‹ Conclusions statistiques contre les détracteurs de la vaccineChapitre 3 sur 52 · FIN DE LA TABLE · texte numérisé non relu

FIN DE LA TABLE

Index des signes et de leur valeur .

Quelques abréviations en usage chez les statisticiens ont été employées dans ce livre, particulièrement dans les notes justificatives. Bien que nous ayons pris soin, dans le cours du volume, d’indiquer la valeur de ces signes, nous en donnons ici le résumé.

P Population moyenne.

P' Population moyenne mâle.

P" Population moyenne féminine.

ND

m Population comprise entre l’âge n et l’âge m : par exemple, P'ao. .25 , Population mâle âgée de 20 à 25 ans, etc. Nombre moyen annuel des décès.

— décès masculins.

— décès féminins.

m • — décès compris entre l’âge n et

l’âge m: par exemple, D'20 . . 25 , nombre annuel des décédés mââgés de 20 à 25 ans.

oo et D/t. . oo Population et décédés de l’âge n et au delà. Nombre moyen annuel des naissances (mort-nés compris).

— des naissances masculines.

— des naissances féminines.

— des mort-nés.

Survivants après l’accouchement, ou les naissances sans les mort-nés.

S| > • • « » S2 , S2Q , . . . , etc. , Nombre des survivants à l’âge de 1 , 2, ... , 20 ans, ou Nombre de ceux qui achèvent leur première, leur seconde, . . . , leur vingtième année.

G Danger de mort ou Coefficient de mortalité; C'„. .w, Coefficient de mortalité des mâles dont l’âge est compris entre n et m; C"„. . m, même valeur pour les femmes.

V.set V45 ont été employés par erreur, pages 192 et 193 , au lieu de Sj5 et S45.

V„ Vie moyenne.

PRÉFACE

La vaccine a été l’occasion de ce livre ; elle en retirera, nous l’espérons, quelques avantages: c’est ainsi qu’en a jugé l’Académie de médecine. Mais, nous en devons l’aveu au lecteur, elle n’a pas été la pensée intime qui nous a surtout échauffé et soutenu dans un travail qui est loin de représenter par son volume tout ce qu’il nous a coûté de recherches, de temps et d’ef- • forts. La vaccine a été l’héroïne nominale de l’œuvre, mais non uniquement celle de hauteur. Sans doute le cow-pox est un prophylactique précieux 5 il y a cependant, selon nous, quelque chose de plus précieux que la découverte d’un fait, d’un remède, môme d’un prophylactique, c’est celle d’une méthode de travail, d’ investigation.

Descartes a donné au monde sa méthode de recherche, le doute et la déduction métaphysique. Il a doté aussi les mathématiques et la physique de découvertes du premier ordre. S’il eût fallu pourtant que tous ses travaux fussent perdus, sauf un seul, hésiterait-on dans le choix de celui qu’il eût été désirable de conserver?

Lavoisier a donné à la chimie des découvertes immortelles, une théorie admirable. Cependant M. Dumas n’hésite pas à dire que ce qui a été encore plus précieux , plus fécond pour la science, c’est qu’il a fait

PRÉFACE

adopter à la chimie un petit et modeste instrument

d'investigation , la balance.

Et d ans le domaine des sciences médicales, l’auscultation, la percussion ne sont-elles pas, comme moyens d’investigation, des découvertes infiniment plus fructueuses que tous les autres travaux de leurs illustres auteurs ?

Cela est évident : c’est dire qu’une source de découvertes vaut mieux qu’une découverte, comme une mine d’or vaut mieux qu’un morceau d’or. Selon nous, la vaccine est le morceau d’or, mais la méthode statistique est la mine.

C’est donc surtout le désir de mettre en honneur la statistique négligée qui nous a soutenu dans le travail; c’est l’espoir de faire sentir la puissance de cette méthode de recherche et d’analyse à ceux que leurs études et leur profession mettent à même d’en retirer le plus grand fruit.

Nous n’avons, on le pense bien, nulle prétention à l’invention. La méthode statistique a été souvent employée avec succès dans diverses sciences, en astronomie, en physique, en finances, en économie politique et même quelquefois en hygiène publique.

A-t-elle été appliquée à la médecine? Nous osons en douter, tant nous distinguons, avec M. le professeur Gavarret , la méthode numérique de la méthode statistique.

Le génie du numérisme, tel qu’il a été appliqué par ses célèbres promoteurs, c’est la précision , c’est la substitution, fort louable d’ailleurs, de la mesure et

•PRÉFACE

du chiffre à la sensation indéterminable par le langage, (et par suite vague et fugitive : le génie de la méthode statistique, l’idée fondamentale autour de laquelle se

I groupent toutes les autres, c’est la détermination des valeurs moyennes, l’étude de ces moyennes, de leurs (oscillations, etc.

Nous croyons donc que la méthode statistique n’a encore été que fort peu appliquée aux recherches médicales, notamment à celles de la thérapeutique ; et nous î ajoutons (c’est pour nous une conviction vive et ardente) j que nulle branche des connaissances humaines n’a plus i à attendre de cette application que la science médicale. Malheureusement la statistique ne peut guère être appliquée à la médecine que sous l’action des volontés collectives, et à la condition expresse que les médecins ; se livreront à l’étude préalable de cette méthode d’ana-

Nous avons donc aspiré à ce que notre travail pût favoriser un mouvement si désirable.

En prenant la vaccine pour exemple des investigations auxquelles la statistique donne lieu pour arriver à la vérité, nous devrons à M. H. Carnot ce bonheur, de q pouvoir montrer du même coup les aberrations auxquelles on arrive quand on prétend se servir de cette | méthode sans en connaître les règles. Ainsi, en joignant / à la partie positive, ou institution des principes, la pari] tie négative, ou réfutation des erreurs’, nous espérons 1 donner, sans sortir de notre sujet, une idée juste de la

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