Concours d'agrégation 1892, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et publications du Dr E. Cassaet candidat à l'agrégation pour la Faculté de médecine
De la pathogénie des accidents de l’Air comprimé .(Thèse inaugurale couronnée par la Faculté dé médecine : prix Godard, médailled’argent et 200 fr.).
Accidents de l’air comprimé.
L’intensité des accidents dépend de trois facteurs : 1° le degré de pression atteint (le maximum atteint est de 5.5 atmosphères) ; 2° la rapidité de la décompression (froid) ; 3° la durée du séjour dans l’air comprimé.
Jusqu’à 2 atmosphères pas d’accidents ; de 2 à 3 des accidents légers : démangeaisons, dou-
atmosphère limitée; par l’intermédiaire de laquelle s’effectuent les échanges gazeux respiratoires ou ceux de la fonction ' chlorophyllienne,jet il’a'pu en Conclure ÿu’il'n’y a, à proprement par- 1er, ni plantes hï animaux aquatiques. :( y- Puis, ayant appliqué aux tissus de l’organisme la même, série de recherches, il a vu que la diffu-
seulement au niveau, des que: : ceux-ci, possédaient
tympan sont le fait de l’augmentation de près-*: sion que subit sa face externe et de: l’oblitération simultanée, complète ou partielle', de latrompe: d’Eustache : de là, un défaut d’équilibre entre les deux faces du tympan et traction sur les points
digestif : Au moment de la décompression, ibse: produit uné dilatation marquée de gaz intesti-, naux; de là des éructations, desvértiges à sto-\ macho lœso et des répercussions sur.les organes; éloignés (Bouchard), peut-être une. dilatation; permanente du ventricule;
• 2“ Atmosphères sans communication, directe avec l’extérieur : ..
. Au moment de. la compression il se fait, par
l'atmosphère c Maissiladét
produit une lume de ces
brusque augmentation dans le voatmosphères antérieurement exis-
paroi des vaissaux qu’il est très facile de déceler; ou enfla à, la pénétration dans les lumières veineuses ou artérielles des atmosphères péricapiilaires et grâce à la perméabilité de leur paroi qu’on peut ' considérer comme liquide.
(Exner).
Les accidents paraissent avoir une gravité mécanique en raison directe de la'richesse de l’organe en tissu conjonctif et de la laxité çie ce tissu conjonctif.
. [Depuis la publication de ce mémoire, M. le professeur. Debove et M. Rémond (de Metz) ont: démontré que quelques-uns desaccidents de l’air comprimé pouvaient être attribués à l’hystérie.]
En pratiquant l’auscultation dans un cas d’entrée de l’air dans les veines, j’ai reconnu dans une zone dont le centre était occupé par le foyer tricuspidien, un bruit hydro-aérique très prononcé et synchrone à la syntolé. .Puis ie bruit se limita de plus en plus et disparut; au même instant le pouls devint peu a peu petit, mou, dépressible, mais il se remonta au fur et
à mesure que le gargouillement disparaissait,!
Ainsi que l’a indiqué Marc Sée et que l’a noté Couty, dans son. étude sur l’asystolie aiguë, c’est donc bien dans ies trabécules du ventricule droit que s’accumulent.les : buUes gazeuses après rentrée de l’air dans les. veines, comme chez les’ ouvriers tubistes après la. décompression.
Demi-heure après la pénétration, le malade fnt pris -.de suffoeation.et le bruit hydro-aérique ventriculaire disparut au même instant ; la dyspnée semble, pouvoir, être rattachée à la formation d’index gazeux pulmonaires (P. Bert,- JamiU) etc.). , ■
.Le malade à succombé brusquement trois heures,après la .trachéotomie,
..On retrouve, en. ..somme chez ce malade la série des.accidents .qu’on observe souvent chez les ouvriers tubistes ; p des accidents immédiats après.la décompression et dus à l’asystolie brusque,de: Couty; 2?4és,accidents dans la première henrequilshitlasoytie dusas et dus aux index gazeux pulmonaires ; 3° la mort subite, trois on quatre heures après la décompression, occa-, sionnée par des index gazeux bulbaires,; ,
,.<( Des i'IBRO-SARCOMES A CELLULES GÉANTES.
(Journal de médecine 4e Bordeaux ,. janvier:
1890), publié en collaboration-avec Ml J. Labqugle, interne des hôpitaux.
Etudiées par Vermont,-Broda, Czerny, Gross, Paquet, qualifiées de fibro-sârcomeS à cellules géantes par M. le professeur-agrégé Ferré (de Bordeaux), ces tumeurs sont rares.
D’après les Coupes de MM. Ferré, Dubréuilh et les nôtres, ôn peut les considérer comm'e 1 le résultat de la transformation, en sarcome, d’un fibrome antérieur, dont les cellules plasmatiques (peut-être les clasmatocytes de Ranvier), se
tissus qui les entourent, facilement énucléables,n’ayant de tendance ni à envahir les parties voisines ni à se généraliser, et siégeant de préférence sur la face dorsale et palmaire des doigts
qui se traduisit par des signes de paralysie hémiplégiques, le coma, et la mort. A l’autopsie on trouva un vaste foyer de ramollissement dans la région irriguée par ce vaisseau.
Quelques observations d’hydio et d’hématosalpinx guéris par le curetage de l’utérus, avec dilatation permanente de sa cavité, et communiquées à M. le docteur Cornet pour sa thèse sur le traitement des salpingites.
Communications orales à Sardae à propos de sa thèse nocturne d’urine chez les en:
Plusieurs observations d’amputation de jambe au lieu d’élection par le procédé dit « bordel lais » et insérées dans la thèse de M. le docteur. Delpierre sur le même sujet.
Communications de nombreuses préparations histologiques à M. le docteur Conil, à l’occasion de sa thèse « de la formation des ganglions lymphatiques»,, .. .
•Nombreuses présentations à la Société d’anatomie et de physiologie de Bordeaux, et .pafr
ticulièrement en ce qui concerne l’inutiiité du port du bandage après la cure radicale des hernies ; l’autoplastié de la face; la trachéotomie ; le phlegmon de l’intestin, etc.
De. la phagocytose comparée chez le lapin et le cobaye en présence des corps solides inorganiques et des microbes (Discussion avec MM.
inconnue, des coupes m’ont permis de reconnaître l’existence d’une quantité considérable de petits calculs à l’originè même des canalieul'es biliaires, au milieu des trabécules hépatiques.
•définitif-,
. 3° Pénétration mécani<me : : quélques parcelles .échappent à cet enkystement et, en cheminant' dans les tissus, pénètrent quelques fers 1 dans les vaisseaux, mais elles ne sont pas pour cela absorbées.
4° U absorption est exclusivement cellulaire-. Elle est due aux cellules-migratrices (microphages de Metschnikoff) ; aux cellules géantes (macrophages) en très petite quantité; aux eel- : Iules endotheliales : aux cellules fusiformes, (tissu cellulaire); rarement à des cellules complètement différenciées et, glandulaires (glandesstomacales et pancréas).
Elle-est donc en tous points-comparable à la‘ phagocytose de Metschnikoff. .- -
cumulent dans toutes les variétés de tissu lymphatique, où elles se disposent comme lorsqu’elles sont Chargées de microbes. Quelquefois elles se diffusent et se perdent dans la masse totale de l’organisme; -
V Destinée. — Gés cellules paraissent se détruire en partie dans la rate, où les parcelles solides s’accumulent; peut-être se débarrassentelles seulement en ce point du corps étranger
8° I/absorption du corps solide inorganique ne s’opère pas dans l’intestin grêle.
(sarcome, 50jours, squirrhe, 2 mois). Les parties embryonnaires, continuant à se nourrir par imbibition, sont celles qui conservent leur structure le plus longtemps ; les parties fibreuses disparaissent les premières et sont remplacées par des cellules jeunes ;
3° Quelques parties subissent des transformations successives, dues à l’interposition d’un exsudât fibrineux intercellulaice, et plus tard, à une caséification, ou à une calcification ;
4° L’absorption des corps solides organisés est exclusivement cellulaire.
Les cellules éosinophiles. (Revue non encore terminée).