‹ Concours d'agrégation de 1898, section de sciences physiques. Grades universitaires, titres et travaux scientifiquesChapitre 11 sur 17 · Sur le pouvoir dtoptrique des systèmes centrés · texte numérisé non relu

Sur le pouvoir dtoptrique des systèmes centrés

Application de la formule du professeur Monoyer.

Société des Sciences phytiguet de Bordeaux, iSaS.

Le pouvoir dioptrique d’un système centré formé de I deux dioptres quelconques peut être exprimé par la for- I mule suivante établie par M. Monoyer |

t’ = i X F,’ X Fe’ , 1

dans laquelle Fi’ est le pouvoir dioptrique postérieur du j premier dioptre, Fe’ celui du second dioptre et î la distance du foyer postérieur du premier dioptre au foyer : antérieur du second.

Dans le cas de l’œil, Fé est le pouvoir dioptrique de la cornée, F2’ est celui de la lentille cristallinienne et alors ^

En considérant les différents cas qui pi senter, j’ai démontré expérimentalement e ment que jamais la lentille indiquée par 1.

qu6les4miafes d'Oculistique deParis ont pu 1894, sous la signature du docteur Lagranj aux rayons lumineux la même marche qu tilles non au contact. La lentille capable d’ à deux autres formant un système .centré les mêmes points cardinaux que ceux de t

les yeux amétropes.

Archites a’OphuUmologie,?ms, 1893.

Lorsqu’un œil. amétrope est corrigé, les images rétiniennes des objets deviennent égales à celles qui se forment dans les mêmes conditions chez l’œil emmétrope; mais si l’on cherche ce que devient l’angle visuel, on trouve que cet angle est modifié par l’interposition du verre correcteur. Or, il est possible de mesurer l’acuité visuelle d’un œil amétrope en ne modifiant 'pas l’angle sous lequel un objet est vu ; il suffit d’employer l’optomètre du professeur Badal dont l’œilleton a été enlevé ; on tait alors coïncider le foyer de la lentille de l’optomètre avec le point nodal de l’œil.

L’acuité visuelle ainsi déterminée est Vacuité vraie de l’œil amétrope. Lorsqu’au contraire on mesure l’acuité soit avec l’optomètre muni de son œilleton, soit à distance (5 mètres) avec le verre correcteur, la valeur trouvée est différente, et l’acuité ainsi déterminée est Vacuité apparente de l’amétrope. 11 existe entre ces deux acuités une relation simple que j’ai établie élémentairement en faisant les calculs sur l’œil réduit. Dans le cas des amé- Iropies axiles, on a, en désignant par 'V l’acuité vraie de l’œil, par Va son acuité apparente et p.;r N son degré d’ainétropie.

V '=Va(l ± 0,02 X N)

Pour les amétropies de courbure, on a V=Va(l ± 4 +'^^0)5 X n )

Le signe -P se rapporte dans les deux formules à la myopie, le signe — à l’hypermétropie.

On voit que l’acuité vraie, pour les myopes, est plus grande que l’acuité apparente, tandis que c’est l’inverse pour les hypermétropes.

J’ai démontré dans un autre travail que l’acuité apparente d’un œil amétrope axilë ou de courbure est reliée i l’acuité vraie de ce même œil par une formule simple où entre le degré d’amétropie. On'a, pour les amétroples’’

et pour les amétroples de courbure

^'‘ = - 1±0,02XN ■

Ces formules permettent de connaître la valeur de l’acuité apparente d’un œil amétrope en fonction de son acuité vraie et du degré N d’amétropie.

Si l’on donne à N les valeurs 1, 2, 3,... 10 dioptries, on obtient les valeurs correspondantes de Va et l’on peut construire avec les nombres trouvés des courbes exprimant la variation de Va, en fonctipn de V, avec le degré d’amétropie.

Or, ces courbes montrent que pour un degré donné d’amétropie l’acuité apparente est très voisine de l’acuité

iétermmaüons d’aouité (oeilleton en place n enlevé) pour savoir à quelle catégorie d’an appartient l’œil considéré.

le cas de la myopie, si l’œil lit les mêmes cars e réchelle de la plaque de l’optomètre lorsq

ure cornéenne est augmentée (myopie de U diminuée (hypermétropie de courbure) ou n’est pas modifiée (amétropies axiles).

3 la formule du professeur Monoyer donnant U pouvoir dioptrique d’un système centré, le rayon de courbure correspondant aux 3grés d’amétropies de courbure, en partant • moyenne de ce rayon qui est 8, d’après

nesures. — Pour la myopie de courbure le cornée diminue de 0m“,2 pour une dioptrie , pour l’hypermétropie de courbure, il 3 O™",4, pour une dioptrie d’hypermétropie.

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