peu profond, épais et fortement enchâssé dans la cavité, limité par un rebord bien caréné qui vient se rattacher à la nymphe, à son extrémité postérieure; sur la valve gauche, une dent 2 séparée du rebord antérieur par la fossette de 3a, puis en arrière de cette dent 2 est une énorme échancrure en communication avec le cuilleron caché dans la cavité umbonale
Impressions musculaires peu visibles, paraissant allongées; impression palléale irrégulièrement écartée du bord, paraissant dépourvue de sinus du côté anal.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 23 mil!.; diamètre umbonopalléal : 18 mill.
Rapp. et diff. — Cette coquille, qui se distingue de P. Mayeri par sa forme plus nettement triangulaire, n’avait jamais ét.é décrite en détail; Potiez et Michaud en ont donné une diagnose latine en deux lignes, très vague, que MM. Dollfus et Dautzenberg se sont bornés à reproduire entre guillemets. Benoist a seulement rappelé que l’espèce avait été originellement décrite dans le G; Byssomya Cuvier ( Saxicava ) et qu’elle présente, ce qui est parfaitement exact, tous les caractères du G. Pleuroclesma Mayer {in H cernes).
l.a coquille, en principe complètement trigone, est souvent déformée à ses extrémités par des cicatrices profondes qui témoignent qu’elle vivait probablement attachée à des corps durs, irréguliers et munis de saillies tranchantes. Nous n’avons pu en étudier très exactement les impressions musculaires, et l’impression palléale nous a paru dépourvue de sinuosité en arrière, autant qu’on peut en juger en faisant miroiter les valves sous la lumière: les figures publiées par MM. Dollfus et Dautzenberg n’en indiquent pas davantage l’existence ; elles représentent bien la même espèce dans l’Helvétien. C’est avec raison que ces deux auteurs ont rétabli le nom Desmoulinsi, estropié à tort Moulinsi par Potiez et Michaud, sous prétexte de latinisation.
Localités. — Pont-Pourquey, deux valves un peu déformées (PL 111, fig. 28-29, 32-33), col! . Cossmann; Léognan (fig. 30-31 et 34), commune, coll. de l’Ecole des Mines. — Burdigalien.
Balizac {fide Degrange-Touzin) ; Mérignàc (Pontic), coll.Nadal, commune; Léognan (le Tliil), rare, coll. Degrange-Touzin. — Aqiif (anlcn.