Contribution au traitement du goitre exophtalmique
ArcMues d'ÈltclncUé médicale, 1894.
Cette étude est relative à deux cas de goitre exophtalmique, l’un à forme grave, l’autre à forme fruste, qu’il . nous a été donné d’observer et de suivre soigneusement.
La première observation se rapporte à une femme de 40 ans, présentant la triade symptomatique habituelle accompagnée, comme presquè toujours, de tremblement et de transpiration. La faradisation de l’orbiculaire des paupières, de là branche supérieure du facial, du ganglion cervical supérieur et de la région précordiale , (Vigoureux), ainsi que la faradisation rythmée de la région thyroïdienne a été faite régulièrement tous les deux jours. Après trois mois de traitement les différents symptômes avaient disparu ; le pouls était tombé de 130 à 86 pulsations; le goitre s’était résorbé, l’exophtalmie était devenue à peu près nulle ; en même temps, le tremblement et la moiteur de cette femme n’existaient plus. • Dans la deuxième observation, il s’agit d’une femme de 29 ans, présentant un goitre, des palpitations et de la tachycardie, du tremblement; il n’y avait pas d’exophtalmie. Le traitement prolongé pendant deux mois a eu pour résultat de faire disparaître les palpitations et la tachycardie.
Les modifications que nous avons apportées au traitement des vomissements incoercibles consistent: l» à soumettre à la fois les deux pneumogastriques à l’action du pôle positif du courant galvanique, l’électrode négative étant appliquée au niveau de l’estomac ; 2» k utiliser, en plus de l’action de l’état permanent du courant, cellede l’état variable de fermeture.
Nous avons pris une électrode curviligne, dont les bords extrêmes correspondaient aux deux pneumogastriques au cou et dont l’espace médian était rendu isolant à l’aide de lames de caoutchouc.
L’intensité une fois réglée à la valeur voulue avec le rhéostat, cette électrode était enlevée pour être replacée. sur le cou dès qu’il y avait imminence de nausée.
Cette méthode a permis d’obtenir la guérison complète d’une femme enceinte de trois mois et pour laquelle la question d’avortement avait été posée par trois médecins, tellement était grave l’état résultant de ces vomissements contre lesquels tout avait été tenté avant notre intervention.
32. — Synovite tendineuse chronique simple, guérie par l’emploi du courant galvanique.
Archives d’ÉleclricUémidicale,im.
Il s’agit dans cette observation d’une malade atteinte d’une tumeur synoviale, siégeant en avant de la malléole externe: son axe antéro-postérieur mesurait 4 centimètres, son axe transversal 3 centimètres. La circonfé-
rence du pied au niveau de cette synovite était de 27 centimètres, Les limites de la tumeur montrent qu’elle correspondait aux gaines tendineuses qui se trouvent à l’intersection du ligament annulaire dorsal et des'tendons de l’extenseur commun des orteils. La fluctuation était nette. Le traitement a consisté à appliquer une électrode de 20 centimètres carrés sur la tumeur et reliée au pôle négatif. L’intensité employée a été de 20 mA. Après 15 jours de traitement quotidien, la circonférence du pied était de 22 centimètres au lieu de 27 et la résorption était complète.
3S. — Paralysie récurrentielle, guérie par les courants faradiques rythmés.
En collaboration avec le D' Eoyet, Archives d'ÈleclricUé medicale, tm.
il s’agissait d’un jeune homme atteint de paralysie d’une corde vocale et dont la voix était rauque et bitonale. Cette paralysie d’origine récurrentielle fut traitée par les courants faradiques rythmés, et, après quinze jours, l’exanien lar/ngoscopique montra le retour ad integrum de la corde paralysée, en même temps la voix devint ce qu’elle était avant.
C’est par la méthode indiquée par M. le professeur Bergonié que ce traitement a été institué.
Grâce à une large électrode bien appliquée sur la moitié de la face d’un malade atteint de névralgie rebelle du trijumeau, j’ai pu arriver progressivement à l’intensité
C’est aux variétés ponctuée et pustuleuse de l’acné que ce traitement a été appliqué. Il consiste à soumettre le malade à l’action du bain électrostatique et à celle du • souffle électrique ; le malade est isolé sur un tabouret à ' pieds de verre et est mis en communication électrique avec le pôle négatif d’une machine électrostatique grand débit. En avant de la face du malade est disposée | une pointe métallique dont l’angle au sommet est de 90* \ environ et qui est reliée au sol. Cette pointe à effluves a 1 pour effet d’augmenter la quantité d’électricité qui passe .i par le corps du sujet. Il se produit en même temps, sous j l’influence du souffle électrique des actions vaso-motrices^^ mises en évidence par l’auteur dans ses recherches sur.,i le. smübilité électrique de la peau.
Chaque séance dure quinze minutes et le traitement J est appliqué tous les deux jours. L’efficacité incontestable de cette méthode de traitement a été démontrée par la guérison complète et définitive d’un cas d’acné de la face et du cou très étendu chez un homme de vingt et un ans. Tous les traitements avaient été vainement essayés : depuis sept ans. Le résultat s’est fait sentir dès les quinze , premières séances : la peau est devenue un peu moins ; grasse et moins luisante, ce qui indiquait bien qu’une | modification se produisait dans la sécrétion sébacée. La |
durée du traitement a été d’environ deux mois. La guérison s’estmaintenue depuis février dernier; le printemps n’a amené aucune nouvelle poussée d’acné.
Le résultat thérapeutique remarquable produit par la franklinisation permet de penser que réleotricité a eu pour effet principal de régulariser la nutrition générale du malade, de modifier la sécrétion sébacée et dans sa qualité et dans sa quantité, et enfin, de placer ces glandes dans un état de plus grande résistance qui les a mises à l'abri des agents pathogènes, cause des suppurations endo et périfolliculaires de l’acné pustuleuse.
36. - Sur un nouveau phénomène observé dans la paralysie faciale périphérique et sur sa valeur pronostique.
Congrès de Médecine, Moscou, 1897, Semaine médicale, 1897, et Archives
d'ÉlectricUé médicale, 1898. En collaboration avec le D- FseNKSt, agrégé
Un nouveau signe de la paralysie faciale phériphérique, et qui possède une certaine valeur pronostique, consiste en ceci : lorsqu’on engage un malade atteint de paralysie faciale périphérique grave à fermer les yeux au moment où ils se trouvent en position primaire, on constate que l’œil du côté sain se ferme énergiquement, tandis que du côté malade, après une très légère diminution de la fente palpébrale, le globe oculaire, resté visible à l’observateur, se porte d’abord en haut et ensuite léeèrement en dehors, pendant que la paupière supérieure finit de s’abaisser d’une certaine quantité, variable avec le degré de paralysie du muscle orbiculaire des paupières. En d’autres termes, le malade ne peut pas fermer les paupières du côté paralysé, sans dévier en même temps le globe oculaire en haut et légèrement en dehors ; si le malade fixe un objet placé devantlui, il est obligéd’aban-
donner la fixation de cet objet, pour pouvoir faire entrer en contraction son orbiculairé palpébral.
L’importance pronostique de ce signe est un corollaire de cet autre fait observé par les auteurs, que l’étendue du mouvement du globe oculaire en haut et en dehors lors de la fermeture de l’œil chez un malade atteint de paralysie faciale phériphérique esten rapport direct avec le degré de la réaction de dégénérescence qu’on peut constater à l’exploration électrique. D’où la conclusion, que si, dans la paralysie faciale périphérique, les efforts ‘ pour fermer l’œil du côté paralysé aboutissent en partie . sans que l’œil se porte en haut et en dehors, on peut s’attendre à trouver une réaction galvanique physiolo- ■ gique à l’examen électrique et porter un bon pronostic; ^ que si, par contre, l’œil ne peut être fermé en partie qu’au prix du mouvement supéro-latéral ci-dessus, il y aura RD elle pronostic est dès lors plus sévère.
L’explication de ce phénomène est également l’explication de sa valeur pronostique. Il s’agit d’une contrac- , ' tion associée du muscle petit oblique de l’œil,contraotioid d’autant plus énergique que la paralysie de l’orbiculaire'j des paupières est plus grave. L’excitation corticale du nerf facial ne pouvant pas aboutir à une contraction;? musculaire (dans le domaine de l’orbiculaire des paupières par exemple), la décharge nerveuse se répand sur une autre voie et produit la contraction du petit oblique. . L’hypothèse de Mendel sur les rapports du noyau du ; facial oculaire, avec les noyaux du moteur oculaire commun, expliquerait topographiquement le passage de la décharge nerveuse du noyau de l’orbiculaire dans celui , du petit oblique par voisinage direct, le noyau du petit oblique étant le dernier du groupe latéral des noyaux du moteur commun et le noyau du facial oculaire lui faisant
immédiatement suite. L’hypothèse de Bechterew sur les fibres d’association entre les noyaux du facial et du moteur commun peut expliquer le même phénomène d’une façon analogue. En tous cas, on conçoit que pour que la décharge nerVeuse.se diffuse sur les noyaux du petit oblique, soit par voisinage, soit par les fibres d’association, il est nécessaire que l’obstacle rencontré à la périphériesoit très considérable, comme cela a lieu lorsqu’il y a réaction de dégénérescence.
A la suite de notre travail publié dans la Semaine Médicale parurent un certain nombre de publications en France, en Italie et en Allemagne. Dans notre communication faite au Congrès de Montpellier nous répondons aux auteurs de ces publications, M. Bernhardt,M. Negro,
C’est l’exposé des recherches de Lénard et Hertî; et de Rotitgen, fait d’une façon élémentaire pour les étudiants en pharmacie auxquels s’adressaient ces conférences. Les rayons cathodiques sont d’abord étudiés; ce sont ensuite les rayons X dont les propriétés sont mises en évidence par les expériences connues. Je consacre la , dernière partie aux applications de ces radiations : la radiographie et fluoroscopie.