I - MÉCANIQUE
t. — Recherches expérimentales sur l'adhérence de deux surfaces, planes ou sphériques, séparées par une mince couche liquide. — Cas des surfaces articulaires.
Mémoires de la Société des Sciences physiques de Bordeaux, 189t, et Lyon
Ces recherches ont eu pour but de substituer à la théorie des frères Weber, sur la cause du maintien des têtes osseuses dans leurs cavités articulaires, une explication plus exacte reposant sur des expériences précises. J’ai commencé par déterminer l’effort qu’exige la séparation de deux disques plans entre lesquels on a placé un peu de glycérine.
J’ai démontré ensuite que cette force est proportionnelle àla surface des disques et indépendantede la nature de la substance qui constitue les surfaces.
L’adhérence tient à la force de cohésion du liquide interposé. En opérant avec des liquides différents, on trouve que l’adhérence est d’autant plus grande que le liquide est plus visqueux. Si l’on prend deux demi-sphères de même rayon, l’une creuse, l’autre pleine, séparées par une mince couche liquide, on trouve que l’effort nécessaire à la séparation est le même que celui qui correspond à des disques plans de même diamètre. Or, si l’on
cherche la force que demande la séparation de deux disques ayant le même diamètre que la tête fémorale (environ 50 mililm.), après avoir interposé de la synovie, on trouve qu’elle est égale à 19 Idlog. Ce nombre suffit à expliquer le maintien de la tête du fémur dans la cavité cotyloïde lorsque tous les muscles et ligaments sont sectionnés.
Sur le vivant, à cette cause de l’adhérence des surfaces articulaires vient s’ajouter la tonicité musculaire. Quant à la pression atmosphérique, elle n’intervient que sur le cadavre quand on se place dans des conditions artificiellement créées; le vide qui devrait exister dans les cavités articulaires pour que la théorie des frères Weber fût acceptable correspond à une impossibilité physique et physiologique.
Le mécanisme que j’invoque s’applique à toutes les articulations,de l’épaule,du coude, du poignet,etc., pour lesquelles la théorie du vide ne peut plus être invoquée.
Mes expériences permettent encore de comprendre l’adhérence des paupières pendant le sommeil, alors que les muscles sont relâchés. Il en est de même de l’occlulion des lèvres et de la bouche, lorsqu’aucune force
employé en pharmacie et en droguerie pour faire la section des tiges, des plantes et des racines, la force communiquée au couteau par un mécanisme de levier du deuxième genre était toujours appliquée normalement au corps à sectionner, ce qui constitue le cas le plus défavorable à l’opération que l’on se propose. Comme conséquence des calculs que j’ai établis, j’ai indiqué la manière dont ii faudrait modifier le coupe-racines pour que la section se tasse dans les meilleures conditions, c’est-à-dire en déveioppant, toutes choses égales d’ailleurs, l’effort le plus petit.