PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE CHIRURGICALE
Durant l’année 1897, nous avons entrepris, dans le'labotoire du professeur Arloing, avec la précieuse collaboration son chef des travaux, M. Guinard, une série de recheres sur la physiologie du péritoine. Notre but a été surtout
(Potain, Teissier, Arloing et Morel) ; rôle de la circulation intestinale (Küstner, Olshausen, Stapfer) ; rôle des excitations mécaniques ou physiques(LawsonTait, Fristsch,etc.) dans la production de ces réflexes..., mais ces réflexes dont on parlait tant n’avaient jamais été enregistrés.
On connaissait le pouls petit, filant, dicrote des malades en état de sliock, les modifications de la pression artérielle, les troubles respiratoires, mais nulle part on ne trouvait ces phénomènes fixés simultanément par des graphiques. Leur relation directe avec les irritations péritonéales n'avait jamais été contrôlée dans des conditions se rapprochant autant que possible delà clinique : c’est cette lacune que nous avons tenté de combler.
DISPOSITIF OPERATOIRE
Sujets en expériences. — Les sujets en expériences ont été des chiens ou des cabris : nous insisterons surtout sur les résultats obtenus chez le chien, parce que les réactions obtenues sont plus nettement enregistrées, mais chez l’un et l’autre animal les réflexes observés ont été les mêmes.
Anesthésie. — Nos animaux ont toujours été opérés sous anesthésie, d’une part, afin de se mettre dans les conditions cliniques ordinaires : les malades chez lesquels on pratique une opération dans le ventre sont toujours endormis ; d’autre part, pour que l’On ne puisse pas nous objecter que les réflexes enregistrés étaient dus à des réactions de sensibilité douloureuse. L’anesthésique employé a été successivement l’éther, le chloroforme, le chloral.
État du péritoine. — Nos expériences ont été' faites chez des chiens dont le péritoine était sain et chez des chiens dont le péritoine avait été irrité par une manœu-
êflexes d'origine péritonéale que nous avons réussi ;istrer appartiennent essentiellement au jeu des fonctions de la circulation et de la respiration.
Partant de cette donnée générale, nous avons successivement passé en revue les indications de l’éviscération dans les contusions de l’abdomen, dans les plaies pénétrantes de l’abdomen, dans l 'occlusion intestinale, dans les péritonites, en gynécologie.
1» De l’éviscération dam les contusions de l’abdomen : La chirurgie contemporaine tend de plus en plus à pré-
in homme de 63 ans amené à l’hôpital, avec des i simulant une hernie étranglée, nous avons ms un sac de hernie inguinale un appendice volu-
Présentation à la Société d’un jeune homme de 18 ans, que nous avions opéré d’urgence à la période ultime d’une péritonite consécutive à une appendicite aiguë. Large incision et drainage de la cavité abdominale. Guérison.
. fluidité, du sang jouent
Srations qu’il nous a para intéressant s de l’observation d’un malade chez soigneusement étudié la production
immédiats et éloignés du bouton de Murphy i traitement de la gangrène herniaire (Blain, î Lyon, 1900).
exstrophie partielle acquise de la vessie cone à une double taille hypogastrique. — Cure