Mactra ( Barymaclra ) burdigalensis Mayer
PI. V, fig. 33; et PI. VI, fig. 18
1864. M. burdigalensis Mayer. Journ. Conch., XII, p. 351, pl. XIV, fig. 2.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 26, n. 38.
Test très épais. Taille très grande; forme très convexe, subtrigone ou cyprinoïde, élevée et presque aussi haute que large, inéquilalérale, le côté antérieur étant plus atténué et plus court que le côté postérieur qui est plus largement développé, quoique un peu sinueux à sa jonction avec le contour palléal qui est surtout convexe au milieu; crochets gonflés, cordiformes, saillants, prosogyres, inclinés au tiers de la longueur du côté antérieur ; bord supérieur rectiligne et déclive en avant, plus dilalé et légèrement convexe en arrière du crochet. Lunule et corselet excavés, non limités ni sillonnés; deux ou trois angles rayonnants du côté anal séparent la région dorsale qui est lisse jusqu’aux crochets et simplement marquée de plis irréguliers d’accroissement. Charnière épaisse, mais concentrée, comportant : sur la valve droite, la dent lambdiforme 3* confondue avec la paroi de la fossette piriforme, 3^ presque adhérente au bord supérieur; lamelles I et III très rapprochées, 1 très épaisses et cariées ou granuleuses sur leur face interne, III très minces et implantées sur le bord supérieur; sur la valve gauche, la dent lambdiforme à branches très ouvertes et inégales, 2 * plus court que 2a et doublée d’une lame bien distincte de la paroi de la fossette, lamelles II cariées et très rapprochées; au-dessus des dents et de la fossette s’étend une lame septi-
forme et largement aplatie qui forme l’extrémité du bord supéroantérieur (c’est ce que M. Dali nomme l’éperon) et qui se superpose à la nymphe formant l’extrémité du bord supéro-postérieur et d’ailleurs bien nettement séparée de la fossette. Impressions musculaires ovales, bien gravées, la postérieure située plus haut que l’antérieure; sinus relativement court, étroit et descendant; ligne palléale peu écartée du bord, doublée à quelque distance en dessus par une rangée de ponctuations qui relient la base du sinus à la pointe du muscle antérieur.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 100 mill. ; diamètre umbonopalléal : 90 mill.; épaisseur d’une valve : 30 mill.
Rapp. et diff. — Nous ne connaissons pas de jeunes individus de cette énorme espèce ; néanmoins, même en tenant compte de l’exagération gérontique de certains caractères, il est impossible de la confondre avec M. substriatella qui atteint quelquefois presque la même taille. Ses crochets cordiformes, beaucoup plus inclinés en avant, son éperon beaucoup plus développé au-dessus de la fossette, sa lame 4é. bien plus visible, l’absence de rides sur les crochets, sont autant de critériums distinctifs et très importants qui justifient la séparation spécifique proposée par Mayer et la création de Barymactra.
Il n’y a d’ailleurs aucune forme semblable, signalée dans les autres régions tertiaires d’Europe, ni au même niveau ni au-dessus.
Localités. — Léognan, plésiotypes (PI. V, fig. 33; PI. YI, fig. 18), colt, de l’Ecole des Mines; Saint-Paul, près Dax, coll. Benoist au Mus. d’Hist. nat. Bord., Saucats (Giraudeau) fide Benoist ; Cabannes, coll. de la Sorbonne, Dollfus. — Curtlfgalien.
Mérignac (Baour), niveau inférieur, coll. Nadal ; Saint-Avit ( f . Benoist); Mérignac (Poulie), coll. Nadal. — Aquitanien.