Chapitre Vf. — Aspergillose non pulmonaire de l’homme
Aspergillose rénale.—Aspergillose cutanée. — Kératomycose aspergillaire. — Aspergillose naso-pharyngée. — Otomycose aspergillaire.
L'ASPERGILLOSE.
provoque, sont réellement spécifiques. Son action pathogène présente la plus grande ressemblance avec la tuberculose bacillaire de Koch.
5“ L’homme n’est pas à l’abri de l’aspergillose. Le parasite développe chez lui des maladies broncho-pulmonaires et autres, dont la pathogénie est bien élucidée.
4” Dans toutes ses manifestations, chez les animaux comme chez l'homme, l’aspergillus fumigatus peut jouer un rôle secondaire ou un rôle primitif. Ce n’est donc pas un saprophyte, mais un vrai parasite.
20. — Sur les termes actinomyoosiques de l'aspergillus fumigatus ;
essai de comparaison entre ces formes et celies du baciiie de
Koch. Congrès de la Tuberculose, Paris, 1898, p. 702.
Ces formes actinomycosiques représentent des productions avortées (Lichtheim), et elles sont l’indicede la défense extrême de l’organisme et de la vitalité moins grande du champignon (Rénon).
On les rencontre dans d’autres mycoses, dans le favus (Sabrazès), et chez des microbes. La bactérie des nodosités des légumineuses peut prendre la forme oospora (Mazé) et le bacille de Koch présente aussi des formes actinomycosiques (Metchnikof, Coppen Jones, Babès et Levaditi, Cornil, Bezançon et Griffon, Ferran); leur signification semble la même.
Si l’on songe qu’un champignon, l’aspergillus fumigatus, et qu’un microbe, le bacille de Koch, provoquant tous deux les réactions histologiques du tubercule, possèdent des formes actinomycosiques paraissant relever d’une vitalité moins grande, et si l’on considère que la plupart des parasites pourvus de ces formes spéciales (actinomyces, bacille des nodosités des légumineuses, aspergillus fumigatus, etc.) ont une vie saprophytique dans la nature, il n’est pas impossible de supposer qu’il en soit de même du bacille de Koch.
Ce n’est là qu’une idée théorique, mais en faveur de laquelle vient plaider l’étude toute récente de la tuberculose des animaux à sang froid.
2t. — Bronchite membraneuse chronique aspergillaire primitive
(En collaboration avec le D'' L. Dcvillers.) Soe.méd. des Hôpitaux,
1“' déc. 1899, p. 902.
11 s’agit d’une malade de 39 ans qui exerce une
profession bi-
)sée sur un ensemble de faits cliniques itables. Je dois à la vérité de dire que ;ule autopsie personnelle chez l’homme, itrative, en raison delà complexité des
5" Expérimentalement, chez l'animal, les lésions, presque toujours pseudo-tuberculeuses, sont parfois nécrotiques et ulcérantes, selon la voie d’inoculation.