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Concours d'agrégation, 1897, ,exposé des titres et travaux scientifiques

Étude des propriétés chromogèues permanentes ou facultatives de certains microbes pathogènes ou saprophytes cultivés sur l'albumine de l’œuf coagulée. (Mémoire, Àrcli. de Méd. exp., mars 1894.)

C'est l’étude de Vovialbumine coagulée comme milieu de culture des microbes pathogènes ou saprophytes chromogènes. — L’albumine, coagulée à 70", se transforme en un milieu nutritif.

L’albumine, puisée directement par une pipette à travers la coquille stérilisée de l'œuf, était répartie dans des tubes à essai parfaitement stériles, et gélatinisée tantôt par la coagulation à une température de 70", tantôt par la coction à une température plus élevée. Ce procédé nous avait paru plus simple que l’utilisation de l’œuf lui-môme

Ensemencement était fait de dilférents microbes pathogènes ou saprophytes, doues d un pouvoir ckromogene permanent, comme le

guérir la propriété de donner du pigment, comme le bacille de la morve, du charbon, de la diphtérie.

Les résuilais obtenus furent les suivants. Le pouvoir cliromogène (lu St. p. aurais qui, sur milieux nutritifs exposés à la Icmpérature de

57®, arrive à disparaître à peu près complètement, non seulement persiste sur le milieu albumineux, mais encore s’exalte d’une façon très marquée. 11 en fut de môme pour le bacille pyocyanique, le bacille de la diarrhée verte.

L’albumine coagulée révèle le pouvoir chromogène facultatif de certaines variétés microbiennes : bacille de la fièvre typhoïde, de la morve, du charbon, du choléra, de la diphtérie. C’est ainsi que le bacille du charbon donne une culture qui, d’abord blanc laiteux, tourne rapidement au gris et au marron ; que le bacille de la morve, dont la culture sur pomme de terre devient foncée au bout d’un certain temps, donne sur l’albumine des colonies de couleur jaune

— Au cours d’expériences faites à la môme époque et dont quelques résultats furent mentionnes dans ce mémoire, il nous fut donné de constater que l’albumine de l’œuf, au môme titre que les toxalbumines, a son pouvoir bactéricide supprimé ou détruit par certaines températures.

Le pouvoir bactéricide 'du blanc d œuf, résultant des diverses variétés d’albumines qui le constituent, disparaît progressivement et d’une façon pour ainsi dire proportionnelle au degré de température appliquée. C’est ainsi que l’ovialbumine à 55® est plus bactéricide que Tovialbumine exposée à 70», qui l’est à son tour plus que l’albumine durcie par la cuisson, celle-ci constituant le milieu de culture le plus satisfaisant.

Contribution à l’étude du microcoque tét^agène^ {Arck. de Méd. janvier 1896.Î

Depuis quelques années, un certain [nombre de recherches cliniques et expérimentales ont mis en lumière les propriétés biologiques et les effets pathogènes du microcoque tétragène. Koch lui faisait jouer un rôle dans le processus destructeur des cavernes ; Karlissry mettait en évidence scs propriétés pyogènes ; Netter, Chauffard montraient que ce microorganisme était également susceptible de déter-

néomembraneuse se terminant parfois par des adhérences, des épanchements séreux, hémorragiques ou purulents offrant toujours le

cullurcs de champignon du muguet également abondantes. Un excès d'acide (surtout l’acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique), un excès d’alcali (principalement l'ammoniaque, la potasse) arrêtent ou entravent la végétation.

La réaction acide ou alcaline de la gélose impose à la culture du muguet un aspect essentiellement différent. La culture sur milieu acide est lisse, humide, non adhérente, la culture sur milieu alcalin se plisse, se fripe, est très adhérente.

Les aspects divers de cultures correspondent à des différences morphologiques du champignon. Les milieux acides sont composés exclu-

pour la plus grande part de filaments formant mycelisation. La forme levure parait être la forme la plus résistante du champignon.

Le développement du champignon sur gélose acide, entraîne lalcalinisation de ce milieu nutritif. La forme levure subit alors un'e corbleu, la culture se plisse, devient plus sèche et plus adhérente.

Cette alcalinisation très rapide pour les milieux acidifiés avec les acides, acétique, formique et lactique, ne se produit pas avec l'acide sulfurique, ou se produit tardivement avec l’acide chlorhydrique. Elle est due à la formation du carbonate d'ammoniaque. Cette transformation ne s’opère qu’en présence de latr. comme en témoignent les expériences sur milieux liquides.

La levure de la bière subit les mêmes métamorphoses et provoque la même alcalinisation du milieu nutritif.

Ces résultats s’obtiennent également par symbiose microbienne aboutissant à la fermentation acide du milieu nutritif; mais dans ce cas, l’alcalinisation du milieu acide ne se produit pas.

Le champignon du muguet ne fait pas fermenter la lactose, il se développe à peine sur le lait. Si on a soin de déterminer la coagula-

préalable de microbes tels que le hacillus coli ou le bacillus subtilis, le champignon se développe assez abondamment et surtout sous la

Les observations précédentes peuvent nous permettre d'expliquer certaines variations morphologiques du champignon du muguet devenu pathogène, et légitiment dans une certaine mesure les idées

dans les injections intra-vasculaires du champignon chez les animaux, la forme filamenteuse se développe seule. IIeller a montré que la fila-

vérique.

nous a permis de confirmer, à quelques détails près, les descriptions

les données qui ont cours sur l’évolution biologique de cet helminthe.

Les embryons trouvés dans le sang étaient de petits vers cylindriques très mobiles, transparents, presque homogènes et comparables aux embryons de la filaire du sang de l’homme, quoique un peu plus longs et relativement plus épais. A un grossissement moyen, ces vers ne présentaient aucune structure apparente, en dehors de masses teintes jaune brun semblant, à un grossissement plus fort, formées de granulations très fines.

Le nombre des vers trouvés dans chaque lamelle était variable. D'abord assez nombreux, lors des premières recherches faites le jour de l’accès fébrile le plus fort (on en trouvait 5 ou 6 sur chaque lamelle), ils diminuèrent progressivement. Dans nos dernières prises

sencc de vers cylindriques de dimensions variables doués de mouvements de translation rapides. Certains d’entre eux, les plus nombreux assurément, ofiraient le volume et l’aspect des parasites trouvés dans

apparent de structure. D’autres, plus volumineux, possédaient une ébauche d’organisation que l’on retrouvait progressivement mieux dessinée sur les vers plus grands, et complètement développée dans

grand nombre, libres dans les matières fécales.

Les dessins représentés dans la planche ci-jointe traduisent, aussi fidèlement que possible, les constatations que nous avons faites.

11 est difficile, à vrai dire, d’être très exactement renseigné sur la structure intime de ces vers, qui, pour être bien étudiés, doivent être examinés vivants et sans aucune coloration. Les diverses méthodes colorantes ont en effet pour résultat de teinter uniformément le ver tout entier, d’en masquer ainsi les diverses parties constituantes : et lorsqu'on les examine à l’état de cadavres, l’imbibition par le liquide slercoral rend l’interprétation des détails encore plus délicate.

C’est seulement sur les êtres vivants qu’il est possible de sc rendre

assez allongé (fig. 6, A, B) (largeur 20 longueur 100 [x environ), que Bavay semble considérer comme le testicule. Il est difficile à notre avis de suivre le tube génital et d*en distinguer nettement les parties constituantes même sur l’animal vivant. On ne peut voir d’une façon précise que l’existence d’un spiculé (fig. 6, A, B, b, b) (nous n’avons pu en effet en constater qu’un seul), sorte de pénis protractile long de 30 |x environ, creusé d’un canal et qui fait saillie hors du cloaque

une parcelle d’ôponge, de mie de pain de préférence, imbibée d’u petite quantité de fèces recueillies sur une lamelle, était introdui après vérification microscopique de la présence d'œufs d’embryons i

prise à la parlie moyenne, de 130 p., celle des femelles non fécondées était seulement de 110 à 120 [jl. Les embryons mesuraient, comme les formes adultes de Tanguillule slcrcorale humaine, 1 millimètre de longueur sur Vi à 30 jx de largeur; quant aux œufs, ils atteignaient à leur degré complet de maturité 120 à 140 p. de longueur sur 45 [x de largeur. Certains de ces embryons étaient à l’état de cadavres, rélraclés dans une game transparente. Cette gaine se retrouvait J vrai dire sur les formes adultes, où elle se distinguait par de nombreuses plicatures irrégulières; elle s'arrêtait au niveau de l'orifice

hitat fourni dans nos expériences par la grenouille est aholument Les formes multiples de l’anguillule de la grenouille ne sont pas diverses portions du tube digestif et dans d’autres régions de l’animal,

fécondées et donner naissance à des œufs ou à des embryons vivants; comme l’anguillule stercorale humaine, l’anguillule stercorale de la

La présence de ces ans'uillules dans 1 intestin de In grenouille détermine vraisemblablement une altération de la paroi intestinale

En se basant sur ces données, on a pu concevoir des espérances au poinl de vue thérapeutique. Le professeur Bouchard a ouvert la voie. Au cours de recherches spéciales, entreprises dans son service, il nous a été possible de relever les changements subis par la pression artérielle. Nous avons poursuivi cette étude, en utilisant le sphygmomanomêlre du professeur Potain, instmment sûr, si l’on observe les règles voulues. Bien entendu, les explorations ont eu lieu dans des conditions identiques, absolument comparables. Elles ont été faites sur des tuberculeux, puis sur un convalescent de fièvre typhoïde, malades chez lesquels la pression était très basse.

Le liquide employé n’est autre que les produits solubles du microbe de la suppuration bleue. Ces produits ont été fabriqués par ce microbe soit dans du bouillon de bœuf, soit dans un milieu spécial.

On a usé, tour à tour, de cultures jeunes et de cultures plus âgées, de cultures filtrées et de cultures stérilisées sans la filtration, sans

la chaleur. Des injections d'eau distillée ont permis de contrôler les résultats.

lemenl chez les tuberculeux, mais aussi chez le lépreux ( Hallopeau); on voit que le même résultat s’obtient aussi

taient déjà entre ces trois maladies, tuberculose, lèpre, syphi Au point de vue pratique, il semble qu’il y ait là un moyen nouveau de reconnaître la nature syphilitique de certaines éruptions cutanées. Il serait intéressant de s’assurer si la tuberculine provoque une réaction générale ou locale dans les cas d accidentpnmilif avant la période de généralisation. Peut-être y aurait-il là un moyen de dilTérenciation du chancre syphilitique avec le chancre simple.

tuberculeux sur la pression artérielle.

L’action vaso-motrice de la tuberculine a été démontrée par le professeur Bouchard. Le professeur Bouchard, en effet, a isolé de la tuberculose de Koch un poison qu’il dénomme cctasine en raison de son

avec exsudation séreuse et diapédèse et rend compte de la réaction inflammatoire pérituberculeuse. Le poison détermine chez le lapin la dilatation des vaisseaux de la papille.

Classiquement cette action vasomotrice de la tuberculine se traduit par la diminution de la pression artérielle chez les tuberculeux, mise en lumière par le professeur Potain et par M. Marfak.

Les expériences que nous avons faites, et que nous poursuivons actuellement, sous un autre mode, avec noire ami Dovox, semblent nous autoriser à conclure que cette diminution de la pression artérielle est fonction de l'intoxication tuberculeuse.

Des injections de tuberculine faites chez des syphilitiques, chez une lupique, une chlorotique, etc. etc., ont donné une diminution notable de la pression artérielle, diminution qui coïncidait avec

moyenne de 5 « 4 centimètres.

». PATHOLOGIE GÉNÉRALE, CLINIOtlE MÉDICALE ET ANATOMIE PATHOLOGIQEE

Sur un cas d'angine pseudo-membraneuse observée chez syphilitique, avec présence exclusive dans l’exsudât

ont donné des résultats variables. Bouuges a pu isoler trois fois un streptocoque, une fois le staphylocoque doré, et une fois le bacille coli. B0U1.LOC11K dans un cas note la présence simultanée d’un streptocoque et du pseudo-bacille de Lœffler.

L’examen d’une série de lamelles colorées nous permit de déter-

analogiesavecla pseudo-membrane classique. On trouvait tout d’abord des cellules épithéliales plus ou moins modifiées et altérées, au point

l;,mpliatiques en assez grand nombre. Les unes et les autres étaient réunies en certains points par un réticulum fibrineux.

L element dominant de la préparation était représente par de

une paroi à double contour; leur forme était arrondie, ou polygonale par pression réciproque, lorsque étroitement soudes les uns aux

liérc. Certains deccs globules étaient isolées et parfaitemenUrroiiL, ne rappelant nullement l’aspect ovoïde et bourgeonnant do la levure de Troisier et Achalme. Par contre, on ne pouvait déceler la présence d’un seul des micro-organismes pathogènes ou saprophytes habituels de la cavité buccale. Cette pureté de l'exsudât se trouvait invariablement dans la série des lamelles successivement examinées. Il n'existait, d’autre part, aucun filament, aucune forme ramifiée, tubuleuse, rappelant le mycélium des auteurs classiques.

La plaque de muguet est formée simplement de cellules épithéliales desquamées et dissociées, maintenues par un lacis de filamenis qui retiennent dans leurs mailles un plus ou moins grand nombre de cellules arrondies ou leirèrement ovoïdes do C à 10 p., et quelques

tant au point de vue anatomique qu’au point de vue bactériologique.

Sur un cas de dothiénentérie avec présence du bacille d Eberth dans le sang de la circulation générale. {Arch. de méâ. exp.,

Les nombreuses tentatives en vue d'isoler le bacille d’ËRERTH du sang des typhiques ont échoué dans la presque totalité des cas; aussi dit-

ture d’un tendon valvulaire, résultant de lésions adhémateuses de l’endocarde chez un malade atteint de Cirrhose atrophique. {Bull. Soc. anal., 1891.)

il s’agit d'un homme de 72 ans qui, outre des signes manifestes d'une cirrhose avec atrophie du foie, présenta au niveau du foyer d'auscultation de l’orifice mitral, un souffle systolique inconstant, objet, pour cette raison, d’interprétations diverses.

Ce souffle est systolique, siège à la pointe, est légèrement superficiel, se propage peu, présente une intensité et un timbre variables. Durant les premiers examens, il disparaît à certaines révolutions cardiaques. Nous étions donc disposés à le considérer comme un souffle extra-cardiaque, mais le professeur Potaix, se basant sur le siège maximum de ce souffle à la pointe n’hésite pas à diagnostiquer une insuffisance mitrale.

Or à l autopsie, la valvule mitrale, dont les bords légèrement épaissis, ne présentait aucune trace d’endocardite récente, élail suffisante ou insuffisante selon qu’un cordage tendineux rompu, s’intercalait ou non entre la valve de la mitrale. L’extrémité de ce tendon était nettement bourgeonnante et au niveau du- point d'inscriion sur la

Pneumonie des vieillards. Cirrhose hypertrophique latente. (Gaz. meil. de Paris, 1890. — En collaboration avec le D'noms.)

L’observation que nous rapportons d'une façon détaillée csl un nouvel exemple de la tolérance des vieillards pour des affections devant lesquelles un adulte réagirait energiquement. Cette tolérance, sorte de privilège, ajoute singulièrement à la difficulté du diagnostic.

rieur du poumon droit ; or, parmi les signes classiques nous ne trou-

csl introuvable, les signes généraux, le pouls, la température ne donnent aucun avertissement. La pneumonie du sommet qui éveille si volontiers les sympathies cérébrales, ne provoque aucun symptôme encéphalique, seule la langue fournissait de précieuses indications :

fy

Anatomiquement cette pneumomie parvenue au 5« degré ne présentait rien de particulier en dehors de l’aspect planiforme de la coupe. Mais ce que l’autopsie nous révéla, ce fut l’existence d’une véritable cirrhose hypertrophique graisseuse avec calcul biliaire du volume d’un œuf de poule, restés absolument latents.

Ainsi donc, voilà deux affections dont l’une exerce sur la nutrition une action troublante au premier chef, dont l’autre est le type des maladies douloureuses, et cependant ces deux affections ont parcouru tout le cycle de leur évolution anatomique sans que la santé de la patiente en ait été troublée. Cette tolérance pour les maladies chroniques est fréquente chez les vieillards, où la solidarité des divers organes est loin d’être aussi absolue que chez l’adulte. Mais il y a sans doute quelque chose de plus, car la lithiase biliaire est certainement d’ancienne date ; jeune, la malade a dû supporter sans phénomènes réactionnels, l’évolution du mal, vieille elle a toléré les lésions résiduelles de la maladie; de sorte qu’à côté du défaut d’aptitude^réactionnelle dû à la vieillesse, il faut faire la part des aptitudes individuelles et peut-être aussi d’une manière d’être spéciale dans l’évolution des maladies.

Lymphadénome du foie avec généralisation ayant donné lieu

durant la vie aux symptômes d’un cancer primitif du foie.

(Soc. mat., déc. 1897. — En collaboration avec le D-- Suchasd.)

Un malade âgé de 50 ans entre dans le service du professeur hoTAiN pour les signes manifestes d’une tumeur maligne primitive

Rien dans ses antécédents héréditaires. Dans ses antécédents personnels, syphilis mal soignée à 19 ans, accidents de paludisme avec ictère, vers 21 ans, aux environs de Nantes.

Après une grippe dont il se guérit mal, il constate lui-même l’existence d’une grosseur au niveau de l’épigastre, puis rapidement apparaissent tous les signes d’une carcinose hépatique. La mort survient, quelques semaines après l’entrée du malade à l’hôpital, par les progrès d’une cachexie rapide.

trachéo-bronciliques du côté droit, les ganglions de la petite courbure de l’estomac. Aucune tumeur du tube digestif ou des autres viscères. Toutes ces tumeurs sont des lymphadônomes ainsi que l’a prouvé l’examen histologique. Le tissu de ces lympliadénomes est parfaitement défini. Les tumeurs les plus grosses occupaient le foie, les

collaboration avec M. G. Papillon-.)

Brodier (m thèse Paris, 1894) avait rapporté deux observations d’épanchements pleuraux séro-fibrineux localisés secondairement à la partie antéro-supérieure du thorax, après avoir décrit dans la cavité pleurale un véritable mouvement de bascule, faits intéressants en ce qu’ils montrent quelles erreurs on est exposé à commettre dans l’évaluation de la quantité de liquide épanché lorsqu’on ne tient pas compte du rôle primordial du poumon dans la répartition de l’épanchement. Comme l’a fait remarquer bien souvent le professeur Poiaik, on doit admettre que, le plus généralement, toute pleurésie est initialement une maladie pulmonaire. L’aptitude des alvéoles pulmonaires ù se laisser comprimer par Texsudat pleural ou dilater par l’air venu

Le poumon congestionné, plus dense que le liquide, entraîné par son propre poids sous l’influence du décubitus dorsal du malade vers la paroi postérieure, avait refoulé une grande partie du liquide en avant

dense put à nouveau surnager et, dès lors, poumon et liquide reprirent

Notre malade âgé de 53 ans avait présenté une de ces variétés de pleurésies avec congestion pulmonaire dans lesquelles l’épanchement, situé d’abord à la partie inférieure de la cavité pleurale, vient ensuite occuper la partie antéro-supérieure de cette cavité pour regagner en

dernier lieu sa situation primitive et se résorber. L’étude des faits de ce genre montre combien il est nécessaire d’apprécier l’étendue de la

Le premier montre que la tuberculose est beaucoup plus souvent qu’on ne le pense l’origine de lésions endocardiques diverses avec une pathogénie très complexe; le deuxième, qu’une maladie du cœur spéciale, à genèse obscure jusqu’ici, peut avoir précisément pour origine l'une de ces formes de l’endocardite.

Ces lésions endocardiques des tuberculeux ou chez les tuberculeux répondent à trois sortes d'altérations spéciales ayant une pathogénie différente et méritant une description à part, malgré leur coïncidence possible.

n. Tuberculose proprement dite de l'endocarde, exceptionnelle, qu'il s’agisse de tubercule caséeux ou de granulations grises.

Cette forme, dans laquelle le bacille, la plupart du temps, n'a pu être décelé, s'associe presque toujours à la granulie, à la tuberculose généralisée secondairement.

En médecine vétérinaire je n’ai pu en trouver aucun exemple, pas plus chez le singe, chez le bœuf que chez les animaux tuberculisés expérimentalement (cobayes, chiens, lapins), les injections intravasculaires les plus massives de tuberculose humaine, répétées à plusieurs reprises, n'ont pu reproduire cette variété de l’endocardite

p. La deuxième forme, de beaucoup la plus fréquente, répond aux faits i'endocardite végétante, rarement ulcéreuse, apparaissant à une époque avancée de la phtisie ulcéreuse.

Elle est due aux micro-organismes les plus divers (st. pyogènes, pneumocoque, b. coli) ; nombre de cas n’ont donné aucun résultat au

surfaces ulcérées des poumons ou de l’intestin, où ils peuvent trouver des conditions favorables de développement.

Un cerlain nombre de causes que nous étudions assez longuement favorisent ia déposition de ces micro-organismes au niveau des voiies

Mais ia tuberculose fait plus que d'ouvrir les voies à l'absorption microbienne; elle exagère également la gravilé de l’alfection et c’est

recherches sur l'action favorisante de la tuberculose sur les infections

le poison tuberculeux peut en effet jouer un rôle immédiat en exaltant la virulence des microbes, hôtes habituels ou occasionnels de

Kisi» injectant à des lapins sains du streptocoque, puis après, à une distance assez éloignée do la première injection, de la tuberculine, a

ie streptocoque cultivé sur des milieux additionnés de tuberculine

deux malades exempts de tuberculose et atteints d’érysipèle guéri, l’injection de tuberculine a rappelé l’érysipèle.

Dans nos expériences, pratiquées avec le streptocoque, le tétragène, le staphylocoque doré, le h. coli commune, l’injection préalable ou subséquente de tuberculine a toujours déterminé une mort plus rapide de l’animal, et une septicémie plus marquée. Les injections préalables ou subséquentes d’extrait de bouillon glycériné réduit au lllO (et ne contenant pas de tuberculine) faites chez des animaux témoins n’aggravaient en rien l’infection expérimentale.

Dans la plupart de ces expériences, même en forçant la dose de la

streptocoque deux végétations récentes sur le bord de la valvule mitrale ; le streptocoque fut décelé dans le sang du cœur.

les rélrécisscmenls de même nature congénitaux et même l'hypoplasie angio-hémalique : aussi avons-nous tendance à rapprocher de la sténose mitrale pure certaines variétés de sténoses orificielles pures (Ret. aortique. Ret. de l’art, pulmonaire. Ret. tricuspidien), dont l’étio-

Si les valvules ne sont pas altérées, on n’observe aucune manifesta-

loppemcnt(il existe quelques exemples de congénitalité] se développe

rotiquc (Poiain, Lakdouzy). On peut le renconter également chez l'homme lymphatique. Son individualité anatomo-clinique est nettement définie, Or on connaît depuis longtemps les relations de la tuberculose, de la chlorose et du lymphatisme.

De même que l'on trouve dans l'étude clinique du rétrécissement . mitral pur, la preuve indéniable de l’existence de la chlorose, du lymphatisme, de même il est possible de retrouver dans les antécédents personnels ou héréditaires des malades porteurs d’un rétrécissement mitral pur, ou dans l’élude palhogénique du lymphatisme et de la chlorose, l'explication des rapports existant entre ces deux ordres

Y- La rétention de ces divers produits par la suppression de

A côté de l’infeclion bacillaire créant dans le rein la granulation, agissent les infections secondaires et surtout l’intoxication tuberculeuse (dégénérescence amyloïde du rein par injection de tuberculine

daires et aux altérations viscérales (troubles intestinaux, hépatiques, pulmon

Toutes ces causes altèrent le rein ; elles altèrent auparavant ou

modifications apportées à l’état du sang, à l’état des urines, mais elles ont une action plus ou moins particulière.

Il est à remarquer, par exemple, que la tubei-culine ne tient pas sous sa dépendance les phénomènes convulsifs contrairement aux

Si donc le streptocoque inoculé au niveau d’une tuberculose cuta-

nisme antagoniste du bacille tuberculeux'

Dans une proportion relativement frequente, le rein atteint à un degré variable au cours d’une scarlatine, ne récupère pas son intégrité

bénigne, notamment chez les enfants, elle peut parfois (Brault, Bouchard, Gaucher, Potain, etc., etc.) passer à l’état chronique. Le rôle de

rénale immédiate mais a des conséquences plus éloignées ; le rein, en

tension artérielle, l’hypertrophie cardiaque sont les meilleurs signes du passage à l’état chronique de la lésion rénale. Ces données entraînent des conséquences d'hygiène prophylactique et de tliérapeutique active qui peuvent atténuer dans une large mesure la gravité ou la

PÜBLICATIC^ DIVIÎRSES. — REVUES CRITIQUES

Du Tétanos, élude expérimentale clinique et Ihérapeulique (in

Semaine médicale, 25 mars 1895).

Leçons de clinique médicale du Professeur Fotain, publiées

in Semaine médicale, années 1894, 1895,1896,1897.

Ces leçons doivent paraître dans un deuxième volume des Cliniques de la Charité.

Analyses in Ârch. de Méd. exp, et in Semaine medicale, années 1894, 1895, 1896, 1897.

Rapport pour le Congrès de la tuberculose de 1898, swr l'influence des rayons Rœntgen dans la tuberculose pulmonaire^.

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