‹ Concours pour l'agrégation, section de pathologie interne et de médecine légale, janvier 1892. Exposé des travaux du Dr Fernand Widal (volume 2)Chapitre 1 sur 1 · ENSEIGNEMENT · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT

Démonstrations aux travaux pratiques d’Anatomie pair ia Faculté (1886, 1887, 1888).

Cours pratique de Bactérioiooik au Laboratoire de M.

seur Cornu (1889,1890, 1891).

Cours de Séméiotique a la Charité (1891).

à l’époque d’apparition ordinaire de l’infection puerpérale. Les accidents fébriles préalables, souvent légers, ont été désignés ù, tort sous le nom de fièvre de lait. Nous avons démontré avec M. Chantemesse que cette prétendue fièvre de lait répond à une infection légère; c’est un petit accident de la puerpéralité.

Dans deux cas de phlegmatia puerpérale d’origine utérine, nous avons trouvé le streptocoque dans les parties du caillot primitivement formé, que Virchow appelait caillot autochtone. Le microbe faisait défaut dans le caillot prolongé de Virchow, dont la formation

les extrémités du caillot primitif.

veine par dépôt, sur son endothélium, du streptocoque charrié parle sang. Le caillot se forme consécutivement à cette inflammation de

pérale, c'est admettre du même coup que l’érysipèle peut amener la suppuration. Cette analogie, nous l’avons soutenue en nous appuyant sur des observations et des expériences.

Le streptocoque isolé des humeurs d’une femme atteinte d’infection puerpérale peut produire l’érysipèle, comme le streptocoque isolé d’une plaque érysipélateuse. Lé fait ressort des expériences d’Hartmann, de Winckel de Doyen et des nôtres. Nous avons montré cliniquement et expérimentalement, que le streptocoque qui occasionne l’érysipèle de la face ou des membres peut, sans le secours d’autres microbes, déterminer un foyer de suppuration sous la plaque érysipélateuse. Nous avons vu, avec M. Chantemesse, qu’on pouvait faire perdre au streptocoque ses qualités pyogènes et le rendre apte à produire l’érysipèle, en le faisant passer à doses massives par

Nous avons fait, avec M. Hirtz, une étude clinique et bactériologique de l’érysipèle à répétition, et nous avons démontré que les poussées érysipéloïdes légères ne sont pas de simples congestions ou de simples érythèmes, comme on l’a prétendu, mais des érysipèles vrais dus au streptocoque.

Nous venons de voir que le streptocoque produit les différentes

pus des abcès. La polymorphisme des lésions qu’il occasionne est le point le plus intéressant de son histoire.

En faisant un essai de simplification nosographique, en matière l’infection puerpérale, nous avons donc étudié du même coup l’aciion d’un microbe dont le rôle est considérable en pathologie. Le médecin, comme le chirurgien et l’accoucheur, doit compter chaque our avec lui; la preuve en est dans ces infections secondaires si réquentes au cours de la scarlatine, de la diphtérie, de la grippe, it qui relèvent pour la plupart du streptocoque.

nous avons signalé que le pus était souvent produit par les microbes pyogènes vulgaires.

typhique dans l'eau était, avec nos moyens d’investigation actuels, entourée des plus grandes difficultés, que sa constatation nécessitait . une patiente et scrupuleuse attention, et que le plus souvent on le cherchait sans le rencontrer. Nous avons insisté, d’autre part, sur la rigueur du diagnostic différentiel à faire avec les organismes voisins. On ne décèle pas le bacille d’Eberth dans l’eau, comme le bacille de la tuberculose dans un crachat.

On trouve dans l’article que M. Chantemesse a consacré nia fièvre, typhoïde, dans le tome I" du Traité de médecine, les principales constatations faites par nombre d’observateurs, depuis nos premières recherches, et en particulier celles de M. Thoinot et de MM. Yaillard et Vincent. Je rappellerai seulement celles faites en l’année 1891, par des bactériologistes dont le nom fait autorité, par Miquel (de Montsouris), Uffelmann (de Hostock), Monti (de Pavie), Flilgge (de Breslau), Fodor (de Buda-Pesth), Lœffler.

Pour l’isolement, nous employons toujours l’acide phénique et

avons démontré que dans l’eau résidait la cause sinon unique, is la plus fréquente, la plus accessible et aussi la plus dande la fièvre typhoïde. La constatation possible du bacille

ont montré que la morbidité par fièvre typhoïde avait diminué de depuis l’application des nouvelles mesures prophylactiques.

On a voulu, il y a quelques mois, enlever au bacille typhique sa spécificité, en l’identifiant au colibacille. Dans une polémique récente, nous avons répondu, avec M. Chantemesse, aux divers arguments opposés. En nous appuyant sur la clinique et sur l’anatomie pathologique, nous avons montré que le colibacille, en passant par l’or-

fermentation qui manquent toujours, lorsque ces bouillons sont inoculés avec le bacille typhique.

Ce procédé semblé avoir enlevé déjà bien des hésitations, et la

gical. Nous l’avons démontré en déterminant, chez la souris, un tétanos caractéristique en lui inoculant sous la peau le râclage de

du pus tétanique dilué, nous avons vu se développer quelques colonies sous forme de petites taches blanchâtres déprimées, finissant par liquéfier le sérum. Elles sont figurées dans la3«édition du livre de MM. Cornil et Babès. Elles contenaient des bacilles avec sphère réfringente à l’extrémité, ayant tous les caractères de ceux de Nicolaïer.

Il est, à Paris, des gens dont la profession est de gaver les pigeons. Chez eux, il est de notion vulgaire que le gavage occasionne, à la longue, une maladie chronique du poumon. Nous avons, avec MM. Dieulafoy et Chantemesse, observé trois gaveurs atteints d’une pneumopathie dont l’évolution est presque celle de la tuberculose pulmonaire chronique. Dans aucun cas, nous n’avons trouvé le bacille de Koch dans les crachats.

Nous avons constaté, après recherches inspirées par les faits cliniques que, sur les pigeons vendus sur les marchés de Paris et venus du Méconnais et d’Italie sévissait une pseudo-tuberculose d’origine mycosique, déterminant le plus souvent dans la bouche une lésion localisée sous forme de nodule blanchâtre, appelée vulgairement chancre. Cette lésion se généralise fréquemment au poumon, au foie, à l’œsophage, à l’intestin, aux reins sous forme de tubercules types, qui sont infiltrés de mxjcelium d'aspergillus fumi-

Nous avons reproduit expérimentalement cette pseudo-tuberculose,

La propriété, pour Yaspergillus, de déterminer des lésions simu-

chard.en 1864, chez un perroquet, et Lichteim a prouvé, d’autre part, les qualités infectieuses de Yaspergillus injecté dans le système circu-

L’inoculation d’un crachat de malade & un pigeon a produit une foie une tuberculose mycosique due & Yaspergillus fumigalus.

Il existe donc une tuberculose mycosique aspergilleuse dont les diverses lésions histologiques sont calquées sur celles de la tuberculose commune. Cette maladie doit prendre rang à côté dos pseudotuberculoses microbiennes à l’ordre du jour actuellement.

mycosique intéressante au point de vue de l’anatomie pathologique; nous avons voulu appeler l’attention des médecins et des hygiénistes sur une variété rare de pneumopathie causée par la présence d'un champignon puisé soit à la surface des graines dont les

buccale des pigeons.

M. Potain a observé récemment un cas semblable qui a fait l’objet d’une clinique publiée dans Y Union médicale.

Au début de la période secondaire de la syphilis, on observe parfois, comme nous l’avons noté avec M. Chantemesse, des poussées aiguës du côté de la plèvre. Cette pleurésie survenant pendant l’évolution de lésions cutanées et muqueuses du stade roséolique, suit dans sa marche et son évolution le sort de ces manifestations syphilitiques.

Elle est à rapprocher des poussées inflammatoires observées du côté des parenchymes, tels que le foie et le rein ou du côté des séreuses articulaires.

M. Lancereaux n’a pas vu de cas semblables à ceux que nous

avons signalés, mais M. Ferrand a pu en observer; M. Chantemesse a

relaté, il y a quelques mois, des faits nouveaux, et M. Talamon vient

de publier, dans la Médecine moderne , sur ces pleurésies syphilitiques

confirmatives des nôtres.

28. - Pleurésie purulente à streptocoques, tn Thèse sur l'Infection puerpérale, p. 45.

La première observation de pleurésie purulente à streptocoques

dont le pus ait été étudié bactériologiquement et expérimentalement

avec déduction thérapeutique, a été publiée dans mon Mémoire sur Y Infection puerpérale.

ou plus probablement par voie biliaire, comme l’a supposé Dupré.

Par contre, toute membrane hydatique possède un pouvoir dialytique, et nous avons établi que, si des vésicules sont plongées dans

On comprend toute l’importance de ce fait ; il apporte la preuve expérimentale qu’une certaine quantité de sublimé injectée et aban-

donnée dans la poche-mère d'un kyste hydatique peut, par diffust

Ce cas unique résume en lui toute la pathogénie des kystes dermoïdes de l'encéphale.

Les vestiges du pédicule reliant le kyste du cervelet au cuir

sphacèle du poumon ; sur les infections secondaires causées par le streptocoque ou le colibacille. J’ai rappelé qu’avec M. Chantemesse, nous avions vu dans le sang des grippés des globules sanguins mobiles à prolongements multiples qui avaient été considérés par Klebs comme des hématozoaires. (Société médicale des hôpitaux , 1890.)

Dans le chapitre Paludisme, j’ai résumé les résultats d'une auto-| psie unique dans la science, d’hémoglobinurie paroxystique essentielle où la mort était survenue en pleine attaque. Ce cas intéressant pour la pathogénie encore si obscure de l’hémoglobinurie a été observé avec M. Dieulafoy et fera l’objet d’un prochain mémoire.

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