‹ Concours d'agrégation 1904. Exposé des titres & travaux scientifiquesChapitre 2 sur 4 · MALADIES INFECTIEUSES · texte numérisé non relu

MALADIES INFECTIEUSES

De l’incubation de la fièvre typhoïde (deux cas d’incubatioa très prolongée). Bulletin médicul, 1898, p. 1014.

J’ai publié sous ce titre deux observations recueillies par des

Dans les deux cas la fièvre typhoïde a été précédée d’une période prodromique d’un mois et demi,caractérisée par du malaise^ de la céphalalgie frontale vespérale, des douleurs lombaires, des épistaxis, ni fièvre, ni diarrhée. La fièvre n'apparut et les malades ne prirent le lit qu’au bout d’un mois et demi. Dans un des cas, le séro-diagnostic fait le 1" jour de lit montra une agglutination très intense et très rapide. Les taches rosées n’apparurent qu’au bout d’une semaine de lit. Dans ce cas la maladie prit la forme abortive et la défervescence se fit le 12® jour de séjour au

Le mécanisme de cette prolongation de la période d’incubation paraît le suivant :« Certains individus gardent longtemps dans leurs intestins, et peut-être même dans l’intimité de leurs tissus, des germes typhiques qui se développent mal, jusqu’à l’arrivée d’une circonstance favorable» (Chanlemésse). Tant que le bacille reste localisé dans la cavité intestinale il n’y a

aucun signe d’infection : ni fièvre, ni taches rosées, et aucun signe d’ulcération intestinale ; ni douleur de la fosse iliaque, ni diarrhée. Il n’y a que des signes d’intoxication : céphalalgie, douleurs lombaires, épistaxis, et il se produit dès ce moment une réaction aux toxines sous forme de substance agglutinante.

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