Syphilis et grossesse gémellaire. Société des Sciences
médicales de Montpellier , 10 janvier 1902.
Après une rapide description de l’utérus didelphe et un court historique de la question, nous commençons par un examen de la fécondité de cés formes utérines.
i I. Fécondation. — 1° La fréquence des grossesses est assez grande puisqu’on eh rencontre à peu près dans les 2/3 des cas. Les causes habituelles de stérilité sont constituées soit par l’infantilisme des utérus, soit par quelque autre malformation telle qu’unè
2° Parmi les variétés de grossesse nous distinguons celles que nous qualifions d’uni-utérines parce qu’elles siègent dans un sèul
rus gravide: La menstruation cesse dans près» Théoriquement il peut devenir gravide après Ta cliniques de ce mode de superfétation ne sont
le l’hématocolpos et l’héma
Du côté de la mère : l’utérus parturient agit par l’insuffisance de ses contractions, par la rigidité de son col, par son obliquité. L’utérus inhabité agit par l’augmentation de son volume, par sa rétroversion dans la concavité sacrée. Le canal utéro-vaginal peut gêner aussi par l’atrésie et le cloisonnement du vagin, par une collection latéro-vaginale et par une imperforation de l’extrémité
soit d’un
snt exceptionnelle et généralement, au nisme de l’organe. L’intégrité de l'œuf.
en pareil cas, constitue un auto-tamponnement intra-utérin qui ,
ralentit l’hémorrhagie.
Rompre les membranes, faire écouler le liquide amniotique et compter sur la rétraction consécutive pour fermer les vaisseaux saignants paraît peu admissible. Que peut-on espérer d’un utérus qui contient encore fœtus et placenta? Quelle rétraction suivra l’issue du liquide, 500 centimètres cubes, quand il en reste encore 5.000 dans l’utérus ? Le seul résultat obtenu par écoulement du liquide sera une diminution de la tension intra-utérine et par conséquent un rappel très probable de l’hémorrhagie.
Dans ces pertes internes, il faut donc respecter la poche des eaux, dilater l’orifice utérin le plus rapidement possible et à là dilatation complète terminer immédiatement l’accouchement. En cas d’urgence extrême, il faudrait renoncer à une dilatation trop lente et savoir recourir à l’opération césarienne.
2° Avec une hémôrrhàgie mixte , le sang fuit entré l’utérus et l’œuf; celui-ci ne joue plus qu’imparfaitement son rôle d’autotampon; c’est alors que, parfois, on peut tirer avantage de la rupture de la poche des eaux. Dans les présentations du sommet, on fait ainsi descendre la tête en contact intime avèc le col qu’elle obture et l’hémorrhagie mixte est transformée en hémorrhagie interne. Cette transformation peut ralentir l’écoulement et donner le temps d’obténir une dilatation complète.
Comme dans le premier cas, s’il y avait trop grande urgence; c’est encore à la césarienne qu’il faudrait avoir recours.
20. — Présentation d*un placenta à insertion normale placentaire. Rigidité fœtale. Société des Sciences médicales de
La gestante avait quelque temps avant présenté un ictère et gardait depuis lors une teinte olivâtre légère qui disparut après l’accouchement. L’enfant, né en état de rigidité cadavérique, fut pour cette raison une cause de retard dans l’expulsion. Cette rigi-
i le décollement prématuré
présence d’un volumineux membre intercervical, constitué
brements et leur bénignité relative, et dans cette guérison, en somme rapide, après un traitement rationnel, mais extrêmement
). — OPÉRATIONS OBSTÉTRICALES
maternels , nous envisageons d’abord l’indocilité de la parturiente, les convulsions éclamptiques, hystériques, épileptiques,, les syncopes et, d’une façon générale, tout diagnostic imparfait. A ; un
de la vulve et du vagin l’étroitesse, 1’œdème, les malformations congénitales, les déformations cicatricielles, le vaginisme; les ,tumeurs ; au niveau du col l’insuffisance de la ; dilatation par ■ suite
les conséquences, suivant qu’elles sont généralisées à tout l’organe eu localisées en quelqu’une de ses parties et tout spécialement, au niveau de l’anneau de Bandl. Ce sont là des sources de difficultés extrêmement graves et, après avoir bien mon.tré leurs dangers et
qu’apportent des entortillements du cordon au-devant de la.main.
.Q. —Au nombre des obstacles fœtaux, nous : rangeons l’engagement plus ou moins profond de la présentation* la présence dans le vagin d’un ou de plusieurs membres* la mobilité excessive de l’enfant et l’antéposition des pieds.
L>. — Dans un dernier chapitre nous examinons le cas où, la saisie des pieds étant impossible, nous possédons divers moyens
U-y a là u« double action, et la résultante des deux forces est dirigée en arrière plue on moins dans l’axe du détroit supérieur,
. Voiéi comment rions èonseillons de procéder :
Une main saisit le pied postérieur descendu et tire en arrière -, deux doigts de l'autre main (index et médius)-, étendus, sent glissés sous la symphyse, pénètrent dass le bassin, vont V la recherche de l’anus du fœtus et appuient fortement leur extrémité
non du fémur, parce qu’on risquerait de fracturer cèlui-ci par un mouvement de levier) alors qu-’il rie risque rien si l’on appuie sur
mort-né. Tandis que la main qui tire agit sur le pied de haut en
bas eten avant, la main qui polisse agit sur lé bassin fœtal dans le sens antéro-postérieur. La résultante de ces deux actions, donnée par le parallélogramme des deux forces déployées, est toujours une ligne plus ou moins dirigée en bas et en arrière, qui dégage.
francs. Par place ils arrivaient à confluence, dénudant ainsi de plus larges espaces qui gardaient un pourtour policyclique. Ces plaies avaient l’aspect d’unepeau macérée. L’éruption était surtout
On diagnostiqua une syphilis héréditaire pemphygôïde. Après 1900 d'un enfant mâle n’aÿant aucune tare syphilitique apparente.