CHAPITRE VI. — BMPiRisHE page
L'anpirisrae renferme tout ce qu'il y a dans le rationalisme, moins les erreurs; il met la philosophie sur la véritable voie, et lui marque le but auquel elle doit tendre. — Trois questions fondamentales. — Origine des idées : différence de méthode entre les deux systèmes. — Énumération de tons les objets de connaissance; leur réduction : le nécessaire, le contingent et le possible. — Trois espèces d'idées : aàsotues, relatives et probables. — Trois sources d'idées : Fintuition, l'expérience et l'iruiuction. — Condillac reconnattil des idées nécessaires? Simple question de fait. Abstraction, raison : réponse à une objection des rationalistes. — Parallèle entre l'empirisme et le rationalisme relativement à la méthode et au critérium de la vérité. — La philosophie a : 1* des faits à constater; S" d«s problèmes â résoudre; 3« des lois k établir : de là trois méthodes : expérimentale, rationnelle, iwtuctite ; trois espèces d'évidence : de fait ou de sentiment, de raison, d'avalogte; enfin trois espèces de certitude : physique, métaphysique, morale. — Véiitable notion de l'empirisme : son origiualilé consiste dans le contrûle réciproque de toutes les méthodes, et dans l'union des trois espèces d'évidence et des trois espèces de certitude ; — tendance toute contraire du rationalisme. — Hélhode expérimentale : substances et phénomènes; spiritualité de l'âme. — Méthode rationnelle : dogmes de l'eKislence de Dieu, de la Providence et de l'immortalité. — Excellence de l'empirisme. — Infériorité du rationalisme. — A quoi on aboutit, quand on se contente de l'évidence de raison. — L'empirisme rapporte tout à la certitude — Critérium de la vérité ; Descartes ne l'a point trouvé, encore moins les ratio-
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368 TABLE BBS BUTIÈRES.
nalistes; Coodillac seul l'a indiqué. — Ce qui a donoé missauce au ralionalisine : il ne repose que sur une errear de psychologie, de Ic^que et de critique. — Problème de l'origine des idées réduit à sa plus simple expression ; -■ cAté philosophique de la question. :— Distinction entre la coddvssanre et la croyance. — Méthode inductive. — Critique histnriqne. — Cause formatrice ou efficiente des idées; leurs causes occasionnelles : intuition, induction, formes primitives de la pensée, etsourcesde toutes nosidées(coanaissaQces et croyances),
— Comparaison de l'empirisme et du rationalisme au point de vue de leur influence sur les langues, sur les sciences eu général, sur la culture intellectuelle et les progrès de la raison.
— Le positirisme : sa méthode n'est qu'une application partielle de la méthode empirique; son corps de doctrine, qu'un magniflqne développement de la moitié du condillacisrae. — Il mutile l'esprit humain; sa partie négative; réfutation. — Peux systèmes innommés. — Trois systèmes rivaux : l'éclectisme ou le rationalisme, le positivisme et l'empirisme; auquel des trois appartient l'avenir? Leurs chances respectives. — Conclusion,