‹ Condensation des imines avec les cétones et application à l'obtention de composés cycliques; Action photo-chimique des radiations ultraviolettesChapitre 12 sur 86 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

La propriété caractéristique de ce corps est que, sous l’infiuence des chlorures d'acide, ou même des acides concentrés comme l’acide sulfurique et l’acide acétique, il perd x mol. d'aniline pour donner de la dibenzalacétone.

Au début de mon travail, j’ai effectué un certain nombre d'essais pour rechercher quelles étaient les conditions les plus favorables à la condensation de l’acétone avec la benzylidène aniline et, naturellement, j’ai eu d’abord recours aux agents habituels, potasse, chlorure de zinc, méthylate de sodium, acétate de soude, etc., les réactifs étant simplement mélangés ou dissous dans le benzène ou l’éther. Les résultats ont été des plus décourageants, non qu’il ne se produisit aucune réaction, mais parce que les produits obtenus ne permettaient pas d’en retirer des corps bien définis.

C’est alors qu'ayant opéré simplement sur une solution alcoolique équimoléculaire de benzylidène aniline et d’acétone, sans aucun adjuvant, j’eus la surprise de constater qu’au bout de quelques jours, il commençait à se déposer un produit d’aspect cristallin, coloré en jaune, dont la quantité augmentait peu à peu ensuite. En même temps, la liqueur avait pris une légère coloration jaune et dégageait une odeur assez nette d’aniline. Avec le temps, le dépôt devint un peu plus abondant, mais au bout d’une quinzaine de jours il ne se

déposa plus que des corps sirupeux, difficiles à traiter. Le rendement dans ces conditions était assez faible, 5 à 7 %.

J’ai recherché également quelle était l’influence des divers facteurs qui peuvent jouer un rôle dans la réaction : proportion des réactifs, quantité d'alcool, degré de l’alcool, température, etc.

La température la plus favorable pour la rapidité de la réaction, c’est-à-dire pour l’apparition en un ou deux jours du dépôt cristallin, est vers 350, mais pour avoir un bon rendement, une température de 15 à 20° est préférable.

Il vaut mieux prendre un alcool d’un degré pas trop élevé, mais cependant supérieur à 80°, D'autre part, comme on le verra plus loin, puisque pour 2 mol. de benzylidène aniline mises en œuvre, il y a 1 mol. d’aniline d’éliminée et qui devient inutile, il est préférable de remplacer r mol. de benzylidène aniline sur 2, par 1 mol. de benzaldéhyde.

Par exemple, on se trouve dans de bonnes conditions en opérant de la facon suivante :

À 18 g. de benzylidène aniline dissous dans 150 cm d’alcool à 90°, on ajoute 10 g. de benzaldéhyde et 8 g. d’acétone et l’on abandonne à la température ordinaire.

Le dépôt commence à se faire au bout de quatre à cinq jours et se poursuit ensuite avec régularité si l’on a employé de la benzylidène aniline parfaitement pure. Au bout d’un mois, le rendement est d'environ 20 %,.

Après plusieurs recristallisations dans l’alcool bouillant, on obtient de petites aiguilles incolores, fondant à 205° sans décomposition. Très peu soluble à froid dans l’alcoo!l, le benzène, l’acétone et l’éther, ce corps se dissout un peu mieux à chaud dans ces dissolvants. Il est insoluble dans la ligroïne.

Exemple : 2 g. se dissolvent dans 100 cm? d’alcool à 96° bouillant et, par refroidissement, il s’en dépose 1,6 g. environ.

Au lieu d'employer une solution de benzylidène aniline préformée, une variante de la préparation consiste à opérer directement en dissolvant ensemble 1 mol. d’acétone, > mol. de l’aldéhyde et 1 mol. de l’amine et le résultat est exactement le même.

Analyse : Substance = 0,2142 CO? = 0,6606 H20 = 0,1284 Substance — 0,3019 N=—=\:1,4 Trouvé : C— 84,18 == 6 7e NE 4; 37 Calculé pour CH? ON : € = 84,34 H = 6,42 N —4.28 Poids moléculaire : Substance = 0,5593 Benzène — 16,694 Elév. p. ébull, 0,215 Trouvé : M = 33: Calculé : M = 327.

De la solution mère qui a laissé déposer le composé fondant à 2050,

nude

on peut retirer par cristallisation dans l’alcool un autre produit cristallisé, fondant à 1310. L'analyse montre que ce corps répond aussi à la formule C#H?10N. Il se présente sous forme de cristaux colorés en jaune, insolubles dans l’eau mais solubles dans le benzène et l’alcool.

On verra plus loin que j’ai montré qu'entre les cétones renfermant le groupe R — CO — CHB et les imines il se produisait une réaction tout à fait générale conduisant au produit d’addition

HECORCHECHER, NH—X Si l’on suppose que la même réaction se produit également avec

l’acétone et la benzylidène aniline, on peut prévoir comme composés possibles

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