VI PREFACE DU TRADUCTEUR
jcction contre la traduction de ses savantes Conférences, qu'un prétexte derrière lequel sa trop grande modestie cherchait à se cacher. Je lui écrivis qu'il n'avait pas une idée très-exacte de l'état des esprits en France, et je lui donnai les raisons qui me faisaient espérer que ses Conférences étaient destinées à produire non moins de bien en France qu'en Angleterre, parce que, chez nous, comme chez nos voisins, la foi a surtout besoin d'être réveillée, secouée, tirée de l'état latent où elle se trouve dans la plupart des âmes. Sa réponse ne tarda pas à m'apprendre que j'avais triomphé de ses hésitations. Les grandes vérités du salut, prêchées avec la force de logique, l'attrait du style, la variété et la solidité d'érudition théologique, qui distinguent les Conférences du P. Newman, ne peuvent manquer, quel que soit le pays oii elles seront lues et méditées, d'émouvoir et de convertir un grand nombre d'âmes. Des instructions si nourries de doctrine conviennent surtout à la France, où elles auront, entre autres avantages, celui d'offrir à quarante mille prêtres un riche arsenal d'armes puissantes pour livrer les saints combats de l'apostolat contre la tiédeur des croyants et les sophismes de l'erreur.
Ce volume me paraît avoir de nombreux attraits pour nous; il doit intéresser particulièrement le pays qui, après avoir lu et admiré le