‹ Concours pour l'agrégation, 1904, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiques du Dr Charles Lesieur (de Lyon)Chapitre 3 sur 6 · IV.- TUBERCULOSE. PLEURÉSIES · texte numérisé non relu

IV.- TUBERCULOSE. PLEURÉSIES

et virulent pendant un certain temps, puisqu’il à été retrouvé actif et capable de tuberculiser le cobaye, même chez des poissons qui, depuis un mois, n’avaient plus ingéré de crachats tuberculeux. Cette infection tuberculeuse diffusé est capable de tuer les pois-

piques ou microscopiques,-tubercule ou tumeur, comme M. Dubard

Cet'auteur, à la suite de nouvelles expériences, est revenu d’ailleurs sur ses premières affirmations.

3G. — A propos des pleurésies séro-fibreuses dites d’origine traumatique (En collaboration avec M. F. Barjon). Lyon-Médical , 1901, T. XCXVI, p. 647.

La pathogénie exacte des pleurésies consécutives aux traumatismes, leurs rapports avec la tuberculose sont des questions remises à l’ordre du jour récemment, en particulier par M. Chauffard (voy. Herbert, thèse de Paris, 1896). Nous en avons publié deux cas, dont 1un avec autopsie confirmative, dans lesquels l’évolution clinique et les recherches bactériologiques nous ont permis de

cause déterminante accidentelle : pour qu’il agisse d’une façon positive, il faut, de toute nécessité, qu’il se produise sur un organisme déjà en puissance d’infection tuberculeuse. Nos malades étaient des tuberculeux latents.

Il faut donc se défier de la pleurésie traumatique comme de la pleurésie dite à frigore. Dans l’une comme dans l’autre il s’agit le plus souvent d’une manifestation spécifique, et l’aphorisme de M. le Professeur Landouzy se trouve une fois de plus vérifié : « Pleurésie est monnaie de tuberculose ».

méningite cérébro-spinale ; la culture des pneumocoques retirés du pus méningé, inoculée en série sous la peau'de deux lapins, a reproduit chez eux l’endocardite mitrale végétante.

1°) Coexistence de l'endocardite infectieuse et de la méningite cérébro-spinale : Cette coexistence est loin de constituer un fait exceptionnel (Jaccoud). Mais dans la plupart des cas signalés, la séreuse méningée parait avoir été touchée la première ; dan? le nôtre,’ l’agent pathogène est parti de l'endocarde pour aller infecter secondairement les méninges.

2°) Le pneumocoque dans l'endocardite infectieuse et dans la méningite cérébro-spinale : L’endocardite infectieuse pneumococcique est bien connue depuis Jaccoud : un de ses caractères importants, c’est la lenteur parfois remarquable de son évolution. La présence du pneumocoque dans la méningite cérébro-spinale sporadique est également admise comme assez fréquente,,par opposi-

gocoque le plus souvent ; l’une et l’autre peuvent s’accompagner d'herpès labial et la bactériologie seule peut trancher le diagnostic

3°) Endocardite expérimentale : Son histoire a traversé plusieurs phases : les premiers cas positifs furent obtenus par greffes directes de matières septiques sur les valvules du cœur ; puis, par injections intra-veineuses avec traumatisme valvulaire (Perret et Rodet) ; enfin, par injections intra-veineuses sans traumatisme valvulaire (Gilbert et Lion, Roux et Josserand). Nos résultats sont plus démonstratifs encore pour deux raisons : 1° nos cultures étaient inoculées sous la peau, et cependant le microbe est allé se localiser sur les valvules cardiaques ; 2° elles provenaient non des végétations valvulaires, mais des plaques purulentes méningées qui les compliquaient, et pourtant c’est la lésion cardiaque primitive qu’elles ont reproduite sur le lapin.

A ce propos, nous avons été conduit-à quelques considérations sur l 'adaptation des .micro-organismes aux milieux naturels auxquels ils sont empruntés. Notre pneumocoque semblait avoir acquis, en passant par l’endocarde humain, une ténacité à faire de l'endocardite , prouvant qu’un microbe à tout faire peut adapter ses affinités de telle façon à un tissu déterminé , qu'il prenne les caractères d'un agent pathogène spécifique. .

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