‹ Conditions forestières de la Nouvelle-Écosse [microforme]Chapitre 15 sur 22 · VINGT ANS APRÈS UN INCENDIE · texte numérisé non relu

VINGT ANS APRÈS UN INCENDIE

LES CONDITIONS REPRÉSENTÉES PAR CES PLANCHES EXISTENT SUR 1.9 MILLIONS D'ACRES SOIT EXVIROX

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Le sol a fait preuve d'acidité en réaction, le premier pouce et demi de profondeur avait une couleur gris cendre, due à la lessive. Les monticules de quartz secs étaient privés d'arbres de toute espèce, la moitié de la végétation étant faite d'airelles, l'autre moitié également divisée entre les fougères et les myricas. Les sous-bois étaient du même genre, ordinairement l’airelle y dominait.

Bien que quelques pins blancs rendus à maturité, et des groupes d'arbres de la grosseur des perches poussent çà et là sur le brûlés, les arbustes qui croissent à leur pied sont si vigoureux, qu'ils se rendent maîtres du sol et l'ombragent, au point que, jusqu'à présent,le reboisement est resté inactif, et les conditions sont les mêmes, le long des bords des marais d'épinettes. En outre, on trouve souvent des étendues de lusieurs milles carrés dépourvues de tout arbre venu de graine et ayant une vaieur marchande.

Les brûlés plus petits et plus, récents, répandus dans toute la province, ressemblent aux trois décrits plus haut. On compte plus d’un demi-million d'acres de terre récemment dévastées par l'incendie dans la Nouvelle-Écosse proprement dite, et sur lesquelles le reboisement est arrêté et restera tel d'ici à plusieurs années, même si les incendies en sont exclus.

(2) Brâûlés Stériles:

Les endroits que le feu a rendus stériles ont été dévastés antérieurement à ceux mentionnés ci-haut ; la plus grande partie est encore privée de bois marchand en quantité notable. Ces sortes de brûlés sont dans cet état depuis dix à quarte-vingts ans, ce dernier chiffre ne reposant que sur la

Reproduction Forestière sur les Brâûlés

tradition. Ces lieux ont sans doute été brûlés plus d'une fois, mais plusieurs d'entre eux n'ont pas été détruits depuis 30 ou 40 ans.

Les plus grands brûlés sont dans les comtés de Guysborough, de Halifax et de Shelburne. Une description de ceux du comté de Shelburne serait une répétition de celles déjà faites des brûlés récents, mais les bouleaux y sont moins nombreux, ceux-ci sont supplantés jusqu'à un certain poin par les chênes, dont la plupart sont rabougris. A la lisière des bois rendus à maturité, et des massifs échappés à l'incendie, on trouve une bonne reproduction de conifères. Ceci est surtout vrai quant à l'épinette, sur les bords humides qui entourent les marais ; mais toutes ces places réunies ne forment qu'une petite proportion de l'étendue totale.

Le plus grand brûlé stérile, dans le comté de Halifax, se trouve entre la baie St. Margaret et le port de Halifax ; de ce dernier point, il se dirige vers l’est sur tout le long des flancs des affleurements de granit. La partie ouest est presque coute dépourvue de bois marchand, la forêt étant composée, comme à l'ordinaire, de bouleaux gris, d'érables rouges, d'aulnes et de peupliers ; on y trouve quelquefois des pins blancs de la grosseur des perches et dépassant ces dernières en hauteur. Le sol est sableux, rempli de cailloux et de roches erratiques. En plusieurs places, la roche est nue et la surface parsemée de roches erratiques. On trouve souvent de jeunes chênes rouges sur le sommet des monticules, lorsque le sol est profond, tandis que, çà et là, sur les flancs humides, aux sols plus profonds, poussent de vigoureux massifs de vingt à quarante ans d'âge. Un de ces massifs était composé de la manière suivante : sapins, 24 pour cent, épinettes noires, 16 pour cent, bouleaux jaunes, 21 pour cent, sorbiers, sept pour cent, érables rouges, 19 pour cent, frênes de montagne, deux pour cent, bouleaux à pâte de papier, un pour cent.

Les jeunes plants, poussant en sous-bois, étaient au nombre de 209 sapins et de 16 épinettes noires, par perche

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