‹ Confâerences sur les doctrines et les pratiques les plus importantes de l'Eglise catholiqueChapitre 4 sur 15 · SUR LE SACREMENT DE PENITENCE · texte numérisé non relu

SUR LE SACREMENT DE PENITENCE

a Recevez le Saint-Esprit , les pe'chés » seront remis à ceux à qui vous les re- » mettrez , et retenus à ceux à qui vous » les retiendrez. ( Saint Jean.)

J'exposerai avec simplicité la doctrine de l'Église catholique touchant la confession ou le pardon des péchés, et les raisons sur lesquelles elle s'appuie pour établir que cette pratique a été instituée par Dieu. Ce serait méconnaître la nature et la gravité de ce sujet, que de le considérer

à part, en le détachant des autres institutions, partie essentielle du remède divin établi par le Christ pour le pardon des fautes. Il sera donc nécessaire d'entrer dans toutes les profondeurs du sacrement de la pénitence.

Rien de plus commun que de séparer notre croyance de nos pratiques, pour attaquer ensuite celles-ci comme n'étant aucunement fondées sur celle-là, et ne pouvant dès lors être considérées que comme une convention humaine dépourvue de toute autorité divine. Pour détruire cette impression, il sera utile de prouver que cette institution est réellement établie dans l'Église du Christ , et qu'elle est en rapport avec ses doctrines les plus importantes. Il faut donc parcourir toutes les parties de ce sacrement, comparer l'institution que nous regardons comme un legs du Christ, conservé dans l'Église de Dieu, avec le moyen que les autres communions supposent avoir été établi pour atteindre les mêmes résultats.

Plus d'une fois j'ai fait remarquer que, dans les ouvrages de Dieu, il y avait une cohérence dans les parties, une harmonie dans l'ensemble, une suite et un ordre qui permettaient de conclure du passé à l'avenir , et de l'existence avérée de certaines institutions , à la probabilité logique

de l'existence d'institutions analogues. Ainsi, pour nous renfermer dans la question dont il s'agit, quel est le but principal de la venue du Christ? C'est de tirer du péché l'homme tombé des hauteurs de son innocence. Nous devons donc supposer que Dieu n'a pas voulu laisser son œuvre imparfaite. Partageant tous la croyance que l'œuvre de la rédemption était assez complète pour donner pleine et entière satisfaction à la justice divine, nous devons aussi nous accorder à croire qu'il a pourvu, par un moyen spécial, à ce que cette rédemption générale pût être appliquée à chaque cas en particulier. Personne ne saurait supposer que, parce que le Christ est mort pour nos péchés, nous soyons dispensés de coopérer personnellement à l'œuvre de notre salut; que sans aucun acte , je ne dis pas extérieur, mais sans même un mouvement de notre cœur, nous soyons admis à jouir du bienfait de la rédemption. Ainsi nous admettons tout à la fois que l'œuvre de la rédemption a été parachevée par la mort du Christ, et qu'un moyen ou un autre, soit un acte extérieur, soit un mouvement intérieur de notre esprit, est nécessaire pour nous rendre individuellement applicable l'œuvre de celte rédemption.

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