II. - PHARBIACODYNAIVIIE
V. — Essai de toxicologie comparée de quelques azols. — îh. inaug. Pac. Méd. Paris. — Paris, 0. Dois, 1898, in-8“, 60 pages, 2 pl. lithogr.
En 1853, BAcnETTi signalait Taction toxique exercée par certaines
Depuis, 0. Modioa et Bulo’w (1894) ont attiré’ l’attentiOT sur ce même sujet, montrant combien une modirication isomérique pouvait faire
isomère de l’hydrobenzamide, produit de condensation moléculaire de est dépourvue de propriétés.
Il nous a paru intéressant de reprendre cette question, de la pousser talion plus précise basée sur des faits expérimentaux.
Un caractère important des hydramides est, comme on le sait, leur transformation sous certaines conditions (chaleur prolongée, alcalis
ces conditions, l'hydrobeniamide, la furfuramide, l'anishydramide four¬
nissent respectivement l'amarine, la furfurine, l'anisine.
On sait aujourd'hui que celte isomérisation fait subir aux hydramides
du type glyoxaline dihydrogénée ou glyoxalidine.
Cette constitution nucléaire des corps obtenus par isomérisation des
} dépourvues de toxicité, isomères des hydramides, Vû
avec une prédominance plutôt marquée sur la région encéphalo-balbaire. Cette action sur le système nerveux parait se dégager netlemeol des phénomènes que nous avons décrits cher les animaux intoxiqués
action physiologique similaire contient leur molécule, noyau existe un caractère physiolo*
PlUMACODÏNAlllB
Depuis que nous avons publié ce travail, des expériences complémentaires faites avec la phénylglyoxalidine et l’éthylglyoxalidine en particulier, nous permettent de confirmer les faits que nous venons
manuscrites, que nous nous proposons de publier prochainement,
L’opinion que nous avons soutenue dans ce travail est basée sur l’examen comparatif de 143 expériences physiologiques.
’Vl. — Lierre et hédérine. Étude physiologique et toxicologique. — C. R. Ac. Sc. Paris, 1899.
(Travail présenté à l’Académie dos Sciences. Séance du 12 juin 1899.)
De tout temps le Lierre a été considéré comme une plante suspecte
des phénomènes d’intoxication parfois mortels. Il y avait donc intérêt a reprendre l’étude de cette plante; nous en avons étudié les phénomènes généraux d’intoxication, et nous avons établi l’action des principes immédiats isolés récemment par Houdas, étude qui n’avait pas encore été faite.
Le Lierre contient comme principal principe actif, l’hédérine, qui est un glucoside.
« L’hédérine peut être considérée, au point de vue pharmaco-dynamique, comme un éméto-cathartique. Les lésions qu’elle détermine se rapprochent d’ailleurs beaucoup des lésions observées sous l’influence des drastiques.
« La comparaison de l’action toxique exercée par le Lierre en nature et de l'action de l’hédérine montre que ce glucoside est la cause d’un certain nombre de symptômes observés dans l’empoisonnement hédérique. Cet empoisonnement se caractérise par des effets émétiques et purgatifs, accompagnés d’ébriété, d’excitation, de secousses convulsives. Les lésions relevées à l’autopsie sont, d’autre part : inflammation plus ou moins vive des voies digestives, engouement des méninges et des poumons.
« Les effets émétiques et purgatifs exercés par le Lierre paraissent
dus a la présence de l’hédérine dans cette plante. Quant aux accidents
nerveux signalés dans les cas d’intoxication connus, ils ne sont certainement pas causés par ce glucoside. »
Depuis ces premières recherches sur l’hédérine, nous avons continué l’étude de glucosides voisins de ce dernier existant également dans le
première noie. Nous ayons été obligé d’interrompre nos recherches sur ee sujet, pour des raisons indépendantes de notre volonté. Nous pensons publier une note complémentaire prochainement et faire paraître notre mémoire d'ensemble avant la fin de l’année.