‹ Concours pour l'agrégation de pathologie interne et de médecine légale, 1904. Titres et travaux scientifiques du Dr M. PéhuChapitre 2 sur 3 · CLINIQUE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

CLINIQUE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Pour grouper mes recherches anatomo-cliniques j’ai usé de la classification suivante :

Maladies générales.

Fièvre typhoïde.

Cœur.

Appareil respiratoire.

Tube digestif et abdomen.

Système nerveux.

Je réunis dans un même chapitre mes publications relatives à la clinique pure et celles qui ont trait à Tanatomie pathologique ;

«lépart de celle élude, dans laquelle figurent nombre d’observations empruntées à Marchai de Calvi. La symptomatologie est à

me humide,car le traitement, qui devra être surtout conservateur,peut amener des guérisons ou,du moins, un arrêt dans la marche envahissante de la gangrène.

typhoïde

dérouler

L'intérêt de cette observation réside dans ies particuiarités

Chez un jeune homme de 22 ans, atteint de lièvre typhoïde s'était développé sans grand fracas le syndrome de la péritonite parperforation ; météorisme de l’abdomen, iispartUon de la matUé hépatique, faiblesse du pouls, etc. Le sujet étant en même temps atteint de débilité mentale, suite d’éncéphaliteaiguë de l'enfance, nous n'avions pu être renseigné sur les phénomènes subjectifs qui accompagnaient oet état Or la mort ne survint que plusieursjours aprèsl’apparitiondes signesabdominaux, alorsque tout paraissait avoir cédé, et elle fut vraisemblablement causéepar un affaiblissement cardiaque et une toxi-infection généralisée que rien ne put conjurer, A l'autopsie, nous constatâmes l'intégrité absolue du péritoine-, niais l’intestin était encore météorisé. Une des anses du côlon s’était interposée entre le diaphragme et le foie; d’où disparition delà matité hépatique. La cause de ce météorisme paraissait devoir être cherchée dans la présence de brides péritonéales multiples, généralisées h ces deux

typhique aidant, avaient amené une paréal. La disparition de la matité hépatique

D. - APPAREIL RESPIRATOIR

Paralysie récurrentielle bilatérale complète

région oervlcale.

complété dé natur histologique. Les (

eæulceratio simplex paraissait devoir

décrite par M. Dieulafoy.

On sait que ce dernier, en 1898, a[

leur séméiologique indiscutable. Pei en effet, M. Bard, au Congrès de Nac l’abandon systématique des cylindr

fsurvenir à Liire de phénomène transitoire ou permanent dans les troubles intéressant tous les domaines de la circulation.

Pour dégager le mécanim.e de la nyclurie, nous avons essayé diverses épreuves sur trois sujets: deux atteints de cardio-

IL — BAGTÉRIOLOGIE-HYGIËNE

33. — Ostéo-périostite albumineuse due à un nouvel agent pathogène (En collaboration avec M. Delore).

Gazelle des Hôpitaux, 13 septembre 1898.

Cong. de Paris, section de bactériologie, août, 1900.

30. — Variabüité de la température rectale dans le tétanos expé-

II est de notion courante que le tétanos mortel chez l'homme s'accompagne d’une élévation considérable de la température

laboralion (cobayes, lapin) le tétanos artificiel est toujours hypothermique.

Nous avons alors changé d'espèces animales ; nous nous sommes adressé à des animaux dont le tétanos spontané est notoirement fébrile : chien, chèvre, cheval, comme l’indiquent tous les traités de pathologie vétérinaire. Le tétanos expérimental fut alors toujours hyperthermique comme en

On peut déduire aisément cette conclusion que les espèces animales qui font de l'hypothermie sont des espèces de petit

grands animaux. Le volume a-t-il ici une importance? On connaît l’iniluenoe de lasurfaco cutanée sur la déperdition de chaleur. Sans rejeter complètement cette interprétation, nous ne pensons pas qu'eüe suffise à tout expliquer. îl s'agit plutôt d'une réaction spéciale du système nerceuæ vaso-moteur de régulation Nous nepensons pas, en effet, qu’il y ait une différence dans la production de chaleur centrale.

Pour être absolument probantes, ces recherches devraient «'accompagner d’expériences calorimétriques. Mais, s’il est aisé d'étudier les courbes calorimétriques chez les animaux de petite taille, des difficullés techniques presque insurmontables s’opposent à.ce que l’on procède pareillement pour les animaux de grande taille. Les recherches n'auraient donc pu être parallèles, et nous avons dû renoncer à élucider ce point.

II. — Je ne puis donner avec tous leurs détails les expériences entreprises. Je reproduis seulement ici quelques tracés de températures les plus typiques qui figurent dans ma thèse inaugurale.

Les tracés I et fi montrent la marche de la température chez un cobaye et un lapin inoculés avec de la toxine tétanique. On peut y voir que la température monte immédiatement

exacte), puis, au moment où les contractures se généralisent, la défervescence seproduitet elle peut être intense puisque, dans le tracé t, elle atteint 29» 3. Dans ce même groupe (tracé 3) figure également la courbe thermique d’une poule inoculée avec la toxine, aussi le tétanos a été obtenu chez elle avec une forte dose de poison et a produit une hyperthermie très accusée, là encore après généralisation des contractures.

Dans le tracé 4, le cobaye a reçu une culture complète renl'er-

oola'ier; c'est bien une preuve que la substance hyperlhermisante n’a pas été retenue sur le filtre.

Quant au tracé 6, il concerne un animal sous la peau duquel, nous avions introduit un sac de collodion renfermant des bacilles de Nicolaïer. Nous avions voulu nous assurer que, à l’abri des actions leucocytaires, le microbe fabriquait néanmoins un poison à action hypotherraisante pour le cobaye ou le lapin.

■ L’âge peut avoir une influence considérable. La je le jeune chien surtout, présentent de l’hypotherm l’hyperthermie à partir de la généralisation des contr;

chèvre,

37. Valeur pratique de la désinfection par le formo-chlorol (En

collaboration avec M. Pic).

Communication à la Scciété des Sciences Médicales de Lyon, 21 février 1900.

38. — De la valeur pratique de la désinfection par le formo-chlorol.

Province Médicale, 1900.

Le formochlorol ne jouit pas d’un pouvoir désinfectant, fondeur, assez actif pour qu’on puisse vraiment compter sur lui,

pour la désinfection en surface.

39. — Sur une épidémie hospitalière de fièvre typhoïde développée

par contagion (En collaboration avec M. le professeur Babd).

Revue d'Hygiène, mai, 1900.

Dans la grande majorité des cas, la fièvre typhoïde à l’étal sporadique ou épidémique reconnaît pour cause, l’introduction dans l’organisme du bacille d’Eberth par voie hydrique, par infection. il est cependant des faits indéniables où la contagion doit être incriminée, s’opérant alors par voie médiale, par l’intermédiaire d’objets divers ayant appartenu au typhique, ou par la dissémi-

Lefois, la contagion de la dolhiénentérie est donnée à l’entourage même des typhiques, ne diffuse pas. C’est tout au plus si l'on peul citer quelques cas développés alentour.

■ Les épidémies développées par contagion, dans une agglomération, par exemple dans une caserne, un hôpital, sont absolument exceptionnelles. La littérature médicale, consultée avec soin par nous, s’est montrée absolument muette sur ce point.

De lâ, l’intérêt très grand s’attachant à la relation d’uné réritable épidémie hospitalière, développée à l’asile d’aliénés de‘ Bron (dans la banlieue de Lyon) pendant l’été et une partie do

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