‹ Concours de l'agrégation, 1892. Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 2 sur 8 · PUBLICATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS DIVERSES

NEUROPATHOLOGIE.

Gomme syphilitique de la première circonvolution frontale gauche empiétant légè7'ement sur la lobule paracentralé. — Rotation et déviation conjuguée de la tête et des yeux; aphasie {BnW. Soc. anatom. 1881).

Rotation et déviation conjuguée de la tête et des yeux du côté droit; hémiplégie et hémianesthésie droites ; contracture du bras gauche sans anesthésie : sclérose bulbaire d'ancienne date. (Bull. Soc. anat. 1881.)

Sur les caractères cliniques des paralysies psychiques expérimentales (avecM. P. Richer). Société de biologie. 1884.

Note sur un cas de sialorrhée d’origine nerveuse; contribution à l’étude de la sécrétion salivaire (avec M. Bottey). Ibid.

Étude sur une affection nerveuse caractérisée par de l’incoordination motrice accompagnée d'écholalie et de coprolalie (Jumping, Latah, Myriachit), in 8" de 68 p. Arcb. de neurolog. 1885.

Ce mémoire renferme la première description d’une entité morbide désignée en France sous le nom de maladie des tics convulsifs.

J’ai sorti du groupe des chorées cet ensemble symptomatique qui, à son degré le plus élevé, comprend : le tic, Vécholalie, la coprolalie, terme que j’ai créé, et un état mental particulier bien étudié ultérieurement par M. Georges Guinon, qui, comme moi, observait à la Salpétrière et écrivait sous la direction de notre commun maître M. le professeur Charcot.

En 1885, époque où j’ai publié ce mémoire, il n’existait dans la littérature qu’une seule observation à peu près complète, qualifiée du reste de chorée, et pouvant se rapporter à la maladie que je décrivais. En 1890, M. Catrou, dans une thèse faite sous mon inspiration, donnait 45 observations, dont 28 inédites, que je lui avais communiquées.

Études cliniques et physiologiques sur la marche, — La marche dans les maladies du système nerveux, étudiée par la méthode des empreintes, avec 31 fig. et 1 planche. — (ln-8" de 75 p. Thèse de doctorat, 1886.)

J’ai appliqué pour la première fois à l’étude raisonnée de la marche, à l’état normal et dans les maladies du système nerveux, la méthode des empreintes, telle qu’elle m’avait été enseignée par mon ami le Neugebauer de Varsovie, son inventeur.

La première partie de mon travail comprend l’étude physiologique de la marche normale ; la description de la méthode employée, la seule applicable en clinique ; l’étude de la foi’me de l’empreinte laissée par la plante du pied pendant la marche ; de la longueur du double pas et des différences de longueur entre les pas droit et gauche chez l’homme et chez la femme; de la situation des pieds droit et gauche pendant la marche, chez l’homme et chez la femme, par rapporta la ligne d’axe ou directrice ; de l’écartement latéral et total; de l’angle d’ouverture.

Et comme conclusions :

r La longueur moyenne du double pas est égale :

Chez l’homme adulte, à 0”,63 ;

Chez la femme, à 0'”,50 ;

2" Dans les deux sexes (la jambe gauche étant à l’appui) , le membre inférieur droit forme un pas plus long que le membre inférieur gauche (la jambe droite étant à l’appui) : en un mot, que le pas droit est plus long que le pas gauche ;

3“ L’écartement total des pieds ou base de sustentation mesure, en moyenne, chez l’homme en marche, 11 à 12 centimètres, avec prédominance de 1 centimètre pour l’écartement latéral gauche; qu’il mesure, en moyenne, chez la femme en marche, 12 à 13 centimètres, avec prédominance de 1 centimètre pour l’écartement latéral gauche ;

4“ La somme des angles ouverts en avant et en haut, formés par l’intersection de la ligne d’axe des pieds avec la directrice, chez l’homme en marche, égale, en moyenne, 31 à 32% avec prédominance d’ouverture de 1® pour le pied droit.

Chez la femme en marche, cette somme égale, en moyenne, de 31 à 32®, avec prédominance d’ouverture de 1 à 2® pour le pied droit ;

5® Que tous ces résultats se corroborent les uns lesautres et trouvent anatomiquement et physiologiquement leur explication.

La seconde partie, consacrée à la marche dans les maladies du système nerveux, comprend l’étude de la marche rectiligne bilatérale renfermant : la marche spasmodique ; la marche spasmodique combinée avec la marche titubante ; la marche dans la paralysie agitante ; dans l’ataxie locomotrice; la marche bilatérale titubante ou en zigzags, sclérose en plaques, etc. — Puis, l’étude de la marche unilatérale : première et deuxième période de l’hémiplégie flasque ; première, deuxième et troisième période de l’hémiplégie spasmodique; les modes anormaux de marche dans l’hémiplégie ordinaire ou infantile compliquée ou non d’hémichorée.

Ce travail a obtenu le prix Godard à la Société de biologie en 1887.

Cinq cas de maladie deFriedreich(avec MM. Blocq et Huet).

Nouv. Icon. de la Salp. 1888.

A cette époque, il n’existait que sept cas de maladie de

Friedreich publiés en France. Dans deux de nos observations, nous relevons l’association du tabes héréditaire et de l’hystérie.

Un cas de syringomyélie (avec M. Zaguelmann. Ibid.

Malade vu par Duchenne (deBoulogne), qui avait porté le diagnostic d’atrophie musculaire progressive.

De la technique à suivre dans le traitement par la suspension de l’ataxie locomotrice progressive et de quelques autres maladies du système nerveux. [Ibid. 1889.)

Contribution à l’étude de la nutrition dans l’état normal et dans la fièvre du goitre exophthalmique (avecM. H. Cathelineau. Ibid. 1890).

Le mémoire se termine ainsi :

Notre intention n’est pas de conclure, mais d’exposer : 1“ Que, dans trois cas de goitre exophthalmique, pendant des périodes apyrétiques de huit jours, les analyses ont montré que les excreta urinaires, rapportés au kilogramme d’individu sain, ont été trouvés normaux ;

2“ Que dans un cas de goitre exophthalmique, pendant une période fébrile de six jours, allant de 38“ à 39“,2, en dehors de complications inflammatoires appréciables, susceptibles d’expliquer la genèse des phénomènes fébriles, les excreta urinaires sont restés normaux comme pendant les périodes apyrétiques.

En terminant, nous serions heureux de voir de semblables recherches transportées dans le domaine de la Cl fièvre hystérique » . A notre connaissance, aucun des auteurs qui se sont occupés de cette question, et ils sont nombreux, n’a fait, dans ces cas, l’analyse complète des excreta urinaires. Peut-être y trouverait-on la caractéristique de cette complication assez rare de l’hystérie, pour

qu’en deux ans nous n’en ayons pas observé, à la Salpêtrière, un seul exemple.

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