‹ Conducteur général de l'étranger a ParisChapitre 82 sur 114 · GRANDE BANLIEUE · texte numérisé non relu

GRANDE BANLIEUE

Indépendamment du service des malles ordinaires, les communes ci après sont en correspondance directe et réciproque avec Paris, deux fois par jour.

Départ de Paris en été à 7 heures du matin , en hiver à 8 heures. Antony, Bondy, Bourg-la-Reine, la Chapelle-Saint-Denis , Charenton , Enghien, Montrouge , Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Sèvres, Saint-Cloud, St- Denis, Saint-Qermain-en-Layej Versailles , Villejuif, la Villette.

Départ , à 1 heure du soir , de Paris pour les communes ci-dessus , et pour Arpajon, Beaumont-sur-Oise, I3oissy-Saint-Leger, le Bourget, Brie-Comte-Robert, Chantilly, la Chapelîe-en-Serval , Claye , Longjumeau, Louvres, Luzarches , Meaux , Melun, Meulan, Moisselle, Neauplile, Palaiseau, Poissy, Pontchartrain, Ponthierry, Pontoise, Ris, Senlis , Triel , Vaux, Villen eu ve-Sain t-Georges , V il lepari sis .

Les bureaux qui reçoivent deux dépêches supplémentaires font de même en retour deux expéditions à H heures du matin et à 4 heures du soir. Ceux qui ne reçoivent qu’une dépêche ne font qu’une seule expédition à 4 heures du soir.

Télégraphes. L’invention des télégraphes date de la fin du xvnr6 siècle ; en 1793, l’Assemblée nationale les adopta pour le gouvernement, et depuis on les a multipliés sur un grand nombre de lignes du royaume, tant leur utilité a été reconnue grande. Par leur moyen, les nouvelles arrivent de Calais à Paris (64 lieues), par 34 télégraphes, en 4 minutes ; de Strasbourg (120 lieues) , par 44 télégraphes, en 3 minutes ; de Lyon (117lieues), par 50 télégraphes, en 8 minutes; de Brest (140 lieues), par 80 télégraphes, en 9 minutes ; de Toulon (215 lieuesj, par 102 télégraphes, en 14 minutes, etc. La marine anglaise en fait un grand usage , et il est question de les rendre lumineux , et de les faire ainsi parler pendant la nuit. L’administration des télégraphes est rue de l’Université, 9.

Une société en commandite vient de se former, place de la Bourse, pour l’établissement de télégraphes publics de jour et de nuit, sur toutes les villes.

Abattoirs.

L’usage qui existait autrefois de tuer les bestiaux dans l’intérieur de Paris, dans les boucheries particulières, produisait non seulement des exalaisons dangereuses, mais exposait les habitans de la capitale à de graves accidens. En 1809, sous le règne de Napoléon, cinq vastes. bâtimens ont été construits aux frais de la ville de Paris , à l’extrémité de cinq faubourgs. C’esî dans ces abattoirs que les bouchers sont obligés de conduire tous les animaux pour les abattrej moyennant

un prix très-modique, qui néanmoins produit plue d’un millon par an. Ils sont situes :

Abattoir- Montmartre y à la barrière Rochechouart, bâti par Poidevin en 1811, il a 350 mètres de longueur sur 125 de largeur. Contient 4 bergeries.

Abattoir de Mènilmo niant , entre les rues Popmcourt, St.-Maur, et des Amandiers, bâti en 1811 par Gautluer ;

il forme 22 bâtimens. ,

Abattoir de Villejuif ou d’ivry , au boulevard de l’hôpital, élevé en 1819 sur les dessins de Lenoir.

Abattoir de Grenelle, à la barrière de Sèvres, construit par l’architecte Gisors, en 1811.

Abattoir du Roule ou de Monceaux, rue de Miromenil, bâti par Petit Radet, en 1810. A 210 mètres de largeur et 1 18 de longueur; composé de 14 bâtimens, autant de bouveries et 64 échaudoirs. Chaque corps de tuerie a 6 places.

Grenier d’abondance , boulevart Bourdon , sur l’emplacement de l’ancien jardin de l’Arsenal, élevé enlS07, sur une ligne de 1077 pieds. Contient 30,000 quintaux de blé, consommation de Paris poiu deux mois. Ses caves servent de succursales à l’entrepôt des vins.

Gave de Charemton, en aval du pont de Charenton , au confl. de la Seine et de la Marne. Son bassin, d’une surface de 42,000 mètres carrés, est alimenté par la Marne, et offre un abri aux bateaux dans la saison des grands'vents, des hautes eaux et des glaces ; il est destiné à servir en tout temps de dépôt et de marcne flottant. On trouve sur les rives de la gare des emplacemens pour débarquement et emmagasinage. — Les droits de garage et affermage de terrains sont réglés à l’amiable.

La société possède les terrains de la Bosse de Marne

traversés par la route d’ivry et Alfort, lesquels terrains peuvent servir au débarquement et au stationnement des marchandises provenant de la Seine et de la Marne.

M. Le Boucher, directeur , maison du Séjour, a Cliarenton.

Courses de Chevaux au Champ-de-Bïars. Elles ont lieu en août ou septembre. On y distribue 4 prix d air rondissement de 1,200 fr. chacun; un prix pnncipa de 2,000 fr. ; 2 prix royaux, l’un de 5,000 fr. et 1 autre * * io

de 6,000 fr.; nn prix dit du roi, de 6,000 fr., et un du prince royal, de 3,000 fr. Ces courses, qui ont lieu dans J.a belle saison, mentent d’être vues.— Pour être admis au concours, les chevaux doivent parcourir deux fois 1 enceinte en cinq minutes.

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