Publications didactiques
Nous croyons devoir ranger dans les publications d’ordre didactique les annotations et additions que nous avons faites à la traduction du Traité des maladies des voies urinaires de Furbuingeu. Nous y avons en effet ajouté des chapitres entiers sur les lésions traumatiques des reins, de la vessie et de l’urèthre, sur la séméiologie et l’examen
au niveau du rein, de la vessie et de l’urèthre, sur les vices de conformation de l’appareil urinaire, etc. Dans les notes attenantes au texte, nous avons mis, en regard des idées de l’auteur allemand, celles de
Nous citerons encore, comme travaux de même ordre, une série de revues critiques publiées soit dans la Gazette des hôpitaux, soit dans la Gazette hebdomadaire , soit dans le Progrès médical, sur le drainage et l'évacuation continue de la vessie dans le traitement des cystites, le traitement chirurgical des pyélites, Yuréthrotomie interne, Y antisepsie dans Yuréthrotomie, les névralgies vésicales, la séméiologie des maladies chirurgicales du rein, les opérations sur le rein, la pathogénie de l'hydronèphrose.
traction. A cette disparition de la capacité physiologique ne correspond pas nécessairement une diminution de la capacité anatomique. Celle-ci existe dans quelques cas et plusieurs fois nous avons constaté, à la suite de la propagation de l’inflammation de la muqueuse à la musculeuse, des modifications anatomiques très réelles. On trouve alors à l'autopsie des vessies à parois très épaisses, mesurant 2 cent., 2 cent. 1/2, 3 et même 4 cent., dont la cavité a, pour ainsi dire, dis¬
paru. Il y a, pourrait-on dire, hypertrophie concentrique de l’organe ;
tissu conjonctif embryonnaire, puis adulte, en même temps qu’à l'hy perplasie des fibres musculaires.
Étudiant cliniquement ces cystites, nous avons cherché à préciser les caractères de la douleur provoquée par la pression hypogastrique, le toucher rectal et le vaginal, le cathétérisme, l'injection de liquides
Les névralgies vésicales sont idiopathiques ou symptomatiques.
Les premières sont en rapport avec un état neurasthénique et s’observent surtout chez l’homme adulte. Elles sont quelquefois précédées d’une série de troubles (incontinence nocturne d’urine, spermatorrhée, pudeur vésicale, abus du coït et de la masturbation, etc.); qui tous ne sont, en somme, que la manifestation du même trouble nerveux général. La concomitance d’autres névralgies, les migraines, les troubles dyspeptiques, un état arthritique et l’hypochondrie accompagnent souvent la névralgie vésicale idiopathique.
Les névralgies symptomatiques sont la manifestation vésicale d’une lésion anatomo-pathologique indiscutable, pouvant occuper, soit le
reil urinaire, le rein (calculs rénaux, inflammation du bassinet ou du rein), le méat uréthral (rétrécissements, polypes), l’urèthre profond ; soit un autre appareil, les organes génitaux de la femme (métrites salpingites, déviations utérines, fibromes, etc.), le rectum et l’anus (hémorrhoïdes, fissures, etc.). Dans beaucoup de ces cas, il s’agit de névropathes, et la névralgie dépend d’une double cause; la lésion locale n’étant, comme l’enseigne notre maître M. Guyon, que le point d’appel des phénomènes douloureux. Aussi dans le traitement ne doit* on pas oublier qu’on a deux indications à remplir, et qu’à côté du traitement local d’une grande importance, il y a celui de l’état général qu’il ne faut pas non plus négliger.
Le début de la névralgie vésicale est variable, en général obscur ;
au niveau de son extrémité hypogastrique et plongé par l’autre dans un urinai, situé entre les jambes de la malade. Très simple, assurant l’écoulement des urines pourvu qu’un œil du drain réponde au petit lac prévésical, et permettant de suturer presque complètement la plaie vésicale, ce mode de drainage a parfaitement fonctionné dans les quatre cas où nous l’avons employé.
diverses reprises et toujours avec les mêmes avantages.
Après examen critique des diverses observations.publiées, nous myômes de la vessie, auxquels nous avons ajouté deux faits inédits,', par M. Gérard Marchant.
. L’étiologie de ces tumeurs ne nous a rien présenté de particulier à. noter. Les deux sexes sont également atteints ; quant à l’âge des malades, il a varié de 12 à 74 ans.
Comparables aux myômes utérins, les myômes vésicaux naissent dans l’épaisseur de la couche musculaire de l’organe. Ils tendent le plus souvent à s’encapsuler, et, vu le peu d’épaisseur de la tunique musculaire vésicale, ils font rapidement saillie vers l’une ou l'autre de ses faces, méritant, suivant le sens vers lequel ils se dirigent, le nom de myôme cavitaire (10 cas) ou celui de myôme excentrique (4 cas); dans un cas il s’agissait d’un myôme infiltré. Suivant que le point de la vessie où ils ont pris naissance se trouvait primitivement en rapport avec le péritoine ou avec le tissu cellulaire du bassin, les myômes excentriques tendent à se pédiculiser dans la cavité périto¬
neale ou, au contraire, se développent dans le tissu <
lument comme les myômes utérins dits intra-ligamentaire
est des plus variables. Leur forme est arrondie, plus ou moi
le développement lent et progressif' d’une tumeur qui entraine delà
siège il a pu être cause d’hydronéphrose ou de dystocie.
Le myôme cavitaire présente réunis les symptômes habituels des néoplasmes vésicaux (hématurie, cystite, etc.), et les signes physiques
Le traitement sera pour les myômes excentriques celui des tumeurs à la taille hypogastrique, morcelant, si elle est volumineuse, la tumeur
augmentation partielle de volume, augmentation et induration totales) . Sur ces 10 malades, reconnus anatomiquement atteints de prostatite chronique, 6 n’avaient aucun symptôme fonctionnel.