‹ Concours d'agrégation des facultés de médecine, section des sciences anatomiques et physiologiques. Titres et travaux scientifiques du Dr Emile Brumpt. Mai 1907Chapitre 5 sur 16 · VIII. — Sur l’action pathogène des piqûres d’Argas · texte numérisé non relu

VIII. — Sur l’action pathogène des piqûres d’Argas

Oa sait depuis le mois de novembre 1904 que la fièvre des Tiques de l’Afrique orientale est produite par un Spirochète transmis par la piqûre d’un Argas [Ornilhodorus Savignyi variété cæca).

J’ai été le premier à étudier expérimentalement l’action des piqûres de cette espèce animale. Comme les Gallas et les Abyssins accusent cet Acarien de donner la lièvre, je fis gorger une vingtaine d’Argas sur un indigène ayant de nombreux parasites de là fièvre tierce bénigne (gamètes et shizontes). En trois jours, tous les parasites avaient été détruits dans l’estomac de ces animaux, je me fis piquer quelques jours plus tard par ces Argas sans aucun résultat.

Me faisant récolter de ces Acariens dans un endroit très fiévreux, je me fis piquer à l’avant-bras, d’abord par une série de sept puis par une série de trente-six Argas sans jamais contracter la fièvre.

Ces expériences, quoique peu nombreuses, me permettaient de conclure que la piqûre par elle-même est anodine et que si ces Argas donnaient dans certains cas la lièvre, cette pyrexie n’avait rien à faire avec le paludisme.

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