‹ Conférence de l'Honorable Monsieur L.S. Beaubien [microforme]Chapitre 1 sur 6 · RU EP CU GE · texte numérisé non relu

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Convention Annuelle de In Société d'Industrie Laitière de la Province de Québec,

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(Æxtrait de L'ÉTENDARD du 30 Jauuier, 1889),

C'est le charmant village de L'Assomption qui a été Ie théâtre de la Convention Annuelle de la Société d'Industrie Laitière de la Province de Québec, qui s’est tenue les 23 et 24 janvier 1889, dans la salle académique du Collége,

Cette année la Convention a été particulièrement brillante, tant par l’affluence d'élite qui avait répondu à l'appel de la Société, que par la haute valeur des travaux qui y ont été donnés, discours, contérences, discussions, par des personnages éminents, agronomes érudits et cultivateurs pratiques,

Les principaux dignitaires de cette Société sont: M. le curé Labelle, président honoraire ; hon. Boucher de la Bruère, président ; Bernatchez, M. P. P., vice-président; J. D. L. Taché, secrétaire ; et un bureau de Direction composé de 16 membres.

Les travaux de la Convention ont été divisés en six séances, dont trois par jour, auxquelles assistaient 800 personnes environ, Comprenant des fabricants de beurre et de fromage, cultivateurs, notables commerçants, citoyens éminents, agronomes distingués, les élèves de l'Ecole d'A griculture, et, chose remarquable, des femmes de cultivateurs venues là pour étudier les procédés économiques de la fabrication du beurre et les divers systèmes de barratage à divers degrés de température. Ce Simple fait démontre suffisamment les sérieux avantages que l'on peut retirer de ces conventions agricoles,

A la grande séance solennelle qui a eu lieu le mardi soir, devant un auditoire exceptionnel de 1200 personnes, une adresse fort bien conçue et très chaleureuse fat présentée aux membres de la Convention, par M. le maire et MM. les conseillers municipaux, au nom des citoyens de l’Assomption.

Ensuite, M. le président prononça le discours d'ouverture de la Convention.

Ce discours, très élaboré, démontrait par des chiftres les progres réels qu'avait faits l'industrie laitière dans notre province,

Des discours ont aussi été prononcés, à cette séance, par M. le curé Labelle, toujours heureux dans ses remarques pleines d'à-propos et de finesse ; par l'hon. M. Ross, qui a fait ressortir avec beaucoup de talent le bien général qui résultait de ces conventions agricoles, auxquelles les cultivateurs devraient toujours se faire uu devoir d'assister,

L'hon. M. Louis Beaubien, l'agronome distingué que l'on sait, prit ensuite la parole, et dans une conférence sur le SiLo, dénna, avec tant de verve, des rensei-

gnements pratiques d'une exactitude rigoureuse, qu'il obtint un franc succès de tout l'auditoire qui l'a applaudi à plusieurs reprises.

M. Beaubien a prouvé que l'entretien du bétail, et principalement des vaches laitières, par sa méthode d'ensilage, était non seulement économique mais fertile en résultats payants, c'est-à-dire en obtenant des vaches robustes, grasses, donnant un lait abondant, sain et riche.

M. Beaubien va bientôt livrer au public, sous forme de petite brochure, le fruit de ses travaux sur l'ensilage, l'heureux résui'at de ses expériences, ainsi que la manière aisée et peu coûteuse de construire et d'entretenir un silo.

Les autres séances ont été remplies par des conférences et discussions sur les meilleurs systèmes de fabrication du beurre et du fromage, diverses études sur le lait, sur les constructions rurales et leur aménagement au point de vue de l’exploitation laitière. Cette dernière partie, traitée par M. Paquette, cultivateur de St-Nicolas, qui avait fourni quatre plans à l'appui de ses dires, a vivement intéressé l'auditoire. On comprend qu'il était en effet très intéressant pour un cultivateur de pouvoir aménager économiquement de vieux bâtiments pour faire prospérer à peu de frais sa laiterie. C’est ce qu'a démontré le savant conférencier avec le talent qu’on lui connaît.

M. Chapais a fait une conference complète sur le lait, sa nature, sa valeur alimentaire, ses variations et altérations sous diverses conditions, ainsi qu'une étude détaillée de tous les accidents auxquels il est sujet et les moyens préventifs pour empêcher ces altérations si préjudiciables au fermier.

L'éminent conférencier a traité son sujet, non-seulement avec une haute compétence au point de vue scientifique, mais au point de vue pratique, dans un langage clair, netet précis. Les enseignements qui se sont dégagés de cette conférence ont vivement intéressé l'auditoire.

L'exhibition de plusieurs échantillons de beurre et de fromage fabriqués d’après différents systèmes et sous différentes conditions climatériques ont donné lieu à des discussions publiques entre des cultivateurs qui ont fait preuve d'une inteliigence pratique réellement remarquable.

Plusieurs discussions sur d'autres sujets, tels que les meilleures conserves d’ensilage, dont on avait sous les yeux plusieurs échantillons, l'alimentation en général à donner au bétail, ete:, ont été pleines d'un grand bon sens pratiqne et de précieux renseignements.

M. Marsan, le professeur expérimenté du collège d'agriculture de l’Assomption a donné une conférence d'un grand intérét sur l'alimentation économique du bétail, en été comme en hiver, ce qui l'a conduit à démontrer l'utilité de créer des prairies artificielles. Cette question amenait naturellement celle des engrais divers, tourbes et autres matiéres servant à faire le compost. Ces trois sujets ont été traités fort habilement par l'éminent professeur.

M. Casavant a parlé sur les porcheries construites en vue d'une exploitation

très pratique a été très écoutée.

M. Taché, secrétaire de la Société, a exposé aussi, d’une façon très pratique, avec des plans explicatifs, la manière dont monte la crême et la formation du beurre sous différents systèmes de barratage avec températures diverses. , Lu Convention a eu le très grand avantage d'entendre M. McPherson, le fabriçant de fromage d'Ontario, si bien connu et dont la réputation est européenne, le

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