Concours pour l'agrégation, section de pathologie interne et de médecine légale, janvier 1898, exposé des titres et travaux scientifiques
de paralysie à la suite de l’intoxication oxycarbonée : chez l’un, la paralysie était limitée au deltoïde; chez l’autre, elle reproduisait les caractères de l’hémiplégie organique. Les paralysies oxycarbonées se présentent en effet sous deux types bien différents.
Dans la première variété, qui paraît la moins commune, l’oxyde de carbone frappe avec une prédilection marquée certain groupes de muscles ayant la même innervation et principalement les muscles extenseurs; il se comporte donc comme le plomb, l’alcool, l’arsenic. Fréquemment on observe alors une anesthésie limitée au territoire paralysé et des troubles trophiques, dont le plus remarquable est un empilement diffus du membre atteint, quelquefois même du pemphigus. On retrouve là les caractères habituels des paralysies par lésion des nerfs périphériques ; la névrite oxycarbonée n’a pas de caractères spéciaux, sauf la pré-
(augmentation de volume, congestion du névrilemme).
La deuxième variété comprend les faits dans lesquels
puisque sur S2 cas de myélite, le traitement n’a été rigoureusement suivi quedansl8 cas; dans tous les autres, il avait été insuffisant ou nul.
La myélite syphilitique a tantôt une marche aiguë, et dans ces cas elle peut quelquefois se terminer par la mort, tantôt — et c’est la forme la plus fréquente — une marche chronique; nous en rapportons 47 observations : elle se caractérise par une paraplégie incomplète, à type spasmodique léfl plus souvent. Cette paraplégie, si le traitement intervieiif;: dès le début des accidents, est susceptible de guérir, mais ifl persiste presque toujours comme vestige de l’atteinte médullaire, une exagération plus ou moins notable du réflexe rotulien.
Deux cas d’infection p neumococcique à localisation particulière (angine et méningite à pneumocoques). En collaboration avec M. Rendu. - Bullet. et Mém. de la Soc. méd. des hôpitaux ^ 3 mai 1891.
ration avec M. Rendu. — Bull, et Mém. de la Soc. méd hôpit ., 31 juillet 1890.
A l’autopsie d’une femme atteinte de rétrécissement m qui avait présenté des signes de méningite tuberculeuse hémiplégie gauche incomplète, nous avons constaté la sence, sur les méninges, de granulations tubercule
temporaines de la pneumonie, elle est aussi la plus anciennement connue. Elle don être etuaiée d’une part chez le vieillard, de l’autre chez l’adulte ou chez l’enfant. Chez le vieillard, l’hémiplégie apparaît quelquefois au cours d’une pneumonie confirmée; plus souvent, la pneumonie passe inaperçue et elle n’est constatée qu’à l’autopsie ; l’hémiplégie pneumonique peut alors être confondue avec une hémorragie cérébrale ; elle ne peut être soupçonnée, dans certains cas, que par l’élévation de la température centrale. Chez l’adulte ou chez l’enfant, l’évolution de cette hémiplégie est toute différente : elle est remarquable par sa bénignité et la rapidité de la guérison qui survient généralement au bout de quatre ou cinq jours, ou même au bout de quelques heures ; chez l’enfant, où les signes de la pneumonie peuvent'se montrer si tardivement, la paralysie a quelquefois disparu au
un mot, de paralysie transitoire au même titre que l’aphasie qui l’accompagne si fréquemment ou qui survient à l’état
.. Quelquefois l’hémiplégie pneumonique s’explique par une méningite ou un ramollissement cérébral; plus souvent, l’autopsie ne révèle aucune lésion; souvent enfin l’hémiplégie guérit sans laisser de traces. La pathogénie des accidents, dans ces deux derniers groupes de faits, est difficile à établir; on peut invoquer, pour les expliquer, soitun trouble
logue à ceux qui se produisent pendant la vie sur le territoire cutané ; soit une ischémie cérébrale due à une altération préalable, athéromateuse, des vaisseaux encéphaliques ; mais cette théorie ne s’applique pas aux faits où le cerveau n’a pas présenté de ramollissement, —même après une hémiplégie ayant duré quatre jours — ni à ceux où l’hémiplégie curable s’observe chez l’adulte ou chez l’enfant. Peut-être
sont des paralysies diffuses, généralement incomplètes, avec ment toutefois à une paralysie totale; aux membres supé-
Ministre de l’Intérieur, en qualité de délégué sanitaii avons eu l’occasion d’étudier une épidémie cholérique, quable par les conditions de sa propagation et l’effica
avons observé a été remarquable par la rapidité de son évolution, puisque, malgré l’abondance de l’épanchement, la guérison est survenue après une seule ponction qui avait donné issue à 4S0 grammes de liquide. Ici l’inflammation de la plèvre parait bien avoir été provoquée par un noyau de bronchopneumonie subaiguë.
De la basophobie. En collaboration avec M. le professeur Debove.
toutes les tuniques de l’œsophage sur une hauteur de deux centimètres jusqu’à un ganglion tuberculeux d’où elle provenait.
Un cas de zona ophtalmique. — La Médecine moderne, 12 iriai 1897. — Leçon clinique faite à l'hôpital Beaujon, dans le service de M. le professeur Debove.
Exostoses ostéogéniques de croissance. — Communication faite par M. Legroux, à la Société médicale des hôpitaux, le i juin
Cette observation, recueillie