ANATOMIE CHIRURGICALE
Exploration de l’Intestin grêle et dlffêrenelation pratlgne de ses anses.
Communication en collaboration avec M. Sert, faite h . la Société des Sciences Médicales, le 3 lévrier 1904.
Les différents segments de l’intestin grêle se ressemblent beaucoup entre eux. On ignore, le plus souvent, quand on rencontre une anse grêle, au cours d'une laparotomie, si celte anse est voisine de l’angle duodénojéjunalou voisine du cæcum. Il est évident qu’il y aurait cependant le plus grand intérêt pratique à être renseigné sur ce point, que l’on veuille pratiquer un anus, une exclusion intestinale, etc. Le problème peut être résolu de la façon suivante :
Los valvules de l’intestin grêle vont en décroissant de volume et de nombre depuis son origine jusqu’à sa terminaison. Au voisinage du cæcum, elles sont nulles ou insignifiantes, en tout cas bien moins développées qu’au voisinage du duodénum. Or, ces valvules conniventes peuvent être perçues par la palpation esctesne de l'intestin. Si on prend entre les doigts de la main gauche une anse intestinale et qu’on la lisse, dans le sens de la longueur avec l’index et le pouce de la main droite, on sent très nettement les reliefs formés par ces valvules, on apprécie bien leur plus ou moins forte saillie ; on peut dire, par comparaison, en explorant de la sorte
plusieurs régions intestinales, si les valvules sont bien, moyennement ou point développées, rapprochées ou éloignées et, par conséquent, si on est près, loin ou très loin de l’origine de l'intestin grêle. Nous avons fait ces observations sur un grand nombre de cadavres et au cours de plusieurs interventionsintestinalescomplexes.
Si l'on se trouvait en présence d’un intestin fortement météorisé, la conslatation de ce signe serait vraisemblablement difflolle ; il serait alors peut-être possible de voir par transparence l'insertion des valvules — cela est sûrement possible sur l'intestin insufflé du cadavre — et déjuger ainsi de leur fréquence et, par conséquent, de la topogi’aphie approximative de rinlestin.
11 faut encore remarquer que le gros intestin manquant de valvules conniventes, la perception de ces valvules permettra d'affirmer qu’on n’a pas affaire à lui et s’ajoutera ainsi aux signes, d'ailleurs nombreux, qui le différencient du grêle. ,
Sur l’anatomie dn cnl-de-sae de Douglas
/n Thèse de Lyon, 1902. ,
Résumé rapide des notions classiques sur l'anatomie de cette région et des travaux de Freund sur le Douglas infantile dont les deux étages: l’atrium et le fond se prolongent sans changer de direction. Cette disposition unie à la longueur du cul-de-sac peut persister chez’ l’aduite et favoriser les hernies périnéales.
Nous avons, d’autre part, fait quelques moulages en plâtre du Douglas pour vérifier l’opinion de Barnes qui place à gauche son point le plus déclive. Celte disposition est liée à la déviation droite du rectum même et' nous avons observé un cas peu fréquent où le rectum se trouvant dévié à gauche,: le point le plus déclive du cul-' de-sac était à droite.
GYNÉCOLOGIE ET CHIRURGIE ABDOMINÂIÆ
Essai snr la séméiologie dn Donglas eliez la femme.
Pour bien utiliser la voie opératoire du cul-de-sac vaginal postérieur un diagnostic précis est nécessaire. C'est même là, croyons-nous,une des dilficultés qui ont retardé la vulgarisation des opérations vaginales. Nous avons tenté, dans une revue d'ensemble, la séméiologie, au moins partielie, des lésions nombreuses accumulées dans cette région déclive. On sait qui nous a guidé.
Le chapitre I traite des déplacements qui peuvent amener dans le Douglas ; le rectum, peut-être la vessie, les ovaires, l'intestin et l'épiploon.
Les déplacements de l'utérus nous retiennent plus longtemps. La rétroflexion est particulièrement facile à méconnaître. M. Le Dentu a longuement insisté (Société de Chirurgie, 1895) sur la peine que l'on avait parfois à reconnaître le corps utérin, soit qu’il occupe seul le Douglas, soit surtout qu'il s'y trouveen compagnie d’une salpingite. C'est à la perception de la crête utérine postérieure, à une certaine béance du col utérin, aux essais de réduction, instructifs même lorsqu’ils sont infructueux, qu'on aura recours pour trancher ces ditlicultés.
L’examen du cul-de-sac postérieur doit encore rendre compte des variétés d'obstacles à la réduction ou au
Imperforalion de l’hymen. - Pyecolpos fermé.
Annales de Gynécologie, avril 1904.
Impei'foration de l'hymen chez unejeune fille de Hans: Bon état général, un peu de température. L'incision de l'hymen donne issue à un demi-litre de pus renfermé dans le vagin distendu. L’utérus ne participait pas à celte distension. Il s'agissait vraisemblablement de la suppuration spontanée d’an Mmaiocolpos survenue avant toute incision. L’examen bactériologique du pus démontra qu’il ne s’agissait pas d'une manifestation tuberculeuse, ni d’une infection venue de l’intestin. Maigré la présence de staphylocoques et de streptocoques, révolution clinique de cette affection fut remarquablement bénigne.
Complication rare d’nn rétrécissement tabercnlenx de l’Intestin grêle.
Société des Sciences Médicales, 16 janvier 1901.
Une double sténose tuberculeuse d’une anse intestinale grêle avait provoqué en amont d’elle une perforation spontanée de l’intestin extrêmement dilaté. La malade présentait une volumineuse, collection pelvienne, le tableau clinique d’une affection génitale, quelques troubles digestifs d’ancienne date et un état général assez grave. Elle succomba en dépit de l’opération et sans qu’on ait même pu établir le diagnostic de cette lésion exceptionnelle.
Ocelasion dn e1ioIéa»q|ne comprimé par des ganglions tnbercnlenx (Lesieur, André et Laroyenne).
Bulletin de la Société Uédicale des Hôpitaux de Lyon, 30 octobre 1902.
Tuberculeux pulmonaire présentant, depuis quelque temps, les signes caractéristiques d’une occlusion du cholédoque; ictère intense, décoloration des fèces. La vésicule biliaire était volumineuse et perceptible au palper. Les souffi'ances du malade engagèrent à l’intervention. On sentit des masses volumineuses dans la région du cholédoque, mais on ne put pas préciser leur nature. La cholécystostomie fut pratiquée ; elle ne fit point disparaître l'ictère. Plus tard, le malade ayant succombé à sa tuberculose pulmonaire, l’autopsie montra qu’il s’agissait de ganglions tuberculeux comprimant le conduit biliaire. Cette cause d'occlusion du cholédoque est exceptionnelle et nous ne connaissions pas de fait analogue au moment où cette observation • fut